Sermon du vendredi 29 octobre 2021, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak, à Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. Après le Tashahoud, le Ta’awudh et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Le Calife ‘Oumar (r.a.) faisait partie de ceux à qui le Saint Prophète (s.a.w.) avait donné la bonne nouvelle du paradis. Abou Moussa (r.a.) relate : « Le Saint Prophète (s.a.w.) était dans un des vergers de Médine. Une personne s’y est présentée et a demandé qu’on lui ouvre le portail. Le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Ouvrez-lui la porte et donnez-lui la bonne nouvelle du paradis. » Abou Moussa (r.a.) déclare : « Je lui ai ouvert la porte et j’ai constaté qu’il s’agissait d’Abou Bakr. Je lui ai donné la bonne nouvelle offerte par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). « Al-hamdou lillah ! » a-t-il déclaré. Une autre personne s’est présentée et a demandé qu’on lui ouvre la porte. Le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Ouvrez-lui la porte et donnez-lui la bonne nouvelle du paradis. » J’ai ouvert la porte et j’ai constaté qu’il s’agissait d’Oumar (r.a.). Je lui ai répété les paroles du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il a déclaré : « Al-hamdou lillah ! » Une troisième personne s’est présentée et a demandé qu’on lui ouvre la porte. Le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Ouvrez-lui la porte et donnez-lui la bonne nouvelle du paradis et ce en dépit d’un malheur qui le frappera. » J’ai constaté qu’il s’agissait d’Outhman. Je lui ai répété les propos du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il a déclaré : « Al-hamdou lillah ! » Ensuite : « Seul Allah est digne d’être imploré pour se prémunir des malheurs ! »

‘Abdour Rahman Ibn ‘Awf relate : « Le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Abou Bakr méritera le paradis. ‘Oumar (r.a.) méritera le paradis. ‘Outhman méritera le paradis. »

Il avait dit cela à propos de dix personnes.

« ‘Ali méritera le paradis. Talha méritera le paradis. Zoubayr méritera le paradis. ‘Abdour Rahman Ibn ‘Awf méritera le paradis. Sa’d Ibn Abi Waqqas méritera le paradis et Sa’ïd Ibn Zayd méritera le paradis. Abou ‘Oubaydah Ibn Al-Jarrah méritera le paradis. »

Abou Hourayrah (r.a.) relate : « Un jour, nous étions auprès le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il a déclaré : « J’étais endormi et je me suis vu au paradis. J’ai vu une femme en train de faire ses ablutions tout près d’un palais. Je lui ai demandé à qui appartenait ce palais. Les gens ont répondu : « A ‘Oumar Ibn Al-Khattab. » M’étant souvenu de son sens de l’honneur, je suis rentré. » ‘Oumar (r.a.), qui était présent, a pleuré en entendant cela. Il a déclaré : « O Envoyé d’Allah ! Vais-je me détourner de vous par fierté ? Pourquoi êtes-vous rentré ? Accordez-moi vos bénédictions ! »

Abou Sa’ïd Al-Khoudri (r.a.) relate : « Le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Un des ‘il-lîyîn se tournera vers les gens du paradis. La vue de son visage embrasera tout le paradis. Il sera comme une étoile scintillante. Abou Bakr et ‘Oumar (r.a.) feront partie d’eux. Tout deux sont excellents. »

‘Abdoullah Ibn Mas’oud déclare : « Le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Un des habitants du paradis vient vers vous. » Abou Bakr s’est présenté. Ensuite il a déclaré : « Un des habitants du paradis vient vers vous. » Et ‘Oumar (r.a.) s’est présenté.

Dans un autre récit, Anas relate que le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré à propos d’Abou Bakr et d’Oumar (r.a.) : « Abou Bakr et ‘Oumar (r.a.) sont les chefs des aînés parmi les premiers et les derniers du paradis, sauf des prophètes et des envoyés. »

Abou Hourayrah déclare que le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « ‘Oumar Ibn Al-Khattab est la lampe du paradis. »

Voici d’autres récits rapportant les propos du Saint Prophète (s.a.w.) sur le statut d’Oumar (r.a.).

