Sermon du vendredi 03 septembre 2021, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak, à Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. Après le Tashahoud, le Ta’awudh et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Récemment, l’un de nos enfants les plus chers et un Wâqif-e-Zindagi, Syed Taalay Ahmed, fils de Syed Hashim Akbar, est tombé en martyr au Ghana. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons.

Dans la nuit du 23 au 24 août, après avoir effectué des enregistrements, l’équipe de la MTA retournait de la région nord du Ghana à Kumasi : en cours de route, des voleurs leur ont tiré dessus vers 19h15 et deux des trois membres de l’équipe, à savoir Syed Taalay Ahmed et Umar Farooq, ont été blessés. Après avoir été soigné dans une polyclinique, Syed Taalay Ahmed est décédé environ quatre heures et demie plus tard lors du transfert vers un grand hôpital.

Il y a peut-être eu d’autres martyrs de la MTA International dans d’autres pays, mais il est le premier martyr ici. Je pense qu’il est probablement le premier martyr de parmi les Wâqifîn-e-Naw du Royaume-Uni. Syed Taalay Ahmed était le petit-fils maternel de Mohtarama Amatul Latif Begum Sahiba et Syed Mir Muhammad Ahmad Sahib et était l’arrière-petit-fils maternel de Hazrat Mirza Bashir Ahmad Sahib et l’arrière-petit-fils paternel de Hazrat Dr Mir Muhammad Ismail Sahib. Celui-ci était le frère cadet de Hazrat Amman Jan Nusrat Begum Sahiba. À cet égard, Syed Taalay Ahmed était également lié à Hazrat Amman Jan et au Messie Promis (a.s.) par l’entremise de Hazrat Mirza Bashir Ahmad (a.s.). Il est donc aussi apparenté à Hazrat Amman Jan. Il était également le gendre de Mirza Ghulam Qadir, le martyr. Par la grâce d’Allah le défunt était un Moussi. Comme je l’ai dit, il était également membre du Waqf-e-Naw.

Il a obtenu sa licence en sciences biomédicales et ensuite il a fait une maîtrise en journalisme. Il a dédié sa vie en 2013. Par la suite, après avoir travaillé dans divers bureaux, il a finalement été muté au bureau de la presse et des médias. Au préalable, Syed Taalay avait servi au niveau de sa Jama’at locale. Il a servi au sein du Khuddam ul Ahmadiyya de Hartlepool dans les domaines de la prédication, de l’éducation, des publications et des Atfal. Avant sa mutation permanente au sein de la MTA News en 2016, il a également été responsable de l’indexation et de l’édition des balises à la Review of Religions. Il a préparé des documentaires pour MTA News et travaillait sur trois ou quatre nouveaux documentaires.

C’était lui qui avait lancé l’émission « Cette semaine avec le Calife » qui présente mes activités [hebdomadaires]. Jusqu’à la fin, avec un intérêt particulier, il n’a pas cessé de travailler sur le montage et d’autres aspects de cette émission qui était très populaire chez les téléspectateurs de la MTA. En plus d’être le rédacteur en chef du magazine Tahir, il a également travaillé dans le département d’édition du Majlis Khuddam ul Ahmadiyya. Il a également écrit des articles pour divers magazines de la Jama’at tels que la Review of Religions et Tariq Magazine ; et sous les auspices de la Press and Media Office, il a visité divers pays en ma compagnie et tout seul.

Taalay Ahmed avait un zèle et une passion extraordinaires non seulement pour terminer son travail mais pour offrir une œuvre de qualité. À cet égard, il ne se souciait d’aucun danger. L’événement de son martyre démontre qu’il ne se souciait pas un seul instant du danger. Son unique souci était de pouvoir accomplir le travail de la meilleure façon possible et de le terminer à temps. C’est pourquoi il a commencé son voyage à un moment où les risques étaient très élevés. Abu Bakr Ibrahim est un missionnaire de la zone de Tamale. Il explique que le matin du 23 août, lorsque l’équipe de la MTA s’est préparée pour se rendre à Salaga, il a vu Taalay Ahmed faire ses bagages et il lui a dit : « Vous quittez l’hôtel, mais à votre retour de Salaga, vous devez revenir et rester ici une fois de plus. » Taalay a dit que le temps était compté et qu’il devait donc rentrer à Kumasi.

Maulvi Sahib lui a dit qu’il sera tard lorsqu’il retournera de Salaga et que voyager la nuit n’est pas approprié. Taalay lui a répondu : « Je verrai [selon la situation]. Je dois aussi me rendre en Sierra Leone et je ne dispose que de deux jours. Or, il y a beaucoup de travail à faire ici à Kumasi et à Accra. Je dois m’y rendre. Mais je verrai selon la situation. » Ils ont décidé d’entreprendre le voyage retour. Ils se sont mis en route pour Tamale. À sept heures mois le quart, Taalay a dit à Umar Farooq Sahib qu’il fallait accomplir la prière. Umar Sahib a dirigé les prières de Maghrib et d’Icha en congrégation. Ensuite, il craignait de perdre les fichiers d’enregistrement qu’ils avaient apportés de Salaga et de Tamale : c’est pour cette raison qu’il a commencé à les transférer sur son ordinateur portable au cours du voyage. Il ne supportait pas de perdre du temps de quelque manière que ce soit et se souciait à tout instant de perdre l’équipement très coûteux de la Jama’at. Selon le rapport de police, lorsque le véhicule de la MTA est arrivé près de l’intersection de Paha, les voleurs ont ouvert le feu sur eux, à la suite de quoi deux des trois membres de l’équipe ont été blessés. Le chauffeur a relaté : « Une voiture s’approchait de devant et m’avait fait un signe pour m’avertir du danger, mais je ne l’ai pas compris. Quand j’ai soudainement vu les voleurs grâce aux phares j’ai récité la Kalima à haute voix et les voleurs ont commencé à tirer. Syed Taalay était assis à l’arrière de la voiture, il avait compris, grâce aux tirs, que des voleurs armés les attaquaient. » Umar Farooq Sahib relate : « J’ai reçu une balle à la hanche, au-dessus de la cuisse, mais je n’ai pas réalisé qu’il s’agissait d’une balle. Après avoir tiré, les voleurs se sont calmés et nous sommes restés assis quelque temps. Cependant, après un certain temps, les voleurs se sont avancés avec une lampe de poche et nous ont fait sortir, moi et le chauffeur, de la voiture : nous leur avons remis les téléphones et l’argent que nous avions. Ils nous ont dit de nous allonger sur la route et nous ont ensuite roués de coups. Ils m’ont frappé fort sur la tête avec un bâton : j’ai commencé à saigner, mais j’étais plus inquiet pour Taalay. »

En effet, il souffre de blessures par balle et à la tête : qu’Allah lui accorde la guérison. Priez aussi pour lui.

