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Signes en faveur du Mahdi et du Messie

Sermon du vendredi 25 mars 2022, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak, à Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. Après le Tashahoud, le Ta’awudh et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

[Nous étions] deux jours auparavant le 23 mars, une date commémorée comme « La journée du Messie Promis (a.s.) » au sein de la Jama’at. Ce fut le jour où le Messie Promis (a.s.) avait accepté la première allégeance. Par la grâce d’Allah, on organise des conférences au sein de la Jama’at ce jour-là sur les thèmes de la déclaration du Messie Promis (a.s.), de l’importance de son avènement qui a eu lieu selon les exigences de l’époque, les prophéties du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à son sujet et différents aspects de sa biographie.

Il a évoqué l’importance de son avènement qui a concordé avec les exigences de l’heure. Voici ce qu’il a dit : « Dieu a accordé une grande faveur à notre époque et a fait montre d’un sens de l’honneur à l’égard de Sa religion, c’est-à-dire l’islam, et le Noble Prophète (s.a.w.) en envoyant quelqu’un parmi vous qui vous parle afin qu’il invite les gens vers cette lumière. Si cette période n’était pas aussi trouble et si on n’avait pas entrepris tant d’efforts pour détruire la religion, [mon] avènement n’aurait pas été nécessaire. Or, vous constatez que toutes les nations, à droite comme à gauche, tentent de détruire l’islam. »

La situation était ainsi quand le Messie Promis (a.s.) s’est proclamé Messie et Mahdi ; et il en est de même aujourd’hui. Or, la majorité des musulmans ne veulent pas comprendre cela.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « J’en ai aussi fait mention dans l’ouvrage Barahin-e-Ahmadiyya : 60 millions de livres et d’écrits ont été publiés contre l’islam. Il est fort étrange de constater que l’Inde compte 60 millions de musulmans et qu’autant de livres contre l’islam ont été publiés. »

À noter qu’à l’époque, il y avait environ 60 millions de musulmans.

« Si l’on ne compte pas le nombre supplémentaire de livres publiés, cela signifie quand même que nos adversaires ont offert un livre à chacun de ces musulmans [du sous-continent indien]. Sans le sens de l’honneur de Dieu et Sa promesse de protéger [le Coran], l’islam aurait disparu depuis belle lurette : son nom aurait complètement évaporé. Or, il n’en sera pas ainsi. La main cachée de Dieu est en train de le protéger. »

Après s’être proclamé Messie et Mahdi, il a démontré qu’il est accompagné de l’aide de Dieu, que les prophéties du Coran s’accomplissent en sa faveur et que celles faites par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en faveur de son Mahdi et son Messie sont en train de s’accomplir. Ces thèmes sont détaillés lors des conférences : [les ahmadis] y ont assisté et ont regardé des émissions à ce propos sur la [chaîne] MTA. Des explications ont été fournies à ce propos et les [ahmadis] doivent suivre [ces émissions.]

Pour [le sermon d’]aujourd’hui, je présenterai certains dires du Mouslih Maw’oud (r.a.) dans lesquels il rapporte des faits ou des paroles dont il a été témoin ou qu’il a entendus directement du Messie Promis (a.s.) ou encore des récits qu’il a entendus directement des rapporteurs, dont certains sont étrangers à la communauté et d’autres y appartiennent. Ces récits prouvent d’une part la véracité du Messie Promis (a.s.) et doivent aussi nous pousser à nous reformer et à renforcer notre foi. Si nous n’améliorons pas notre conduite après les avoir entendus, ils ne nous seront d’aucun avantage. Nous devons écouter ces propos sous cet angle et les écouter dès maintenant, afin que nous puissions renforcer notre foi, et pour faire [de ces récits] des moyens pour la raffermir.

Tous les opposants des prophètes disent que leurs paroles pétries de connaissance et de gnose leur ont été enseignées par d’autres. On a porté cette même objection contre le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) à propos du Coran : quelqu’un d’autre le lui aurait enseigné – que Dieu nous préserve [d’une telle pensée]. Or, il s’agit d’un livre incomparable : Allah Lui-même a lancé ce défi.

Quoi qu’il en soit, je disais que le Messie Promis (a.s.) avait écrit l’ouvrage Barahin-e-Ahmadiyya et avait annoncé qu’il publierait tant de volumes. Par la suite, Dieu lui avait accordé le statut de commissionné et il a déclaré que Dieu Lui-même a pris cette tâche entre Ses mains ; et qu’il expliquera ce que Dieu lui enseignera selon la situation. Les opposants ont prétendu qu’un autre individu lui écrivait [cet ouvrage] qu’il présentait [aux autres]. Le Mouslih Maw’oud (r.a.) en a fait mention dans un discours. Le Zamindar et l’Ehsan étaient deux journaux de l’époque. Le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Ces journaux hostiles [au Messie Promis (a.s.)] alléguaient qu’il y avait un certain Maulvi Chiragh Din Sahib de Hyderabad qui avait l’habitude d’écrire et d’envoyer ces articles au Messie Promis (a.s.) que ce dernier publiait dans l’ouvrage Barahin-e-Ahmadiyya. Tant que Chiragh Din lui envoyait des articles, le Messie Promis (a.s.) publiait ses ouvrages. Mais quand il a cessé d’envoyer ces articles, le livre le Messie Promis (a.s.) est arrivé à sa fin. »