‘Ouqbah Ibn ‘Amir relate que le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « S’il devait y avoir de prophète après moi, il s’agirait certainement d’Oumar (r.a.) Ibn Al-Khattab. » Il s’agit ici d’un prophète venant immédiatement après le Saint Prophète (s.a.w.) : sinon le Saint Prophète (s.a.w.) lui-même a qualifié de Nabiyyoullah (prophète d’Allah) le Messie et Mahdi qui devait apparaître à l’avenir.

Le Saint Prophète (s.a.w.) a par ailleurs qualifié ‘Oumar (r.a.) Ibn Al-Khattab de Mouhaddath (personne recevant des révélations divines).

‘Aïcha (r.a.) raconte que le Prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « Il y avait sûrement des Mouhaddathoun parmi les premières oummahs, et s’il y en a un dans mon Oummah, il s’agit d’Oumar Ibn al-Khattab. »

Abou Hourayrah rapporte que le Saint Prophète (s.a.w.) a dit : « Il existait dans les oummahs vous précédant des Mouhaddaths. Et s’il existe dans ma ummah une personne de cette catégorie, il s’agit d’Oumar (r.a.). »

Les Mouhaddaths sont ceux qui sont récipiendaires de révélations et de visions en grand nombre.

Puis il a déclaré : « Allah parlait à de nombreux hommes parmi les Enfants d’Israël avant vous, même s’ils n’étaient pas des prophètes. S’il existe quelqu’un de cette catégorie au sein de cette Oummah, il s’agit d’Oumar (r.a.). »

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Allah utilise toujours des métaphores et attribue le nom de l’un à l’autre eu égard à sa nature, attributs et capacités similaires. Celui qui possède un cœur ressemblant à celui d’Abraham est Abraham aux yeux de Dieu. Celui qui possède un cœur similaire à celui d’Oumar Al-Farouq est ‘Oumar Al-Farouq aux yeux de Dieu. N’avez-vous pas lu ce hadith dans lequel il est dit que s’il existe un Mouhaddath au sein de cette Oummah avec lequel Dieu parle, il s’agit d’Oumar (r.a.) ? Ce hadith signifie-t-il que la Mouhaddathiyyah s’est terminée avec ‘Oumar (r.a.) ? Certainement pas. Au contraire, le sens du hadith est qu’une personne dont la condition spirituelle est conforme à la condition spirituelle d’Oumar sera un Mouhaddath en cas de besoin. »

Il déclare : « Moi-même j’ai reçu la révélation suivante :

انت محدث اللہ فیک مادة فاروقیة

« Tu es le Mouhaddath d’Allah et tu possèdes en toi les qualités du Farouq. »

Comme je l’ai déclaré dans un sermon précédent, ‘Oumar (r.a.) avait suggéré la préservation et la compilation du Coran. Je souhaite le mentionner ici. À l’époque d’Abou Bakr (r.a.), au cours de la bataille de Yamama, soixante-dix Houffâdh, qui avaient mémorisé le Saint Coran, étaient tombés en martyrs. Zayd Ibn Thabit Al-Ansari relate à ce propos : « Abou Bakr (r.a.) m’a fait appeler lorsque les gens de Yamama sont tombés en martyr ; ‘Oumar (r.a.) était à ses côtés. Abou Bakr (r.a.) a déclaré : «’Oumar (r.a.) est venu me voir et m’a informé que de nombreux musulmans sont tombés en martyr au cours de la bataille de Yamama, et j’ai peur que d’autres Qaris (personnes ayant mémorisé le Saint Coran) ne tombent en martyrs au cours d’autres batailles, et qu’ainsi une partie du Coran soit perdue, à moins que tu ne compiles l’ensemble des versets du Coran ; je suis d’avis qu’il faut le faire. « Abou Bakr a ajouté : « J’ai dit à ‘Oumar (r.a.) : comment puis-je ordonner quelque chose qui n’a pas été ordonnée par le Saint Prophète (s.a.w.) ? «’Oumar (r.a.) a répondu : « Par Dieu, il s’agit d’une noble tâche ! » Il m’a répété cela à plusieurs reprises, au point où Allah m’a convaincu qu’il fallait le faire ; et je considère pertinent ce qu’Oumar (r.a.) a proposé. »

C’est-à dire qu’il fallait compiler le Coran. Zayd Ibn Thabit a commencé à travailler dessus. J’en avais déjà mentionné les détails dans le passé.