Après cela, Abdul Rahman et Umar Farooq, qui était le chauffeur, ont déclaré : « Les voleurs sont partis et nous avaient volés. Nous nous sommes levés avec courage et sommes immédiatement partis vers la voiture pour voir comment était Taalay. » Ils ont constaté qu’une balle l’avait atteint dans le dos vers la droite et s’était profondément logée, à la suite de quoi il avait perdu beaucoup de sang dans le véhicule. Selon le rapport médical, la blessure s’est avérée mortelle.

Après l’incident, il a été emmené à la polyclinique de Buipe par un bus qui passait par là. Après quelques traitements, on a décidé de l’emmener à l’hôpital universitaire de Tamale, mais il est décédé en cours de route. Il a été déclaré mort à l’hôpital. Umar Farooq Sahib déclare : « La tête de Taalay était sur ma cuisse et il me demandait maintes et maintes fois si le Calife avait été informé de notre incident et si on lui avait demandé de prier. Cette tragédie nous a profondément affectés et nous avions de grandes peurs et étions angoissés. Pendant que nous l’emmenions à l’hôpital Syed Taalay nous a dit que pendant l’attaque, il avait immédiatement caché l’ordinateur portable et d’autres équipements sous les sièges arrière et ils étaient en sécurité là-bas. Il m’a demandé si la caméra, les téléphones et des autres équipements étaient en sécurité parce qu’il craignait de perdre tous les fichiers. Je lui ai dit que par la grâce d’Allah, tous les équipements sont en sécurité.

Il se souciait des équipements et des biens de la Jama’at et du travail dur pour préserver l’histoire de la Jama’at. [M. Umar ajoute] : « Son état a commencé à se détériorer vers 21h30. La polyclinique a donc décidé de le transférer immédiatement à l’hôpital. » On l’emmenait à l’hôpital de Tamale quand il est décédé en chemin. L’ambulance ne disposait pas certaines fournitures essentielles et c’est parfois le cas dans ces pays. Ils ont pris un certain temps pour trouver une ambulance et il saignait aussi abondamment. En tout cas, c’était le destin décrété par Allah. Umar Farooq déclare : « Lors du voyage, Taalay m’a dit : « Dites à Houzour que je l’aime et dites aux membres de ma famille que je les aime. » Lorsqu’il reprenait un peu conscience, il répétait la même chose et cela s’est produit plusieurs fois. » Cela ne s’est pas passé une fois, mais à plusieurs reprises. Il a également dit : « Vous avez pris grand soin de moi et que vous m’avez apporté toute l’aide possible, et pour cela je vous suis profondément reconnaissant. » Je l’encourageais mais il commençait à faiblir et lorsque je posais une question, au lieu de parler, il fermait son poing et pointait de son pouce vers le haut pour indiquer que tout allait bien. J’étais nerveux. Ensuite sa respiration s’est accélérée et il y a eu un long silence et j’ai compris que ce que nous ne voulions pas était arrivé. Le chauffeur et l’infirmier se parlaient dans la langue locale mais j’ai déduit qu’ils ne souhaitaient pas nous dire que Syed Taalay Ahmed avait rendu l’âme. » Comme je l’ai dit, à Tamale, son décès a été constaté et l’hôpital l’a déclaré mort à 01h49. Cette nouvelle a attristé tous les habitants de Tamale parce qu’il les avait quittés quelques heures auparavant tout joyeux et de bonne humeur.

En tout cas, c’était là quelques-uns détails de son martyre. Il était un diamant qui s’est séparé de nous. Qu’Allah accorde à la Jama’at des gens fidèles, sincères et loyaux au Califat, qui préfèrent la religion à ce monde. Mais cette perte est telle qu’elle [m’a] ébranlée. Il était une personne charmante qui comprenait l’esprit du Waqf et a respecté la promesse qu’il avait faite.

Il m’étonnait toujours. Je suis toujours étonné comment un jeune élevé dans cette atmosphère mondaine a compris son Waqf et ensuite l’a accompli et l’a exécuté de telle manière qu’il en a atteint son apogée. Il lisait les récits des aînés, non pour en apprendre davantage sur l’histoire et pour s’émerveiller de leurs sacrifices, mais pour en faire une partie de sa vie.

Il avait, concernant la fidélité et la sincérité à l’égard du Califat, une compréhension rarement vue : je dirais même que ceux qui ont une connaissance approfondie de la religion ne comprennent pas. Parfois, la connaissance de telles personnes les rend arrogantes. Je dirais même que certains qui croient connaître le statut du Califat et la norme de loyauté qui lui est due ne les ont pas compris en réalité. Syed Taalay Ahmed a fait preuve d’une telle fidélité envers le Califat. Et lorsqu’il était entre la vie la mort, dans ses dernières paroles il n’a exprimé que son amour et sa loyauté envers le Calife. En pareils instants, tout le monde pense à ses enfants et à sa famille : rares sont ceux qui expriment, maintes et maintes fois, leur amour envers le Califat avant ou après leur expression d’affection envers leurs enfants et les membres de leur famille.

Deux ou trois ans de cela, Syed Taalay Ahmed avait écrit un poème concernant le Califat et son amour à son égard : il l’avait confié à un ami pour qu’il le garde, tout en lui demandant de ne pas le montrer à quiconque. Au début du poème, il annonçait tout simplement qu’il était celui qui aimait le plus le Calife ; et à la fin, il annonçait : même le Calife ne connaîtra jamais l’amour que je nourris pour lui.