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Je ne comprends pas ce qui est arrivé à ce Maulvi Chiragh Ali. » Les gens disaient qu’ils écrivaient des articles qu’il envoyait au Messie Promis (a.s.). « Pourquoi envoie-t-il au Messie Promis (a.s.) les bons points qu’il découvrait alors qu’il garde pour lui des points insignifiants ? Maulvi Chiragh Ali est un écrivain. Comparez l’ouvrage Barahin-e-Ahmadiyya avec ses livres. Existe-t-il quelque comparaison entre les deux ? Il y a une différence immense entre Barahin-e-Ahmadiyya et les écrits de Chiragh Din. Pourquoi écrivait-il et envoyait-il des articles incomparables aux autres tandis qu’il publiait en son nom des articles banals ? De prime abord, pourquoi devait-il envoyer au Messie Promis (a.s.) ses articles ? S’il en envoyait, il aurait gardé les articles brillants pour lui et aurait offert aux autres des articles ordinaires. Zauq était un poète ; et tout le monde sait qu’il écrivait des poèmes pour Bahadur Zafar [le roi moghol]. Aujourd’hui, on dispose [des recueils de poèmes] Diwan Zauq et Diwan Zafar. En les comparant, il est évident que les paroles de Zafar ne sont pas aussi éloquentes que celles de Zauq. Il en ressort que Zauq n’offrait à Zafar que ses écrits inférieurs et pas ceux qui étaient excellents, bien que Zafar fût le roi. Même une personne d’intelligence moyenne peut comprendre que si Maulvi Chiragh Ali envoyait ses articles au Messie Promis (a.s.), il aurait dû garder les meilleurs points pour lui pour n’offrir au Messie Promis (a.s.) que des points ordinaires. Les livres de Maulvi Chiragh Ali et ceux du Messie Promis (a.s.) sont disponibles : vous pouvez les comparer. Il n’existe aucune comparaison entre les deux. Maulvi Chiragh Ali s’est contenté de réunir des références bibliques dans ses livres et le Messie Promis (sur lui la paix) a présenté les enseignements du Saint Coran qu’aucun musulman n’avait compris en treize cents ans.

Les ouvrages de Chiragh Ali ne contiennent même pas un centième ou un millième des enseignements et sciences présentés par le Messie Promis (a.s.). »

En évoquant les mollahs qui mènent des campagnes contre le Messie Promis (a.s.) et ses adversaires, le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Quand le Messie Promis (a.s.) a fait sa proclamation, apparemment lui et ses fidèles étaient dans une condition très précaire. Je suis né avant la revendication du Messie Promis (a.s.) : bien que je n’aie pas vu le début de sa mission, j’ai vu l’époque proche de ses débuts (c’est-à-dire quand il avait atteint l’âge de la conscience). À cette époque-là, la Jama’at était tout aussi faible. Les Mollahs provoquaient les gens de diverses manières et tentaient de faire souffrir la Jama’at par différents moyens. Mais ils n’ont pu l’entraver. L’œuvre d’Allah s’accomplie. »

Quelle a été la réaction du Messie Promis (a.s.) face à cette opposition ? Le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « À maintes reprises, j’ai entendu le Messie Promis (a.s.) déclarer : « Quand les gens [m’]insultent j’en suis tourmenté et je me demande : pourquoi ces gens s’attirent-ils ainsi un funeste sort ? Et si les gens ne m’insultent pas j’en souffre tout autant, car sans opposition, la Jama’at ne pourra pas progresser. »

Quand ils profèrent des insultes, ils transmettent en effet le message de la Jama’at en raison de cette opposition. Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Je me délecte de ces insultes car nous ne devons pas nous soucier des objections ou des calomnies des gens. »

Il a ensuite présenté un proverbe en pendjabi : « Le chameau a beau blatéré, son maître le charge de fardeaux. De la même manière, peu importe ce que les gens disent, vous devez être doux et aimants. Allah vous bénira. De parmi leurs rangs sortiront ceux qui accepteront [l’Ahmadiyya]. »

En évoquant cette opposition, il déclare : « Très peu de gens croyaient dans le Messie Promis (a.s.) quand il avait fait sa déclaration. Par la suite, il y a eu la confrontation entre le Messie Promis (a.s.) et Atham. Ceci a servi d’épreuve pour certains : ils pensaient que la prophétie du Messie Promis (a.s.) ne s’était pas accomplie à la lettre. Ensuite, il y a eu la confrontation avec Lekh Ram : bien que sa prophétie se soit réalisée dans toute sa splendeur, les hindous se sont enflammés contre le Messie Promis (a.s.) et ils ont lancé une vive campagne d’opposition contre lui. De même, quand le Maulvi Muhammad Hussain Batalvi a commencé à lancer des fatwas contre le Messie Promis (a.s.), ceci a été source d’épreuve pour la Jama’at. Puis vint le moment de l’apostasie du Dr Abdul Hakim et la Jama’at fut éprouvée. En somme, à différents moments, il y a eu de si violentes tempêtes d’opposition que les gens ont pensé que la Jama’at allait disparaître. Mais Dieu a créé des moyens pour réduire à néant ces troubles : et au lieu de détruire la Jama’at, ces troubles ont été la cause de son progrès. Il en est de même aujourd’hui. »

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Voyez ces soulèvements contre la Jama’at à notre époque. Il y a eu des émeutes et les gens ont pensé que l’Ahmadiyya allait disparaître, mais à chaque reprise, au lieu de disparaître, la Jama’at a progressé davantage. Ceci est l’histoire de la Jama’at et telle est l’histoire de [toutes les] Jama’ats divines. Cette opposition perdure. Il en est de même aujourd’hui. La Jama’at traverse ces oppositions pour progresser. Incha Allah, elle ne cessera pas de progresser. »

Les opposants remuent ciel et terre et les hypocrites le font aussi, mais Allah continue d’accomplir Ses promesses et Il les honorera, Incha Allah.