Hazrat Mouslih Maw’oud (ra) explique ceci à propos de la mémorisation du Saint Coran par ‘Oumar (r.a.) : « Abou ‘Oubayd déclare que les compagnons Mouhajirîn suivants du Saint Prophète (s.a.w.) avaient mémorisé le Coran : Abou Bakr, ‘Oumar (r.a.), ‘Outhman, ‘Ali, Talha, Sa’d Ibn Mas’oud, Houdhayfah, Sâlim, Abou Hourayrah, ‘Abdoullah Ibn Al-Saib, ‘Abdoullah Ibn ‘Oumar (r.a.) et ‘Abdoullah Ibn ‘Abbas. »

On dit également que certaines révélations reçues par le Saint Prophète (s.a.w.) étaient en accord à l’opinion d’Oumar (r.a.) ou qu’il était du même avis lorsque ces versets ont été révélés. Les Sihâh Al-Sittah évoquent trois points de convergence. Cependant, si ces narrations de Sihâh Al-Sittah sont étudiées dans leur ensemble, leur nombre passe à sept. Selon un hadith du Sahih Al-Boukhari, ‘Oumar (r.a.) a dit : « Mon opinion était conforme à la volonté de mon Seigneur sur trois points. J’avais dit : « O Prophète d’Allah ! Nous devons faire du Maqam Ibrahim un lieu de prière. Par la suite, le verset suivant a été révélé :

وَاتَّخِذُوا مِنْ مَقَامِ إِبْرَاهِيمَ مُصَلًّى

J’ai parlé à propos du port du voile et un commandement a été révélé à ce propos.

J’ai dit : « O Envoyé d’Allah ! Il vaut mieux que vous demandiez à vos épouses de porter le voile, car des gens respectables et moins respectables leur parlent. »

Suite à cela, le commandement sur le voile a été révélé. Une fois, les épouses du Saint Prophète (s.a.w.) s’étaient unies sur une affaire le concernant pour une question d’honneur. ‘Oumar (r.a.) a dit : « Je leur ai dit – (parmi ces épouses se trouvaient aussi Hafsa, sa fille) – « si le Saint Prophète (s.a.w.) vous donne le divorce, j’espère Dieu lui accordera de meilleures épouses que vous. » Sur ce, le verset suivant lui a été révélé :

عَسَى رَبُّهُ إِنْ طَلَّقَكُنَّ أَنْ يُبْدِلَهُ أَزْوَاجًا خَيْرًا مِنْكُنَّ

« S’il divorce d’avec vous, il se peut que son Seigneur lui accorde à votre place des épouses qui soient meilleures que vous. » (66 : 5) »

Selon un récit du Sahih Mouslim, Ibn ‘Oumar relate qu’Oumar (r.a.) a déclaré : « À trois reprises, mon opinion était conforme à celui de mon Seigneur. Concernant la Maqam Ibrahim, sur le voile et sur les prisonniers de Badr. »

Mais le récit sur les prisonniers de Badr n’est pas authentique. Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) a commenté à ce propos en détail ainsi que Hazrat Mirza Bashir Ahmad en présentant différentes preuves. Certains anciens savants et commentateurs ont prouvé que le récit sur la punition des prisonniers de Badr n’est pas correct. C’est un point que j’avais expliqué dans un précédent sermon.

Le Sahih Mouslim mentionne que le refus du Calife ‘Oumar (r.a.) de diriger les funérailles des hypocrites est en accord avec la révélation coranique. Ibn ‘Oumar (r.a.) relate : « Quand ‘Abdoullah Ibn Oubay Ibn Saloul est décédé, ‘Abdoullah Ibn ‘Abdillah, son fils, s’est rendu chez le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et lui a demandé de bien vouloir lui remettre sa chemise afin de l’utiliser comme linceul pour son père. Le Saint Prophète (s.a.w.) lui a offert une chemise. Il lui a aussi demandé de diriger sa prière funéraire. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) s’est rendu auprès de lui pour diriger sa prière funéraire. ‘Oumar (r.a.) a attrapé son vêtement et a dit : « O Envoyé d’Allah ! Allez-vous diriger sa prière funéraire quand Allah vous l’a interdit ? « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Allah m’a donné le choix en disant :

اسْتَغْفِرْ لَهُمْ أَوْ لَا تَسْتَغْفِرْ

« Que tu demandes pardon pour eux ou que tu ne demandes pas pardon pour eux ; même si tu demandais soixante-dix fois pardon pour eux (Allah ne les pardonnera pas) »

Il a dit : « Je demanderai pardon plus de soixante-dix fois. »

« Oumar (r.a.) a dit qu’il est un hypocrite mais le Saint Prophète (s.a.w.) a offert sa prière funéraire puis Allah a révélé ce verset.