Mais ô cher Taalay ! Je t’annonce qu’avant que tu ne prononces ces dernières paroles je savais que tu avais un grand amour pour le Califat. Chacune de tes actions, chacun de tes mouvements, à chaque fois que tu avais la caméra en main et que j’étais devant toi, et même lorsque tu me rencontrais sans la caméra, que ce soit dans une réunion personnelle ou pour le travail, l’éclat de tes yeux démontrait cet amour. Il y avait une étrange lueur sur ton visage qui démontrait cet amour. À tous égards, chacune de tes actions semblait exprimer à quel point tu aimais le Calife de l’époque. Je pouvais à peine déceler cette expression d’amour chez qui que ce soit. Je disais à la maison qu’à présent je ne vois une telle expression chez aucun des jeunes de la famille du Messie Promis (a.s.). Seul Allah connaît l’état des cœurs. Je dirais même que cet amour n’existe que chez certains des aînés. Je prie qu’après cet accident Allah engendre d’autres personnes qui puissent atteindre cette norme.

Taalay, tel qu’il l’avait déclaré dans son poème, ne voulait pas exprimer cet amour au grand jour mais voulait le cacher. Mais, [en réalité], cet amour ne se cachait pas. Allah le laissait exprimer cette relation d’une manière ou d’une autre, et c’est pourquoi il m’était très cher.

Il attendait toujours quand le Calife dirait quelque chose afin de pouvoir agir en conséquence. « Pas uniquement quand je pourrai agir en conséquence, mais quand et comment je pourrai présenter au monde la grandeur du Califat. Quand je pourrai présenter ma vie pour protéger le Califat. »

Il avait, pour son travail, un amour que l’on ne voit que rarement. Il n’aimait pas son travail uniquement parce qu’il en était passionné : beaucoup sont passionnés de leur travail. Il était attaché à son travail : mais il était passionné de son travail parce que par ce moyen il défendait l’islam et la religion du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il était passionné de son travail afin de pouvoir transmettre ce message au monde, parce que son travail est de diffuser le message du Messie Promis (a.s.) au monde. Il était passionné de son travail afin de pouvoir servir de soutien au Calife de l’époque.

Au moment de l’enterrement du quatrième Calife, quand j’étais debout au chevet de la tombe avant d’y verser de la terre, il était venu se mettre à ma droite. Je ne savais pas qui c’était. Maintenant, quand j’ai vu la photo, j’ai deviné qui c’était et quelle était l’occasion. Mais ce garçon de treize ans avait probablement fait le vœu suivant en ces instants-là : Je suis un Wâqif-e-Naw et à présent je dois servir d’assistant au Calife et être son bras droit.

Bien des années plus tard, après avoir terminé ses études, il a tenu cette promesse et l’a bien respectée.

Sur mes conseils, il a entrepris et complété ses études en journalisme. En tombant en martyr et il a déclaré qu’il était devenu un véritable serviteur du Califat.

Cher Taalay, je témoigne que tu as assurément atteint les normes les plus élevées de ton Waqf !

Il a toujours tenté de suivre les directives du Calife de l’époque. On peut comprendre cela par le fait que lors de certaines rencontres avec des missionnaires, je leur avais conseillé d’accomplir la prière de Tahajjoud pendant environ une heure quotidiennement. Le cher Taalay n’a pas demandé, comme [l’ont fait] certains missionnaires, comment on peut se réveiller si tôt pendant les courtes nuits de l’été et accomplir la prière de Tahajjoud pendant environ une heure. Il a tenté de le faire. Un jour, un de ses amis missionnaires l’a vu très fatigué et lui en a demandé la raison. Il a dit : « Le Calife avait demandé aux missionnaires d’accomplir la prière de Tahajjoud pendant environ une heure. Je suis aussi un Wâqif. Cet ordre s’applique à moi aussi. Aujourd’hui, mon sommeil n’est pas complet en raison du Tahajjoud ; et c’est pour cette raison que je me sens fatigué. »

Ce missionnaire m’a écrit que ses paroles l’ont embarrassé : « J’étais adressé directement et je n’ai pas suivi les directives du Calife comme il m’en incombait. Taalay l’a fait uniquement dans le respect de sa promesse de Wâqif-e-Zindagi. »

Telle était la norme du respect de sa promesse. Il était donc un modèle pour les Wâqifîn-e-Zindagi et en tant que descendant du Messie Promis (a.s.) il a également établi un exemple de loyauté et de sincérité pour les membres de la famille du Messie Promis (a.s.). À présent, il incombe à la famille du Messie Promis (a.s.) de démontrer dans quelle mesure elle suit ce modèle et respecte ce lien de filiation avec le Messie Promis (a.s.).

L’honneur familial ou la parenté physique n’octroie aucun statut. Si d’aucuns les respecte, ce n’est pas à cause de leurs accomplissements mondains et cela ne sera jamais le cas. Le véritable honneur est de servir la religion et de mettre la religion avant le monde. Sinon, il existe des dizaines de millions de personnes dans le monde qui sont mieux loties financièrement que [les descendants du Messie Promis (a.s.)]. Même ceux qui ne sont pas mieux lotis financièrement ne leur confèrent pas de rang ou de statut plus élevé. Je demande donc aux membres de la famille du Messie Promis (a.s.) de tirer des leçons de celui qui est parti et de grandir en sincérité et en fidélité.

Cette personnification de la loyauté a respecté son vœu et a placé la religion au-dessus du monde : le reste de la famille du Messie Promis (a.s.) doit également suivre ce modèle. C’est ainsi que l’on sera honoré et que l’on sera récipiendaire de la grâce de Dieu. Sinon, la mondanité et les désirs matériels n’octroieront pas le moindre honneur à la famille [du Messie Promis (a.s.)]. Être le fils d’un aîné ou la fille d’un aîné n’est pas cause de fierté si vos actions ne sont pas justes.