Dans un discours sur l’opposition, le Mouslih Maw’oud (r.a.) a déclaré : « En voici un aspect : en raison de son opposition, le public ne souhaite pas nous écouter, étant en colère [contre nous] et cela est désavantageux pour nous. Mais il existe aussi d’autres cas : les propos hostiles contre la Jama’at attisent la curiosité de certains et ils se disent : « Sont-ils [les ahmadis] réellement aussi mauvais ? Nous voulons le voir de visu. » Et quand ils le voient, ils sont étonnés de constater que les propos des ahmadis sont contraires aux accusations des opposants. Sur ce, ils acceptent la direction. Le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Je me souviens [d’un incident] durant mon enfance. Le Messie Promis (a.s.) était dans la mosquée et il s’y trouvait une assemblée. Parmi était un habitant de Luknow ou de ses environs mais qui résidait à Rampur : il était petit et maigre. Il était également écrivain et poète et il avait été nommé par le Nawab de Rampur pour la composition d’un dictionnaire de proverbes ourdous.

Il s’est assis dans l’assemblée du Messie Promis (a.s.) et s’est présenté en disant qu’il était de Rampur et qu’il avait sa place dans la cour du Nawab de Rampur.

Le Messie Promis (a.s.) lui a demandé : « Qu’est-ce qui vous a poussé à venir jusqu’ici ? » Il a déclaré : « Je suis venu prêter le serment d’allégeance. » Le Messie Promis (a.s.) a déclaré : « Il y a très peu de membres de notre Jama’at dans la région de Rampur et il y a très peu de prédications là-bas. Qui vous a poussé à venir jusqu’ici ? »

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Ses paroles résonnent dans mes oreilles jusqu’à présent et je ne pourrai pas les oublier, alors que je n’avais que seize ans à l’époque. Spontanément, il a répondu : « C’est Maulvi Sanaullah Sahib qui m’a poussé à venir ici ! » Je n’avais pas compris sa réponse en raison de mon jeune âge. Mais le Messie Promis (a.s.) en a ri et demandé : « Comment cela ? » Le visiteur a déclaré : « On a présenté les livres de Maulvi Sanaullah Sahib dans la cour du Nawab. Celui-ci en lisait et m’a demandé de le faire, moi aussi.

J’ai décidé de faire sortir les références que le mollah Sanaullah citait des livres de Mirza Sahib. Par ce faire, je pensais pouvoir rassembler beaucoup de matériels contre l’Ahmadiyya. Mais lorsque j’ai vérifié les références [originales], j’ai été surpris de voir qu’elles parlaient d’autre chose. Ceci a attisé mon intérêt et je me suis mis à lire les pages d’avant et d’après. Quand je les ai lues, j’ai compris que l’honneur, la gloire et la grandeur du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) comme décrites par Mirza Sahib décrit sont introuvables dans le cœur de ces gens. J’étais intéressé par le Persan. Par coïncidence, j’ai trouvé un exemplaire du Durr-i-Thamîn en langue persane et je l’ai lu. Par la suite, j’en ai eu le cœur net et je me suis dit que je devais partir prêter allégeance [au Messie Promis (a.s.)]. »

Ainsi, l’opposition est source de problèmes, mais il s’y trouve aussi des avantages. C’est avec ces deux conditions à l’esprit que nous devons préparer notre stratégie de prédication.

Sans opposition, le prophète est contrarié car celle-ci est source de progrès, comme l’a expliqué le Messie Promis (a.s.). Le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare à ce propos :

« L’empire égyptien était très célèbre à son époque et son roi était fier de sa puissance et de sa force. »

Il parle ici de l’époque de Pharaon.

« Moïse (a.s.) n’avait aucune importance devant pareil roi, mais quand il s’est présenté devant lui, le roi l’a tout de même menacé et a émis le souhait de le détruire, lui et son peuple, en disant : « Si tu ne désistes pas, je vais t’anéantir, toi et ton peuple ! » Mais Moïse n’a pas renoncé à ses efforts. Il a répondu : « Je vais certainement transmettre le message que Dieu m’a donné. Aucune force au monde ne pourra m’en empêcher. » Il en fut de même de Jésus (a.s.) ; il en fut de même du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Et nous avons constaté la même chose chez le Messie Promis (a.s.). Toutes les nations s’étaient opposées à lui, l’Etat aussi s’était opposé à lui (même si cela ne fut plus le cas plus tard). En tout cas, différentes nations lui étaient hostiles. Les adeptes de toutes les religions s’étaient opposés à lui. Les mollahs étaient contre lui. Les successeurs des saints étaient contre lui. Le peuple était contre lui. Les nantis et les élites étaient également ses ennemis. Ainsi, il y avait une tempête d’opposition tout autour de lui. Certains ont tenté de le convaincre. Certains se sont posés en amis et lui ont demandé de minorer ses prétentions. Certains ont dit : « Si vous renoncez à tel ou tel point, tout le monde rejoindra votre Jama’at. » Mais il n’a prêté attention à aucun de leur propos et il n’a cessé de présenter ses déclarations ; et il y a eu beaucoup de bruit à ce sujet. Certains [parmi ses suivants] ont été roués de coups ; d’autres ont été tués. Mais en dépit de toutes ces épreuves et en dépit du fait que le monde entier se fût ligué contre lui et qu’il n’eût pas de moyens physiques pour contrer cette hostilité, il ne cessa pas de poursuivre la lutte. Je me souviens très bien qu’à maintes reprises, le Messie Promis (a.s.) disait que le prophète est à l’exemple de cette vieille femme que l’on disait un peu folle et que les enfants du village aimaient taquiner quand elle sortait de chez elle. Ils se moquaient d’elle, ils la tourmentaient. La vieille, quant à elle, les insultait et les maudissait.

Les villageois tinrent un jour conseil et conclurent ceci : « Cette femme est persécutée et tourmentée sans raison par les jeunes. Or, étant persécutée, elle maudit les enfants ; il se pourrait que ses malédictions soient exaucées. D’où la nécessité de mettre fin aux méchancetés des jeunes afin qu’ils ne la tourmentent plus et qu’elle ne les maudisse plus. »

Après ce conseil, ils décidèrent d’enfermer leurs enfants chez eux. Le lendemain, tous les parents dirent à leurs fils qu’ils ne pouvaient pas sortir. Par précaution, ils ont aussi cadenassé leurs portes principales.