وَلَا تُصَلِّ عَلَى أَحَدٍ مِنْهُمْ مَاتَ أَبَدًا

« N’offre jamais la prière funéraire pour l’un d’eux, c’est-à-dire l’un des hypocrites. Et ne te tiens jamais sur leur tombe pour prier. »

Le Sounan al-Tirmidhi mentionne la révélation du Coran sur l’interdiction de l’alcool conformément à l’opinion du Calife ‘Oumar (r.a.).

‘Oumar (r.a.) Ibn al-Khattab a prié : « Allah, offre-nous une décision satisfaisante sur le vin. »

Sur ce verset de la sourate Al-Baqarah :

يَسْأَلُونَكَ عَنِ الْخَمْرِ وَالْمَيْسِر

Ils t’interrogent sur les intoxicants et les jeux de hasard. Dis-leur : « Tous deux comportent un grand péché, en même temps que certains avantages pour les hommes ; mais leur côté péché l’emporte sur les avantages. »

En entendant ce verset, ‘Oumar (r.a.) dit : « O Allah ! Donne-nous un commandement clair sur l’alcool. »

Ce verset de la sourate An-Nisâ a été révélé :

لَا تَقْرَبُوا الصَّلَاةَ وَأَنْتُمْ سُكَارَى

« Ô vous qui croyez ! N’approchez pas la Prière quand vous êtes dans un état de confusion mentale jusqu’à ce que vous ayez pleine connaissance de ce que vous dites. » (4 : 43)

‘Oumar (r.a.) est revenu et on lui a présenté ce verset. Il a déclaré : « O Allah ! Précise-nous le commandement sur le vin. » Ensuite, le verset de la sourate Al-Mâ’idah a été révélé :


إِنَّمَا يُرِيدُ الشَّيْطَانُ أَنْ يُوقِعَ بَيْنَكُمُ الْعَدَاوَةَ وَالْبَغْضَاءَ فِي الْخَمْرِ وَالْمَيْسِرِ وَيَصُدَّكُمْ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ وَعَنِ الصَّلَاةِ فَهَلْ أَنْتُمْ مُنْتَهُونَ

Satan ne désire que créer de l’inimitié et de la haine parmi vous au moyen des intoxicants et des jeux de hasard, et vous retenir ainsi du souvenir d’Allah et de la Prière. Mais vous abstiendrez-vous ? (5 : 92)

On a cité ce verset de nouveau à ‘Oumar (r.a.) et il a déclaré : « Nous allons nous abstenir ! Nous allons nous abstenir ! »

En sus de ces accords mentionnés dans les Sihâh Al-Sittah, les biographes ont également mentionné plusieurs autres. Le ‘Allamah Al-Souyouti en a mentionné une vingtaine.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Connaissez-vous le statut du Calife ‘Oumar (r.a.) et à quel point il est grand parmi les Compagnons ? Parfois, des versets du Coran étaient révélés selon son opinion. Il y a un hadith disant que Satan a peur de l’ombre d’Oumar. Le deuxième hadith est que s’il devait y avoir de prophète après moi, il s’agirait d’Oumar (r.a.). Le troisième hadith est qu’il y a eu des Mouhaddaths dans les premières oummahs. S’il y a un Mouhaddath au sein de cette Oummah, il s’agit d’Oumar (r.a.). »

Le Calife ‘Oumar (r.a.) avait donné des conseils lors d’expéditions et le Saint Prophète (s.a.w.) les avait acceptés.