Comme je l’ai dit, le défunt était aussi un merveilleux exemple pour les Wâqifîn-e-Zindagi. Il ne s’est jamais plaint que son allocation était trop faible et qu’il n’arrivait pas à joindre les deux bouts. Il avait l’habitude de remercier Dieu pour ce qu’il obtenait. S’il recevait quelque revenu venant de n’importe où, il était plein de sentiments de gratitude. Il a imploré Allah pour qu’il ne connaisse jamais la privation. Et Allah a fait en sorte qu’il ne la connaisse jamais. Il jeûnait régulièrement. Il possédait une multitude de qualités. Ceux qui m’écrivent des lettres de condoléances décrivaient ses innombrables vertus dont ses amis et ses proches qui relatent des qualités qui sont étonnantes pour moi. Je connaissais sa fidélité dans une certaine mesure, mais ses normes de vertu et de Taqwa étaient très élevées. Il est donc approprié que je vous présente quelques aspects de sa vie dans les paroles des autres, dont les sentiments de son épouse, de ses parents, de ses frères et sœurs et de ses amis. Il s’y trouve divers faits et événements.

Amir Safir, rédacteur en chef de la Review of Religions, déclare : « Taalay a travaillé pendant quatre ans au sein de la Review of Religions. Il a servi en tant que superviseur du projet d’archivage au sein du département de l’indexation. La responsabilité était énorme et il l’a pleinement assumée. La préparation d’un index des cent ans d’articles de la Review of Religion, la compilation d’une liste de différentes catégories, la compilation d’articles sur différents sujets était une tâche vaste sur laquelle il a travaillé très dur et avec diligence. L’équipe était composée de onze personnes : c’était un travail vriament dur et par la grâce d’Allah, tout le monde a accompli ce travail sous la supervision de Taalay. »

[Amer Safir Saheb] déclare : « J’ai vu de mes yeux que Taalay possédait de nombreuses qualités. Il accomplissait très bien tout travail administratif. Il avait une grande passion et un grand dévouement à servir la Jama’at. Il possédait une loyauté et un amour immense pour le Califat. L’une des vertus que j’ai constatées chez Taalay est que lorsqu’il lançait un projet à partir de zéro, il le transformait avec passion en quelque chose dont on peut être fier. Jamais il n’attendait qu’un supérieur le motive ou lui fasse des rappels pour un travail. Il avançait comme une personne passionnée. Il était de ceux à propos de qui le Messie Promis (a.s.) a dit qu’ils accomplissent le travail religieux avec détermination et sincérité jusqu’à la folie. Taalay ne se souciait pas du monde. Servir la Jama’at et le Califat était tout pour lui. Le résumé de ce que j’ai vu est que tout pour lui tournait autour du Califat. Il avait une relation personnelle avec le Calife de l’époque. Chaque fois que je lui donnais l’une de vos instructions, il restait figé et ses yeux étaient grands ouverts comme un enfant regardant un bonbon. Ensuite il me remerciait pour lui avoir transmis les directives du Calife. »

Amer Safir déclare : « Le défunt travaillait sur deux documentaires au lieu d’un. Je m’étonnais de voir comment il pouvait travailler sur deux documentaires simultanément. Parfois, nous ne savions même pas sur quel documentaire Taalay travaillait. Il voulait nous faire la surprise. Il était très bon à la recherche. Une autre de ses vertus importantes était qu’il voulait toujours que sa famille et ses proches soient liés à la Jama’at et qu’ils la servent. Il était très heureux quand je lui disais qu’untel de ses parents avait rendu tel ou tel service au sein de la Review. »

Qouddous Arif Sahib, le Sadr du Khuddam ul Ahmadiyya du Royaume-Uni, déclare : « J’étais en relation avec lui depuis l’enfance. J’ai constaté que Taalay avait marqué [des passages] du court commentaire de Hazrat Malik Ghulam Farid Sahib ou le commentaire en cinq volumes ; il avait surligné divers versets et y avait mis étiquettes. » Pour ce qui est des commentaires en cinq volumes, il avait pris une année sabbatique après avoir obtenu sa licence. Lors de la classe de Waqf-e-Naw et par la suite aussi, lors d’une audience au bureau, je lui ai demandé de lire ces commentaires en cinq volumes. Je pensais qu’il prendrait quelques années, mais au bout de quelques mois il est venu me dire qu’il avait complété la lecture. J’ai été surpris d’entendre cela.

« Il produit des documentaires que les jeunes adorent. Par exemple, il a réalisé un documentaire sur le football dans lequel l’aspect formation morale a été pris en considération. Il a produit plus d’un documentaire pour la MTA. Lorsque le documentaire “Brutality and Injustice, Two Trials in a Time” a été diffusé j’ai envoyé un message à Taalay pour lui dire que l’émission était très ravivant. Il a répondu en toute humilité : « Veuillez prier pour moi. Tout cela est la grâce d’Allah. »

Lorsque quelqu’un a élevé une objection au titre du documentaire sur Twitter, Taalay m’a expliqué : « J’ai défendu ce titre étant donné que c’est le Calife en personne qui l’avait approuvé. Si Abid ou moi l’avions choisi, je n’aurais jamais rien dit. Mais étant donné que c’est le Calife qui l’avait approuvé, j’ai dû fournir des explications et le défendre. »

[Qouddous Arif] ajoute : « Lors du Virtual Atfal Rally de l’année dernière, par l’intermédiaire du Mohtamin Atfal j’ai demandé à Taalay de présenter certains de ses récits [personnels] sur le Calife. Au début il n’était pas d’accord. Lorsque je lui ai demandé de le faire en tant que Sadr, il a accepté. » En tout cas, les gens ont beaucoup apprécié ces récits, surtout les enfants. Il a ensuite envoyé un texto au Sadr du Khuddam ul Ahmadiyya lui disant : « Je pensais devoir me réformer [au préalable]. Je pensais que je ne m’étais pas encore réformé au point de pouvoir conseiller les gens et relater ces récits. Ou je pensais relater ces incidents quand je serai proche de la mort durant la vieillesse ; et jusque-là je pensais que je passerais le temps en silence. Mais tu m’as fait sortir ces récits. » Mais Allah savait c’était le moment de partager ces événements.