La folle sortit le matin et parcourut les rues à droite et à gauche mais n’a pas rencontré un seul jeune. Naguère, untel lui tirait les vêtements, un autre la pinçait, l’un la poussait, l’autre était cramponné à sa main ou encore se moquait d’elle. Or, ce jour-là, elle ne vit personne. Elle attendit jusqu’à l’après-midi. Ne voyant aucun garçon sortant de sa maison, elle visita toutes les échoppes et demanda : « Votre maison s’est-elle effondrée, votre enfant est-il mort ? Que se passe-t-il ? Je ne le vois pas. » Quand elle eut répété ces questions dans chaque commerce, les gens se dirent : « Si la folle va nous insulter dans les deux cas, pourquoi garder les enfants enfermés ? Autant les libérer ! »

Le Messie Promis (a.s.) disait que l’état du prophète ressemble de près à celui de la folle. Le monde se moque de lui, le tourmente, le persécute. Il le tourmente au point de rendre sa vie impossible. D’aucuns se disent que cette persécution doit cesser. Mais le Prophète quant à lui ne peut abandonner le monde. Quand ce dernier ne le tourmente pas, il le secoue et le réveille afin que le monde se tourne vers lui et l’écoute, d’une manière ou d’une autre. »

Il explique ici la raison de la dureté que démontrent les prophètes. Il déclare à ce propos : « Les prophètes ne sont pas durs pour eux-mêmes mais pour établir la gloire d’Allah. Ils font preuve de la plus grande humilité quand il est question de leur propre personne. »

Il présente un récit du Messie Promis (a.s.) à ce propos : « Quelqu’un a bousculé [le Messie Promis] une fois dans une rue de Lahore et il est tombé. Courroucé, un compagnon du Messie Promis (a.s.) était sur le point de frapper l’assaillant. Mais le Messie Promis (a.s.) a déclaré : « Dans son zèle, il a fait cela pour soutenir la vérité. » Sous l’influence des mollahs cette personne se disait que le Messie Promis (a.s.) est un menteur et il souhaitait se venger. « Il l’a fait pour la vérité. Ne lui-dites rien. » Les prophètes ne s’expriment pas pour leur propre personne mais pour établir la gloire de Dieu. Il ne faut donc pas supposer que les prophètes de Dieu font comme [ces gens] lorsqu’ils sont durs. Il y a une grande différence entre eux et les gens ordinaires : ils le font pour Dieu tandis que les gens ordinaires le font pour eux-mêmes. »

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Si quelqu’un pense qu’il est vraiment faible, celui-là ne pourra jamais s’égarer. Celui qui est faible gardera à l’esprit sa faiblesse et demandera de l’aide à Allah, le Tout-Puissant. L’homme s’égare quand il croit qu’il a raison ; et alors son arrogance devient manifeste. »

Ainsi donc, soyons toujours humbles, suivant l’exemple des prophètes. Et c’est cela le moyen d’éviter le péché.

Il existe un autre récit du Messie Promis (a.s.) à cet égard. Il avait l’habitude de raconter l’incident de la prière de Mou’awiyah. Une fois, celui-ci avait raté la prière de Fajr, mais il n’est pas tombé suite à cette erreur : il a au contraire progressé. Satan n’a pas eu le dessus sur lui : au contraire, cela l’a poussé à se rapprocher d’Allah. Ainsi, celui qui est conscient du péché l’évite. Quand on n’est pas conscient du péché on devient pécheur. Par conséquent, le croyant doit méditer sur la prière « ihadinas-sirât al-moustaqîm » et doit comprendre qu’il n’est pas à l’abri des dangers. Il ne le sera que lorsque la voix de Dieu l’en informera. Ainsi, l’homme devrait faire le bilan de ses propres faiblesses. La porte de la spiritualité est ouverte pour celui qui accomplit son introspection. La voie de la spiritualité est fermée pour celui qui ne la fait pas et cette personne s’égare. »

Il explique aussi qu’aucun être humain ne peut gagner de l’honneur dans la sphère temporelle ou spirituelle sans travail acharné. Le Messie Promis (a.s.) disait : « À notre époque, Dieu a lié tout l’honneur à ma personne. Désormais, les honorés seront soit nos disciples, soit nos adversaires. » Ceux qui sont honorés sont soit ceux qui croient au Messie Promis ou ceux qui s’opposent à lui et qui se considèrent honorés dans la sphère religieuse. Le Messie Promis (a.s.) disait : « Voyez le Maulvi Sanaullah. Il n’était guère un mollah d’envergure. Il en existe des milliers comme lui au Pendjab et en Inde. Il jouit d’un certain honneur en raison de son hostilité envers moi. Qu’ils l’admettent ou non, le fait est qu’aujourd’hui, l’honneur réside dans notre opposition ou dans notre soutien. Je suis devenu la personne centrale et si les adversaires sont honorés, c’est grâce à moi. »

Il en est de même aujourd’hui. Si les Maulvis gagnent leur vie ou ont obtenu un siège, c’est à cause de leur opposition à l’Ahmadiyya. À présent, même les politiciens de certains pays, en particulier au Pakistan, essaient de redorer leur blason politique en s’opposant à l’Ahmadiyya afin de ne pas perdre leur siège.