Le rapporteur du récit suivant doute si c’est Abou Hourayra ou Abou Said qui aurait relaté ce qui suit. En tout cas, il déclare : « Le jour de la bataille de Tabuk a eu lieu, les gens étaient très affamés. Nous avons demandé : « O Envoyé d’Allah ! Si vous nous le permettez, nous abattrons nos chameaux porteurs d’eau et nous mangerons et utiliserons de la graisse. » Le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Vous pouvez le faire. » Sur ce ‘Oumar (r.a.) est venu le voir et lui a dit : « O Messager d’Allah ! Si on le fait nous aurons moins de montures. Demandez aux gens d’amener le reste de leurs provisions. Puis priez pour qu’Allah le bénisse. Il se peut qu’Allah les bénisse. » Le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Oui ! C’est bien vrai ! » Le narrateur déclare que le Saint Prophète (s.a.w.) a demandé qu’on lui apporte un tapis en cuir. Il l’a étendu, puis il a demandé qu’on apporte le reste de la nourriture. Le narrateur dit qu’untel a apporté une poignée de maïs, untel a apporté une poignée de dattes, un autre a apporté un morceau de pain. En fin de compte, tout a été entassé sur le tapis. Le narrateur déclare que le Saint Prophète (s.a.w.) a prié pour qu’Allah bénisse cette nourriture. Ensuite il a dit : « Prenez-en dans vos récipients. » Ils en ont pris tant et si bien que tous les récipients des soldats étaient remplis.

Puis ils ont tous mangé à satiété et il restait encore de nourriture. Le Messager d’Allah (s.a.w.) a déclaré : « J’atteste que personne n’est digne d’adoration excepté Allah et que je suis le Messager d’Allah. On n’interdira pas le paradis à celui qui rencontrera Dieu sans douter de ces deux témoignages. »

Il s’agit d’un récit tiré du Sahih Mouslim.

Selon le récit d’Al-Boukhari, Yazid Ibn Abi ‘Oubayd déclare que Salamah Ibn ‘Ouqbah a dit que lors d’un voyage, les provisions commençaient à diminuer tant et si bien qu’ils n’avaient presque plus rien. Ils ont demandé au Saint Prophète (s.a.w.) la permission d’abattre leurs chameaux. Il leur en a donné la permission. Ensuite ‘Oumar (r.a.) les a rencontrés et ils lui en ont parlé. Sur ce, il a demandé : « Comment survivrez-vous après avoir tué vos chameaux ? » En disant cela, ‘Oumar (r.a.) est parti voir le Saint Prophète (s.a.w.) et lui a dit : « O Messager d’Allah ! Comment vont-ils survivre après avoir tué leurs chameaux ? » Le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « Demandez à tout le monde d’apporter le reste de leur provision. » Puis le Saint Prophète (s.a.w.) a prié et a béni cette provision. Ensuite, il a demandé qu’ils apportent leurs récipients. Les gens en ont pris en abondance. Quand ils avaient fini, le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Je témoigne qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que je suis le Messager d’Allah. »

Le Calife ‘Oumar (r.a.) avait également fait un rêve sur l’appel à la prière. Hazrat Mouslih Maw’oud déclare :

« À l’époque du Saint Prophète (s.a.w.), certains compagnons recevaient des révélations. Il y avait un compagnon qui se prénommait ‘Abdoullah Ibn Zayd. Allah le Très-Haut lui avait enseigné l’Adhan à travers un rêve. Et le Saint Prophète (s.a.w.) s’était appuyé sur son rêve pour introduire l’Adhan parmi les musulmans. Une révélation coranique ultérieure l’a également confirmé. ‘Oumar (r.a.) a déclaré : « Dieu le Très-Haut m’avait enseigné le même Adhan mais je suis resté silencieux pendant vingt jours, en me disant qu’une autre personne avait relaté cela au Saint Prophète (s.a.w.). «

Selon un autre récit, ‘Oumar (r.a.) avait déclaré : « Un ange m’avait enseigné l’appel à la prière et je n’étais pas complètement endormi : j’étais entre le sommeil et l’éveil. »

Il y a aussi un récit du Sounan al-Tirmidhi que j’ai déjà relaté dans le passé et que je citerai de nouveau ici. Les paroles de la fin démontrent l’importance du rêve d’Oumar (r.a.) aux yeux du Saint Prophète.