Son épouse Aziza Satwat déclare : « Il était très affectueux et très gentil avec les enfants ainsi qu’avec moi. Il appréciait chaque petite chose. Il appréciait tout repas que je lui présentais. J’étais un peu bouleversée après le martyre de mon père. Mes fiançailles ont eu lieu très tôt. J’étais vraiment triste parce que je n’avais pas de père. Mais après le mariage, Taalay a bien pris soin de moi et ne m’a pas laissée ressentir [ce vide]. Lorsque je me suis fiancée, je compris à quel point il aimait le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il était jeune mais il pleurait comme un enfant quand il parlait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il pleurait avec des hoquets lorsqu’il racontait à son fils Talal des récits à son sujet. Il connaissait beaucoup d’histoires et d’événements sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). » D’autres ont également écrit à ce sujet, notamment qu’il avait une connaissance profonde de l’histoire et de la vie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Son épouse relate : « Il me disait : « Talal étudie dans une école chrétienne. Quand je l’emmène à l’école, je le fais réciter après moi la sourate Al-Ikhlas en cours de route. » Il avait un grand amour pour le Califat et un grand sens de l’honneur à cet égard. Il existe des faits insignifiants qui démontrent en fait sa sincérité.

Elle dit : « Il était très heureux quand il savait que le Calife était content de lui ou de son fils. Il avait toujours l’habitude, après la rencontre avec le Calife, d’offrir des friandises ou de donner des chocolats à Talal en disant : « Tu es un bon garçon ! » ou encore il nous emmenait manger des glaces. Il était très content de ces petites choses et du fait que son fils s’était très bien comporté en présence du Calife et que notre Moulaqat s’est bien passé. Parfois, il croyait que le Calife n’appréciait pas quelque chose. »

C’était là des craintes imaginaires : moi-même en tant que Calife je ne me souviens pas de pareils incidents.

Son épouse ajoute : « Lorsqu’il imaginait que le Calife de l’époque n’avait pas apprécié quelque chose [chez lui], il pleurait lors de la prière de Tahajjoud et s’excusait auprès d’Allah ; il pleurait comme un enfant. C’est ce qui lui arrivait après avoir réalisé un documentaire : il se souciait de l’approbation du Calife. Il était très content lorsqu’il a lancé l’émission « Cette semaine avec le Calife… » grâce à cela, il avait l’occasion de souvent venir au bureau du Calife et enregistrer les émissions. »

Son épouse ajoute : « Une de ses grandes qualités était qu’il mettait la religion avant le monde. Il était exempt de toute forme de matérialisme. Jamais il n’a rien voulu posséder. Il n’a jamais eu d’avidité pour les choses matérielles dans son cœur ; il ne s’est jamais intéressé aux choses du monde. Si quelqu’un lui offrait un cadeau coûteux, il s’inquiétait de sa possession. Il était très reconnaissant envers Allah : il était content de ce que Dieu lui avait octroyé. Il était satisfait de ce qu’il possédait. Il avait l’habitude de dire que durant l’enfance, il avait lu un incident concernant le Premier Calife et la façon dont Dieu le traitait en matière financière. Il a déclaré : « Après avoir lu cela, j’ai immédiatement imploré Dieu de me traiter de la même manière. » Il avait la certitude que Dieu avait accepté ses prières et qu’il serait toujours traité comme Hazrat Hakim Maulvi Noor ud Din. Cela s’est accompli. »

Son épouse déclare : « Je constatais qu’il recevait soudainement de l’argent [d’ici ou de là] quand il en avait besoin. Quelque temps de cela, une société de prêt l’a appelée après dix ans pour l’informer qu’ils disposaient de mille livres qui lui appartenaient. Il était très heureux de pouvoir payer l’assurance de sa voiture et répondre aux besoins d’entretien de la voiture. »  Il n’a pas fait de demande à ce propos à la Jama’at.

Elle déclare : « J’ai moi-même été témoin du comportement affectueux d’Allah envers lui. Il a raconté l’incident suivant. Il disait : « J’étais étudiant. Cela fait plus de dix ans. J’avais très faim et je n’avais pas d’argent. J’ai prié et quand j’ai fait mes salutations j’ai trouvé dix livres sterling sous le lit. J’étais étonné qu’Allah m’avait envoyé cette somme. » Il avait une grande confiance [en Dieu]. Les gens se préparent financièrement, mais il était quant à lui sûr qu’Allah pourvoirait à ses besoins et que ce n’était pas la peine pour lui de courir derrière le monde ; et qu’il devait respecter quant à lui son Waqf. »

Elle ajoute : « Nous étions dans la première maison en location et notre contrat avait expiré. Il y avait la taxe d’habitation et les factures d’électricité. La mairie l’a informé qu’il y avait un excédent de 200-300 livres sterling dans son compte. Il a déclaré qu’il retournerait cette somme immédiatement à la Jama’at. »

Or jamais la Jama’at ne lui a demandé d’être aussi strict et de rendre l’argent [immédiatement]. Mais il n’a pas toléré cela. Il a dit : « Je dois le rendre à la Jama’at et ne pas être un fardeau pour la Jama’at. »

Il avait l’habitude de dire que s’il le pouvait, il ferait tout cela gratuitement. Il n’a jamais aimé être un fardeau pour la Jama’at ou de faire quelque requête à la Jama’at. Son dernier souci était qu’il partait en Afrique avec des équipements coûteux : il se souciait de leur protection et non pas de sa personne.