Evoquant les complots ourdis contre le Messie Promis (a.s.), le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Les gens ont également conspiré contre le Messie Promis (a.s.) et ont intenté contre lui des procès pour meurtre, mais Allah a toujours fait échouer les opposants. Maulvi Muhammad Hussain Batalvi est venu témoigner au tribunal contre le Messie Promis (a.s.) dans le cas d’une tentative de meurtre similaire et il s’attendait à voir le Messie Promis (a.s.) en menottes, sinon debout en disgrâce. Le sous-commissaire anglais devant lequel l’affaire a été présentée était un opposant de notre communauté et dès qu’il a été posté dans le district il a dit : « Cette personne (c’est-à-dire le Messie Promis – sur lui, la paix) qui calomnie notre Jésus Christ – car il dit qu’il est mort – est toujours libre ; pourquoi n’a-t-il pas été puni ? Je vais le punir ! »

Mais lorsque le Messie Promis (a.s.) est apparu devant lui, Allah a fait que dès que le juge a vu son visage, son hostilité a disparu et il a fait placer une chaise pour le Messie Promis (a.s.) à côté [de lui]. Le Messie Promis (a.s.) s’est assis dessus. Maulvi Muhammad Hussain Sahib Batalvi était venu voir l’humiliation du Messie Promis (a.s.). Quand il l’a vu assis sur une chaise, il n’a pas pu se contenir et demandé au Capitaine Douglas de lui offrir une chaise. Maulvi Muhammad Hussain se disait que si le coupable avait droit à une chaise, pourquoi le témoin n’en aurait-il pas une ? Mais quand le capitaine Douglas l’a entendu, il s’est mis dans une grande colère et il a déclaré, tout courroucé : « Vous n’aurez pas de chaise. » Maulvi Muhammad Hussain Sahib a déclaré : « Mon père avait droit à une chaise dans la cour de Lord Sahib. Je devrais aussi en avoir une. Je suis un avocat des Ahl-e-Hadith et j’ai le droit d’avoir une chaise ! » Le capitaine Douglas a déclaré : « Cessez de rouspéter, retournez et restez debout ! » Au lieu de voir l’humiliation du Messie Promis (a.s.), il a lui-même été humilié par Dieu. Ceci est un incident à l’intérieur de la salle d’audience. Lorsque le Maulvi est sorti, il s’est assis sur une chaise sur le porche pour faire croire aux gens qu’il avait une chaise à l’intérieur. Mais étant donné que les serviteurs font ce que fait leur maître, quand le gardien a vu que le Maulvi n’avait pas eu de chaise à l’intérieur et qu’il était maintenant assis sur une chaise dans la véranda, il s’est dit que si cela parvenait à l’oreille du juge, il se mettrait en colère contre lui. Il s’est donc précipité auprès de Maulvi Muhammad Hussain et a dit : « Vous n’avez pas le droit de vous asseoir ici. Levez-vous ! » De cette façon, les gens ont pu voir la mesure du respect dont jouissait Maulvi Sahib au tribunal. Maulvi Sahib s’est mis en colère et s’est déplacé. Quelqu’un avait étendu un drap sur le sol et Maulvi s’est assis dessus. Mais le propriétaire du drap s’est enflammé et a déclaré : « Eloigne-toi de mon drap ! Tu l’as souillé, car tu es venu témoigner en faveur des chrétiens contre un musulman ! » N’oubliez pas que lorsque l’aide vient de la part d’Allah, personne ne peut l’arrêter. La vie ne tient qu’à un fil, que l’on soit policier, soldat ou grand notable. Allah peut détruire l’ennemi en une seconde. Inclinez-vous donc devant Allah et implorez-Le. Certes, les croyants passent aussi par des épreuves. Si vous œuvrez patiemment et priez, Allah supprimera ces afflictions. »

Il y a eu un débat entre le Messie Promis (a.s.) et les chrétiens. Les délibérés de ce débat sont dans l’ouvrage Jang-e-Muqaddas écrit par le Messie Promis (a.s.). Se référant à ce débat, Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) a dit dans son sermon : « Le Premier Calife disait : « Nous étions abasourdis en voyant une scène avant le débat avec Atham. Mais ensuite, notre niveau de foi a atteint les cieux. Lorsque les chrétiens s’étaient lassés du débat – et réalisant qu’aucun de leurs subterfuges n’était efficace – ils se sont joints à des musulmans, et, malicieusement, ils ont rassemblé des aveugles, des sourds, des boiteux et des handicapés. Ils les ont mis dans un coin avant le débat. Lorsque le Messie Promis (a.s.) est arrivé, ils ont immédiatement présenté ces sourds, aveugles et boiteux devant lui et ont dit : « On ne peut pas résoudre ces débats par le dialogue. Vous prétendez être le ressemblant de Jésus. Or, celui-ci rendait la vue aux aveugles, l’ouïe aux sourds et la guérison à ceux qui étaient physiquement handicapés. Afin de vous éviter tout désagrément, nous avons réuni des personnes aveugles, sourdes et handicapées physiques. Si vous êtes vraiment venu dans l’esprit du Messie, guérissez-les de leurs maux ! »

Le Premier Calife dit : « Nous étions présents et en les entendant dire cela, nous avions été sidérés. Même si nous savions qu’il n’y avait aucune vérité dans ce qu’ils attribuaient à Jésus (a.s.), nous étions atterrés car nous pensions que ce jour-là ils auraient l’occasion de se moquer [du Messie Promis (a.s.)] et de le ridiculiser. Or, quand nous avons regardé le Messie Promis (a.s.), il n’y avait pas une seule trace de mécontentement ou d’anxiété sur son visage. Quand ils ont fini de parler, le Messie Promis (a.s.) a déclaré au prêtre chrétien : « Selon les enseignements de l’islam, le Messie dont je suis le reflet n’a pas guéri pareils aveugles, sourds et handicapés physiques. C’est vous qui croyez que Jésus (a.s.) a physiquement guéri les sourds, aveugles et handicapés physiques. De plus, il est écrit dans votre livre que si l’un d’entre vous possède ne serait-ce qu’une foi aussi grande qu’un grain de moutarde, vous pourrez dire à cette montagne : Déplace-toi d’ici, et elle se déplacera ; et si vous mettez vos mains sur les malades, ils seront guéris. Ainsi, votre requête ne me concerne pas, car je peux uniquement démontrer les miracles que mon Maître, Muhammad, l’Elu (s.a.w.), a montrés. Si vous réclamez ces miracles de moi, je suis prêt à les montrer. En ce qui concerne vos miracles, votre livre a mentionné que tout chrétien possédant la foi de la taille d’un grain de moutarde, pourra montrer des miracles similaires à ceux de Jésus (a.s.). Ainsi, vous m’avez en effet évité bien des ennuis en rassemblant ces aveugles, sourds et handicapés physiques. Ils sont maintenant présents ici et si vous possédez la foi de la taille d’un grain de moutarde, guérissez-les ! »