« Il avait un grand sens de l’hospitalité. Il a toujours pris soin de ma famille. Il portait toujours des vêtements simples. »

Son épouse déclare : « Je pense que certaines personnes l’ont mal compris ou ont cru qu’il était arrogant ou [trop] franc. Mais il était tellement confiant et avait l’habitude de dire de telles choses par amour. Il n’y avait pas trace en lui d’arrogance. Taalay était très indulgent et couvrait les fautes d’autrui. Il n’a jamais gardé de rancune contre qui que ce soit dans son cœur. »

Son père écrit : « Louanges à Allah Qui a choisi notre fils pour le martyre avec une grâce spéciale. Sur la base d’un rêve, j’avais commencé à préparer mentalement ma femme et Taalay. Quand j’ai raconté ce rêve à Taalay il a dit : « Avez-vous déjà rêvé que vous êtes tombé en martyr ? Tout surpris, je lui ai demandé : « Comment l’as-tu découvert ? » Il a dit : « J’ai aussi rêvé que vous étiez tombé en martyr. »

Son père déclare : « Taalay avait le plus grand amour et révérence comme permis par Allah le Tout-Puissant entre un père et son fils. Taalay avait atteint la limite de cet amour et de cette dévotion et je pense que c’est pour cela qu’il a peut-être prié pour qu’au lieu du martyre de son père, il lui soit octroyé à lui, le rang de martyr. Étant donné qu’aux yeux d’Allah il méritait le rang de martyr, Allah lui a conféré ce grade [d’éminence]. Il avait également dit au missionnaire, après avoir été atteint par des balles : « Que je vive ou que je meure, j’ai parachevé ma mission. »

Depuis son enfance Allah avait insufflé dans son cœur ceci : « Je t’ai accordé naissance dans [la] famille [du Messie Promis (a.s.)] » et il devait à présent comprendre sa responsabilité et l’assumer et savoir que sa vie ne lui appartenait plus. « Ce n’est pas la tienne, c’est la mienne et tu ne dois vivre toute cette vie seulement en suivant Mes ordres. » Taalay a scellé sa vie et sa mort, en démontrant qu’il a assumé ses responsabilités. Il possédait une telle âme dans le cœur de laquelle Allah avait rempli de Son amour et de l’amour de ses proches. Il possédait un tel cœur qui, depuis son enfance, faisait trembler ses lèvres innocentes au nom et au souvenir du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et qui lui faisait monter les larmes aux yeux. Il possédait une âme pure dans laquelle il n’y avait aucune trace de mal. Il possédait une beauté extérieure et intérieure et je peux dire qu’il ressemblait au prophète Joseph : de même, il était ferme dans son comportement. Son âme a erré dans les rues de La Mecque et de Médine quatorze cents ans de cela dans l’amour du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ; et son corps était une personnification de l’amour. Chacun de ses mouvements, sa nourriture, sa boisson et son souffle étaient dédiés au Calife du Messie. »

Sa mère, Amatul Shakoor, écrit : « Je suis très chanceuse qu’Allah Tout-Puissant m’a bénie en m’accordant un enfant illustre. Trente et un ans de vie avec Taalay est l’une des plus grandes bénédictions au monde. »

Sa mère a raconté ensuite le rêve d’une femme qui a vu un bébé dans un berceau et ses mains en sortir. Elle dit qu’elle avait entendu l’enfant dire « Assalamou ‘Alaikoum » Il y avait une carte colorée sur laquelle Allah était écrit en arabe et « God » en anglais. La femme a dit : « Je pense que le bleu signifie un garçon ». Une femme avait vu cela dans un rêve avant la naissance de Taalay et elle a vu qu’elle donnerait naissance à un garçon et là où ce garçon partira, la paix et la sécurité prévaudraient. Quoi qu’il en soit, sa mère déclare : « Allah m’a béni d’un enfant magnifique et adorable. Quand il avait quinze ans, en 2005, nous avions tout deux fait la Wassiyat ensemble. Il était très intelligent en matière de religion. À l’âge de trois ans, il avait mémorisé certaines sourates du Saint Coran. » Sa mère avait été très surprise lorsqu’il l’en avait informée.

Elle déclare : « Je me souviens aussi que lorsqu’il avait trois ans, je lui parlais de la prédication et il partageait avec moi très sérieusement les choses qu’il avait l’habitude de dire ou de discuter. Il était également très bon dans les études et a obtenu de très bonnes notes. Je souhaitais qu’il devînt médecin, mais Allah avait un autre plan. Après qu’il eût terminé ses études élémentaires en sciences biomédicales, Allah lui accorda une maîtrise en journalisme. Après le décès de mon fils, j’ai compris plus que jamais à quel point il vous aimait. »

Elle ajoute : « Lorsque vous l’avez choisi pour préparer des documentaires historiques pour la MTA, vous lui avez également dit de travailler de manière indépendante et il a été très impressionné par cela. Sa femme Satwat m’a dit qu’en 2019 il lui a envoyé un email dans lequel il a envoyé un plan pour environ huit émissions et a également écrit : « S’il devait m’arriver quelque chose, il appartiendrait au département intéressé de terminer ces documentaires. » »

Nudrat, sa sœur, déclare : « Après avoir vécu avec Taalay, j’ai reconnu son dévouement au travail de la Jama’at. Il rentrait souvent tard chez lui parce qu’il était occupé à servir la religion. » Il était étudiant à l’université et il logeait chez sa sœur.

Elle relate : « Parfois il retournait après dix heures du soir, parfois après minuit : il mangeait puis se mettait au travail. Même les jours fériés, il n’y avait pas de vacances pour lui jusqu’à ce que le travail de la Jama’at soit terminé. Il était toujours engagé dans le travail de la Jama’at avec beaucoup d’enthousiasme et de passion. Pendant mon temps libre, il regardait souvent des documentaires et des vidéos, mais je n’ai jamais vu personne regarder et analyser un documentaire aussi profondément que lui, comme s’il faisait une étude. Lorsqu’on lui posait des questions à ce sujet il disait que pour affiner ses compétences dans son domaine, il devait étudier les documentaires et les vidéos. Il était très doué dans la réalisation d’excellents documentaires historiques de qualité et dans la préparation de matériel pour la Jama’at. Il possédait aussi une bonne connaissance de la religion.

Si j’avais une question sur un aspect subtil des enseignements islamiques, je me tournais souvent vers Taalay. Il avait étudié profondément les hadiths. Il tirait d’ici ou là un hadith que la plupart des gens ne connaissaient pas et présentait également la référence. Il citait également des versets coraniques sur divers sujets. Il commentait toutes sortes de conversations. Au cours de la discussion, il a exprimé ses opinions avec une telle confiance que d’autres n’ont eu d’autre choix que de les accepter. Il avait également étudié l’arabe et a essayé de le maîtriser. Il connaissait sa grammaire car il voulait comprendre la parole de Dieu dans sa langue d’origine. Je lui ai demandé comment il avait étudié l’arabe si profondément et il m’a envoyé une liste complète de points et m’a guidé. La liste contenait vingt-six leçons et de nombreux points, ainsi que de nombreuses recettes. Taalay n’utilisait toutes ces facultés mentales que pour se rapprocher de Dieu et servir la Jama’at. »

Elle ajoute : « Taalay m’avait mentionné deux rêves en particulier directement et qui semblent indiquer son martyre. Parlant de son fils Talal dans le premier rêve, Taalay a dit que Talal était terrifié par la mort de l’un de ses parents et la raison en était qu’il était au courant du martyre de l’oncle Qadir. En disant cela, Taalay est devenu un peu sérieux et il a baissé la voix. Les détails de ce rêve ne sont pas tout à fait clairs dans ma mémoire mais le message général de Taalay est « je ne prétends pas que je passerai par un incident similaire à celui de mon beau-père, mais j’ai fait ce rêve et il y est dit qu’il y aurait un événement similaire. »

Dans ce rêve Taalay portait les vêtements du Khuddam ul Ahmadiyya et entrait au paradis avec un drapeau et tout le monde l’appelait par le nom de son beau-père en disant : « Mirza Ghulam Qadir est venu ! »

Le deuxième rêve est conservé sous la forme d’un message que Taalay m’a envoyé alors que j’étais malade pendant la grossesse et que mon état très critique. J’ai été admise à l’hôpital à plusieurs reprises et il m’appelait souvent pour me poser des questions sur mon état et me rassurer. À ce moment-là, il a mentionné l’un de ses rêves qui était que ses sœurs vivraient après sa mort. Il a déclaré que quelques années de cela, il avait fait un rêve dans lequel il voyait qu’il entrait au paradis et qu’on y avait organisé une fête pour l’accueillir. [Il dit :] « J’étais choqué et inquiet de savoir que j’étais mort : j’avais peur que mes sœurs cadettes ne soient mortes avant moi. J’ai regardé autour de moi et je n’en ai trouvé aucune. » Il dit à sa sœur que si ce rêve est vrai, ne t’inquiète pas, part à l’hôpital. Les médecins disent que ton état est grave, mais ne t’inquiète pas, si ce rêve est vrai, tout ira bien. Par la grâce d’Allah à partir de là, tout s’est amélioré. Je suis également fière de l’intelligence de Taalay et de son amour pour le Califat aussi. »

Sa sœur cadette déclare : « Il était le meilleur modèle. J’ai eu l’occasion d’apprendre beaucoup de choses de lui. Quand j’avais 13 ou 14 ans, il a voulu me réciter sa sourate préférée : il a lu la sourate Yousouf sur un très bon ton et avec grande joie. Il disait aussi qu’il écoutait les Dars coraniques du quatrième Calife lorsqu’il partait au bureau et en revenait. »

Sa sœur dit : « Une fois, je lui ai raconté une blague à propos du christianisme et dans laquelle cette religion était la cible de ridicule. Il m’a dit que nous ne devrions pas nous moquer des religions sinon les autres nous critiqueront. »

Abid Waheed est le secrétaire du bureau central Press and Media : il est aussi son l’oncle maternel du défunt. Il déclare : « Ma relation avec Taalay était spéciale. Ce n’était pas uniquement une simple relation mais une qui comportait différents liens. J’étais son oncle maternel mais il n’y avait pas beaucoup de différence d’âge entre nous : il était comme un petit frère et un ami pour moi. Nous n’avions une différence d’âge que de 7 ans. » Il ajoute : « J’ai toujours ressenti et je suis témoin qu’il avait un grand amour pour la famille du Messie Promis (as). Mais si une personne de cette famille commettait un acte répréhensible, il en était alors très attristé, car cela portait atteinte au Messie Promis (as) et au Calife (aba). »

Il avait un grand amour mais pas un amour aveugle pour ces personnes, et il était attristé lorsqu’une personne de la famille faisait quelque chose qui portait atteinte au nom du Messie Promis (as), de sa famille ou au nom du Calife (aba).

Il ajoute : « Il discutait souvent avec moi de ces problématiques ; et quand il en parlait, la tristesse transparaissait de sa voix. Il était fier d’être un membre de la famille du Messie Promis (as), mais ce n’était pas un honneur dont il faisait mention à tout le monde, ou bien dont il essayait de tirer un bénéfice illégitime. Beaucoup de personnes ne le savaient pas. »

Il continue : « Après avoir travaillé pendant quelques mois au sein du département MTA News, Taalay est venu me voir et m’a dit : « MTA News est considérée comme la section la moins intéressante de la MTA, et les gens de la MTA le manifestent ouvertement ou bien à travers leur comportement que MTA News est la section la plus faible de la MTA. » Mais Taalay avait décidé de relever ce défi, et disait de façon très confiante : « Incha Allah quand le travail sera accompli, les gens regarderont MTA News avec un grand intérêt, et ils diront que la meilleure émission de la MTA est MTA News. C’est un défi que j’ai décidé de relever ! » Suite à cela, Taalay avait préparé des documentaires ainsi que d’autres émissions. Lors de la préparation des documentaires, j’ai remarqué qu’il travaillait 18 à 19h par jour.