Le premier Calife déclara : « Cette réponse avait tellement déconcerté les prêtres, que les grands prêtres commencèrent à enlever les malades de là. Et c’est ainsi qu’Allah honore Ses proches serviteurs à chaque occasion et leur enseigne des réponses qui sidèrent leurs adversaires. » »

Il y a un incident relatif à l’opposition contre le Messie Promis (a.s.) à Sialkot. Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Le Messie Promis (a.s.) s’est rendu à Sialkot et les Maulvis ont publié un édit selon lequel le Nikah de celui qui assistera à la conférence du Messie Promis (a.s.) sera invalidé. Cependant, la personnalité de Hazrat Mirza [Ghulam Ahmad] (a.s.) était si captivante que les gens ont complètement ignoré l’édit. Les Maulvis ont posté des gens le long du chemin afin de les empêcher de se rendre [à la conférence du Messie Promis (a.s.)]. Ils ont amassé des pierres pour frapper ceux qui ne s’arrêtaient pas et ils ont repoussé les gens du lieu de la conférence, afin qu’ils ne puissent pas écouter la conférence.

B.T. Sahib était l’inspecteur de la ville de Sialkot à l’époque et est devenu plus tard un surintendant de la police, mais je ne sais pas quel poste il occupe maintenant. (C’était au moment où il relatait cet incident).

B.T. Sahib était chargé de superviser cet événement. Lorsque les gens ont commencé à crier et à créer du désordre, B.T. Sahib, qui avait lui aussi entendu le Messie Promis (a.s.), était stupéfait parce que son discours visait les Aryas et les chrétiens. Si les propos de Mirza [Ghulam Ahmad] (a.s.) était contraires au point de vue des Mollahs, il ne portait pas pour autant atteinte à l’islam. Il s’en prenait aux chrétiens : d’ailleurs si ses arguments étaient vrais, ils prouvaient la véracité de l’islam. Pourquoi donc les musulmans semaient-ils des troubles ? Quoiqu’étant un officier de l’Etat, il s’est levé et a dit aux musulmans : « Il affirme que le dieu des chrétiens est mort ! Pourquoi donc ce tumulte ? Pourquoi cette colère ? N’est-ce pas en votre faveur ? »

C’est ainsi qu’ils nous traitent, ces adversaires [de la communauté]. Cela ne les dérange pas si un musulman embrasse le culte des Aryas, tant qu’il n’écoute pas les paroles de Mirza Sahib (a.s.). »

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Leur point de vue n’est pas correct. Nous sommes, quant à nous, affectés si un musulman change de religion. Le Messie Promis (a.s.) disait souvent : « Ô mon cœur ! Aie de la considération pour ceux-là ; car après tout, ils se disent être les amoureux de mon Prophète (s.a.w.) ! »

En effet, nous ressentons de la douleur lorsqu’ils changent de religion ou s’éloignent de la vérité.

À une occasion, quelqu’un a dit au Messie Promis (a.s.) : « J’ai une grande admiration pour vous, mais vous avez commis une grosse erreur. Les oulémas, sachez-le, n’acceptent pas les arguments d’un autre ; c’est pour eux une source d’humiliation, car les gens diront qu’ils n’ont pas saisi un point compris par un autre. Pour les convaincre du bien-fondé d’un argument, il faut qu’ils l’avouent de leur propre chef. Quand vous aviez compris que Jésus (a.s.) était mort, vous auriez dû inviter certains des érudits les plus éminents et ensuite leur présenter cette affaire. Vous auriez dû expliquer que croire que Jésus (a.s.) est toujours vivant renforce la position des chrétiens et qu’ils nuisent à l’islam par leurs accusations. Ils prétendent que notre prophète est décédé et que le fondateur de leur religion est vivant aux cieux : en somme il lui est supérieur, voire il est dieu. Vous auriez dû leur présenter ce dilemme et leur exiger une réponse. Les érudits vous auraient demandé d’y répondre vous-même. Vous auriez dû répondre : « Bien que votre l’opinion soit correcte, selon moi tel ou tel verset (du Coran) prouve en fait la mort de Jésus (a.s.). » Les savants présents l’auraient immédiatement accepté et vous auraient demandé de l’annoncer avec leur soutien. »

C’était là la méthode que cet individu proposait au Messie Promis (a.s.) afin de convaincre les Mollahs. Il a ensuite ajouté : « De même, vous auriez pu dire que selon les hadiths le Messie reviendra. Mais si Jésus (a.s.) est décédé, quel est le sens de ces hadiths ? »

Sur ce, l’un des savants aurait dit : « Mais c’est vous le Messie ! » et tous les autres savants auraient entériné cette déclaration. »

En entendant cette suggestion, le Messie Promis (a.s.) a déclaré : « Si ma déclaration n’était qu’un piètre subterfuge, j’aurais sans nul doute suivi vos conseils. Or ceci est un commandement de Dieu que je suis à la lettre. On use de stratagèmes et de tromperie en réponse aux subterfuges de l’homme, mais les communautés divines n’en ont jamais peur. »

En somme c’est là l’œuvre de Dieu et non la nôtre. C’est Lui qui transmettra ce message.

Les éclipses de la lune et du soleil sont des événements très connus au sein de notre Jama’at. Un Mollah, opposé à la Jama’at et qui vivait peut-être dans le Gujrat, disait aux gens : « Ne laissez pas Mirza Sahib (a.s.) vous berner ! Selon les hadiths l’un des signes du Mahdi est qu’en son temps le soleil et la lune s’éclipseront au cours du mois de Ramadan. Tant que cette prophétie ne s’accomplira pas et tant que le soleil et la lune ne se seront pas éclipsés pendant le mois de Ramadan, ne croyez pas en lui ! » Ce mollah était encore en vie quand la prophétie sur les éclipses solaire et lunaire s’est accomplie. Un de ses voisins était un ahmadi et il a mentionné que lors de l’éclipse solaire, le Mollah, tout anxieux, est monté sur son toit de sa maison, et, faisant des va-et-vient, a répété : « À présent, les gens vont certainement s’égarer ! À présent, les gens vont certainement s’égarer ! » Il n’a pas compris qu’en acceptant Hazrat Mirza [Ghulam Ahmad] (a.s.) suite à l’accomplissement de cette prophétie, les gens seront guidés sur le droit chemin. Les chrétiens de l’époque [du Saint Prophète (s.a.w.)] croyaient également que tous les signes des écritures anciennes avaient été accomplis. Mais après avoir entendu l’affirmation du Saint Prophète (s.a.w.), ils ont dit que c’était là une pure coïncidence qu’un menteur se soit proclamé prophète en ces temps. De même, les musulmans croient que les signes se sont accomplis, mais que, par hasard, un menteur s’est proclamé [Mahdi] à cette époque. Ceci est la condition des musulmans : mais il est étonnant que [selon eux] ce hasard ne favorise que le menteur et non le véridique ! »

Evoquant le passé du Messie Promis (a.s.), Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Tout mal prend racine graduellement. Jamais n’est-il arrivé qu’un individu se soit endormi en tant que véridique pour se réveiller en tant que pire des menteurs le lendemain. » Celui qui n’a jamais menti à propos de personne, commencera-t-il, dès son réveil, à mentir à propos de Dieu ? « Examinons la vie du Messie Promis (a.s.) avant sa revendication à la lumière de principe. Il a annoncé à plusieurs reprises aux hindous, aux sikhs et aux musulmans [de Qadian] : « Avez-vous quelque objection à l’encontre de ma vie passée ? » Personne n’a eu le courage de répondre. En fait, ils ont attesté de la pureté de ses mœurs. Maulvi Muhammad Hussain Batalvi – un opposant farouche – a attesté dans son journal de la vie immaculé du Messie Promis (a.s.). Dans ses journaux, le père de M. Zafar Ali Khan a attesté du fait que le Messie Promis (a.s.) était un individu vertueux durant ses premières années. Comment celui ayant mené une vie vertueuse et sans tare pendant 40 ans peut-il se corrompre du jour au lendemain ? Les psychologues conviennent que les défauts et les vices prennent racine graduellement : il n’y a pas de changement soudain dans la moralité d’un individu. Réfléchissez donc à quel point le passé du Messie Promis (a.s.) était sans tache, sans défaut et remarquable. »

Ensuite, voyons comment Allah a aidé le Messie Promis (a.s.). Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) écrit : « L’aide de Dieu accompagne Ses prophètes. On ne peut être considéré comme messager de Dieu sans l’expérience de Son aide. Les gens sont sur le point de mettre fin à la vie du prophète, mais l’aide de Dieu entre en jeu et lui accorde le succès tout en réduisant à néant les complots de ses adversaires. Le Messie Promis (a.s.) était confronté à pareille opposition. Divers complots ont été ourdis pour le tuer ; des gens ont même été commissionnés pour le tuer, mais leurs complots ont éclaté au grand jour et ils ont échoué. De fausses accusations de tentative de meurtre ont été portées contre lui, à l’instar de celle déposée par [Henry] Martyn Clark. En fait, quelqu’un a même affirmé avoir été embauché par le Messie Promis (a.s.). De plus, le magistrat a dit qu’il condamnera celui qui se prétend Mahdi et Messie étant donné que personne ne l’avait fait jusqu’à présent. Or le même magistrat a déclaré qu’à son avis, il s’agissait d’une fausse accusation, et il a continué de le répéter. Finalement, [le prétendu meurtrier] a été séparé des chrétiens et placé sous la garde de la police. Finalement, il a craqué et a avoué qu’il avait été poussé par les chrétiens à porter cette accusation : Dieu a anéanti cette fausse accusation. »

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Maulvi Umaruddin Shimlavi est un missionnaire passionné de notre Communauté. Il raconte qu’il est devenu ahmadi grâce à ce même critère. Il se souvient qu’à Shimla, Maulvi Muhammad Hussain, Maulvi Abdur Rahman Siyah et quelques autres se consultaient sur la manière de défier le Messie Promis (a.s.). Maulvi Abdur Rahman a déclaré : « Mirza Saheb a annoncé qu’il ne participera plus aux débats. Nous allons publier une annonce pour un débat ; s’il y répond, nous annoncerons qu’il a menti car il avait annoncé qu’il ne participerait plus aux débats, tandis qu’il a maintenant accepté un débat. S’il n’accepte pas le débat, nous pourrons simplement crier à cor et à cri qu’il tente d’esquiver le défi. » Sur ce, Maulvi Umaruddin a demandé pourquoi tout cela était nécessaire quand il pouvait tout simplement aller le tuer et mettre fin à l’affaire. Maulvi Muhammad Hussain a répondu : « Mon garçon, que sais-tu ? Nous avons tout essayé ! » Maulvi Umaruddin a pensé que si Dieu protège à ce point cet individu, il doit être de Dieu. » Il était certes jeune, mais il pensait que si Allah le protégeait en dépit de tous ces complots contre lui, il devait certainement être un envoyé divin. Après avoir prêté le serment d’allégeance, il a rencontré Maulvi Muhammad Hussain Batalvi à la gare qui lui a demandé où il allait. Il a répondu qu’il venait de rentrer de Qadian après avoir prêté allégeance. Maulvi Muhammad Hussain a dit qu’il était [devenu] méchant et qu’il écrirait à son père. Il a répondu : « Maulvi Sahib, tout ce qui s’est passé est bien à cause de vous ! » Les opposants tentent de détruire le bien-aimé d’Allah, mais il ne cesse de le protéger. Dieu l’aide avec de nouvelles connaissances et l’honore dans tous les domaines.