Son séjour récent en Afrique a été fait dans ce cadre. Je lui avais conseillé de faire un documentaire en Afrique sur le programme Nusrat Jehan. Selon le programme, il devait d’abord se rendre au Ghana, ensuite en Sierra Leone, puis en Gambie. Il s’était également préparé en conséquence pour préparer un documentaire sur le projet Nusrat Jehan. Avant de se rendre en Afrique, Taalay avait tout correctement préparé. Il avait préparé un itinéraire de voyage très minutieux, ainsi qu’un agenda de son programme quotidien afin qu’il ne perde pas de temps. Il a vraiment préparé ce séjour avec un grand sérieux. »

Il ajoute : « Souvent, l’avis de Taalay divergeait du mien, et dès que j’entamais un débat j’abandonnais quelques minutes plus tard, car je savais que tant que je n’accepte pas son point de vue il n’arrêtera pas de débattre et continuera de donner d’autres arguments. Mais j’ai remarqué que lorsqu’on lui disait que tel est l’avis du Calife alors il disait : « Si l’avis du Calife diffère le moindrement du mien alors j’accepterai que j’ai tout à fait tort. »

Il était en train de préparer un documentaire sur Hazrat Mirza Bashir Ahmad (ra). Sa cousine, qui est l’arrière-petite-fille de Hazrat Mirza Bashir Ahmad (ra), lui a dit : « Fais en sorte de préparer également un très bon documentaire au sujet d’Abba Jan, car il n’y en a pas tous les jours. » Il a répondu : « Je ne pense pas qu’il sera aussi bon, car il n’est pas au sujet d’un Calife. Mais qu’Allah fasse que les gens l’apprécient. » Tel était le lien qu’il avait avec le Califat.

Mirza Talha Ahmad a écrit : « Il avait également comme projet de faire un documentaire au sujet de Chaudhry Zafrulla Khan (ra), pour lequel il m’avait donné un peu de travail à faire. Par la grâce d’Allah, il préparait de très bons documentaires. Il avait un don pour l’écriture des scripts et pour la narration. »

Adam Walker écrit – enfin, il me semble que c’est bien Adam Walker :

« Je connais Taalay depuis l’enfance. Nous avons servi ensemble au sein du Khuddam ul Ahmadiyya et ensuite au sein du Bureau Central de la Presse et de la MTA. En ce qui concerne le travail de la MTA, j’ai particulièrement noté que Taalay travaillait d’une façon très minutieuse. Il regardait les choses dans leurs moindres détails. Si une idée lui venait en tête pour transmettre aux gens le message du Messie Promis (as) ou des paroles et directives du Calife (aba), il la partageait sans hésiter avec moi. Il réfléchissait à comment le message pouvait être transmis aux gens à travers différentes plateformes en ligne. Cela montre à quel point il prenait en considération de façon détaillée vos directives et essayait de les mettre en application. Il donnait toujours préséance à la vérité. S’il devait donner un conseil ou faire part de son avis, il le faisait toujours avec vérité : ses paroles n’étaient jamais confuses. Il donnait toujours des avis sincères aux autres collègues avec lesquels il travaillait. »

Naseem Bajwa écrit : « De 2001 à 2009, j’ai servi en tant que missionnaire dans la région de Bradford et dans ce cadre je visitais également la Jama’at de Hartlepool. » Il ajoute : « Je le voyais participer en tant que Tifl avec joie aux programmes. Il était ponctuel, sérieux, intelligent, il avait envie d’augmenter ses connaissances religieuses, il prenait son temps pour faire la prière, il était fidèle, hospitalier, il respectait les aînés, il aimait le Calife, et il appréciait écouter ses paroles. Il remplissait parfaitement ses responsabilités, il était attentif et soucieux, il s’adonnait au dhikr, et participait avec grand plaisir aux activités de Tabligh, c’était un Tifl qui lisait le Coran d’une très belle façon. Par la suite, durant sa jeunesse, ses qualités sont devenues encore plus manifestes. »

L’une de ses cousines, Mubaraka Noman, écrit : « L’une des qualités que j’ai toujours vues chez Taalay était, qu’étant Wâqif-e-Zindagi, il se contentait de ce qu’il avait et faisait preuve d’une grande simplicité. Il énumérait souvent les grâces qu’Allah avait répandues sur lui. Je n’ai jamais vu une quelconque trace de désir mondain en lui. Au contraire, dès qu’un sujet mondain était abordé en sa présence, il riait à sa manière, et il était reconnaissant qu’en tant que personne dédiée, Dieu avait rendu toutes ces choses insignifiantes à ses yeux, et Dieu S’est occupé Lui-même de tous ses besoins. Il était un véritable Wâqif-e-Zindagi. »

L’un de ses amis et missionnaires, Nosherwan Rashid, écrit :

« Depuis trois ans j’ai eu l’opportunité de travailler avec le frère Taalay dans le département de MTA News. Taalay était à la fois mon collègue et mentor depuis 3 ans, et il était encore plus mon ami et frère. » Il continue : « Durant ces trois ans, j’ai vu Taalay jeûner régulièrement le jeudi, et être très soucieux de ses cinq prières quotidiennes. Il se rendait toujours à la mosquée avant l’heure et j’ai également vu qu’il réglait ses cotisations avant l’heure. »

Il y a de nombreux récits similaires que nombre de personnes m’ont écrits. Je n’en ai présenté que quelques-uns en fonction du temps. Il a été à la hauteur de son appartenance physique et spirituelle à la progéniture du Saint Prophète (sa) et du Messie Promis (as). Allah le Très-Haut a fait en sorte que, comme il était de la progéniture du Saint Prophète (sa), Il a choisi le mois de Mouharram pour son sacrifice. Comme je l’ai mentionné, il était un diamant Wâqif-e-Zindagi. Qu’Allah élève continuellement son rang. J’espère qu’Allah lui a donné une place auprès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Une personne a même vu en rêve après son décès que le Saint Prophète (sa) était debout à un endroit et Taalay a couru vers lui pour le prendre dans ses bras ; le Saint Prophète (sa) l’a également pris dans ses bras en lui disant :

« Viens mon fils. Tu es le bienvenu. » Combien chanceux sont ces personnes qui atteignent ce rang en faisant des sacrifices dans la voie de la religion. Qu’Allah protège sa femme et ses enfants, et qu’il leur accorde la patience et le courage. Qu’Il accorde également la patience à ses parents et à ses frères et sœurs, et qu’Il permette à ses frères et sœurs ainsi qu’à ses enfants de perpétuer ses nobles actions. La prière funéraire aura lieu après la prière [de Joumou’ah]. Sa dépouille est arrivée.