De même, Maulvi Muhammad Hussain Batalvi a également affirmé qu’il détruirait Mirza [Ghulam Ahmad]. Maulvi Muhammad Hussain Batalvi avait été un ami de jeunesse du Messie Promis (a.s.) et il était en contact avec lui et faisait les éloges de ses écrits. Immédiatement après la proclamation du Messie Promis (a.s.), Muhammad Hussain Batalvi a déclaré que c’était lui qui l’avait élevé à ce rang, et qu’à présent il serait celui qui le détruirait.

D’ailleurs, certains parents du Messie Promis (a.s.) avaient annoncé dans les journaux qu’il avait en fait lancé un commerce [en fondant cette communauté] et que donc personne ne devait s’intéresser à sa personne ; et ils ont tenté d’effaroucher tout le monde. Je me souviens aussi que nombre de domestiques, appelés Kammi dans les sociétés agricoles, refusaient d’entreprendre les travaux de la maison du Messie Promis (a.s.). Ces domestiques ont refusé de travailler dans la maison du Messie Promis (as), malgré son appartenance à une famille de propriétaires terriens. C’était parce que nos proches les empêchaient de le faire. Ainsi, proches et étrangers ont tous deux tenté de détruire le Messie Promis (a.s.). Mais Dieu a dit à Son serviteur : « Un avertisseur est venu au monde, mais le monde ne l’a pas agréé ; Dieu cependant l’agrée et établira sa véridicité par de terribles assauts. » Un homme seul et sans défense se tenait à Qadian, où le courrier n’arrivait qu’une fois par semaine, où il n’y avait même pas une école primaire, où n’était même une roupie de farine n’était pas disponible ; il n’était ni un mollah, ni un riche propriétaire. S’il est vrai que le Messie Promis (a.s.) appartenait à une famille respectable, il ne possédait pas des biens immenses comme les rois ou les nobles. Seul devant le monde, il annonce dès le début que Dieu répandra son nom aux quatre coins du monde. Qui peut dire aujourd’hui que le nom du Messie Promis (a.s.) n’a pas atteint les coins du monde ? Aujourd’hui, le nom du Messie Promis (a.s.) résonne en effet dans chaque coin du monde.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « La supercherie du menteur suffit pour causer sa destruction. Or, l’œuvre accomplie pour la gloire d’Allah, pour manifester et prouver les bénédictions de Son Prophète (s.a.w.) ainsi que l’arbre mis en terre par la main divine sont, quant à eux, protégés par les anges. Qui pourra les détruire ?

Si ma communauté n’était qu’un vain commerce, elle aurait disparu depuis belle lurette, sachez-le. Or, si elle est d’origine divine – et elle l’est certainement – elle progressera. Même si le monde entier s’y oppose, elle jouira de la protection des anges, Incha Allah. Même si le monde m’abandonne et que personne ne m’accorde aide et soutien, je suis convaincu, cependant, que cette communauté triomphera, Incha Allah. » Puisse Allah le Tout-Puissant nous permettre d’honorer notre serment d’allégeance et de diffuser son message à travers le monde. Puissions-nous récolter les bénédictions et les récompenses d’Allah le Tout-Puissant. Puissions-nous ne jamais être parmi les déloyaux ; plutôt que nous soyons comptés parmi ceux qui sont loyaux. Qu’Allah le Tout-Puissant nous accorde cette capacité !

Je lancerai aujourd’hui un site Web [de la Jama’at]. C’est encore un autre moyen de répandre le message du Messie Promis (a.s.) aux quatre coins du monde. Il s’agit d’un site Web de la communauté en kurde ; islamahmadiyya.krd. Ce site Web sera supervisé par le Dr Ismail Muhammad avec une équipe composée de membres de la Jama’at kurde. Le but de ce site Web est de donner aux lecteurs kurdes la possibilité d’en savoir plus sur les croyances Ahmadiyya en les lisant dans leur propre langue pour la première fois. Ce site Web sera principalement dans le dialecte sorani du kurde. Il y aura également du matériel dans le dialecte badini. Ce site Web comprendra des nouvelles, des articles, des commentaires, des livres, des sermons du vendredi et une section vidéo. Avec l’aide du comité de traduction kurde, divers livres du Messie Promis (a.s.) et d’autres livres de la Jama’at seront également disponibles sur le site. Il y aura des livres du Messie Promis (a.s.), des livres du deuxième Calife ainsi que d’autres livres de la Jama’at, y compris La Philosophie des Enseignements de l’islam, Jésus en Inde, La nécessité de l’Imam, La vérité du Mahdi, Invitation à l’Ahmadiyya, l’Institution du Califat et autres. Incha Allah, je lancerai ce site après la prière du vendredi. Qu’Allah le Tout-Puissant en fasse une source de bénédictions.

Je vous demande également de continuer de prier en raison de la situation mondiale. Puisse Allah sauver le monde de la destruction, donner de l’entendement aux gens et leur permettre de reconnaître leur Créateur.