Muhammad Ibn ‘Abdillah Ibn Zayd relate ceci de son père : « Un matin, nous nous sommes rendus auprès du Saint Prophète (s.a.w.), et je lui ai conté mon rêve. Le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Ce songe est certainement véridique. Vas accompagné de Bilal, car il possède une voix plus forte que la tienne. Répète-lui ce qu’on t’a enseigné dans le songe, afin qu’il en fasse l’annonce. » ‘Abdoullah Ibn Zayd a déclaré : « Lorsque ‘Oumar (r.a.) Ibn al-Khattab (r.a.) a entendu la voix de Bilal (r.a.) invitant à la prière, ‘Oumar (r.a.) s’est rendu auprès du Saint Prophète (s.a.w.) en traînant son châle, et il a dit : « Ô Messager d’Allah ! Je jure au nom de Celui qui vous a envoyé avec la vérité ! J’avais vu (en songe) les mêmes paroles que cet appel. » Le rapporteur a déclaré que le Saint Prophète (s.a.w.) avait répondu : « Toutes les louanges appartiennent à Allah ! La véridicité de cette parole n’en est que plus renforcée. » C’est-à-dire que ce songe a été davantage confirmé.

Comment ‘Oumar (r.a.) traitait-il et respectait-il le Saint Prophète (s.a.w.) ? Quel était le statut du Saint Prophète (s.a.w.) aux yeux d’Oumar (r.a.) ? Ibn ‘Oumar relate qu’il était en voyage avec le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il était monté sur un chameau d’Oumar (r.a.) qui était bruyant et qui dépassait Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

‘Oumar (r.a.), son père, lui disait : « O ‘Abdoullah ! Personne ne doit dépasser le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). » C.-à-d., ta monture ne doit pas dépasser celle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Le Saint Prophète (s.a.w.) a dit à ‘Oumar : « Vends-moi cette monture. » ‘Oumar (r.a.) a déclaré : « C’est la vôtre. » Le Saint Prophète (s.a.w.) l’a achetée et il a dit : « ‘Abdoullah ! Ce chameau t’appartient. Tu peux faire ce que tu souhaites avec. » Il l’a ensuite offert en cadeau.

Anas Ibn Malik raconte : « Le Saint Prophète (s.a.w.) est venu quand le soleil s’est incliné et a offert la prière de Dhouhr. Il s’est tenu sur la chaire et a mentionné l’Heure Déterminée et a dit : « Il y aurait de grands événements. » Ensuite il a dit : « Celui qui souhaite poser des questions pourra le faire. Je répondrai à toutes vos questions tant que je suis présent en cet endroit.

Les gens ont beaucoup pleuré. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit plusieurs fois : « Posez vos questions. » Sur ce, ‘Abdoullah Ibn Houdhafah Al-Sahmi a déclaré : « Qui est mon père ? »

Il a répondu : « Houdhafah ! » Ensuite, il a répété à maintes reprises : « Posez-moi vos questions. » Puis ‘Oumar (r.a.) s’est mis à genoux et a dit : « Nous sommes satisfaits qu’Allah est notre Seigneur, que l’islam est notre religion et que Muhammad est notre prophète. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est devenu silencieux. Puis il a déclaré : « Le paradis et l’enfer m’ont été présentés dans la largeur de ce mur. Je n’ai jamais vu un tel bien et un tel mal. »

Selon un autre récit d’Al-Boukhari, Abou Moussa a déclaré : « On a interrogé le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) sur certaines choses qu’il n’aimait pas. Quand on lui a posé trop de questions, il s’est mis en colère et a dit au peuple : « Demandez-moi ce que vous voulez ! » Quelqu’un a demandé : « Qui est mon père ? » Il a répondu : « Ton père est Houdhafah. » Puis un autre s’est levé et a demandé : « Ô Messager d’Allah, qui est mon père ? » Il a répondu : « Ton père est Salim l’esclave affranchi de Chaybah. » Quand ‘Oumar (r.a.) a vu le changement qui était sur son visage, il a dit : « Ô Messager d’Allah ! Nous nous tournons vers Allah pour notre erreur. » Selon un autre récit du Boukhari, Zouhri relate qu’Anas Ibn Malik m’a dit : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est sorti. ‘Abdoullah Ibn Houfadhah a demandé : « Qui est mon père ? » Il a dit : « Ton père est Houdhafah. » Puis il a dit plusieurs fois : « Posez-moi vos questions ! » ‘Oumar (r.a.) s’est agenouillé et a dit : « Nous sommes satisfaits qu’Allah est notre Seigneur et que l’islam est notre religion et que Muhammad est notre Prophète. » Suite à cela, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est devenu silencieux. »

Abou Qatada Al-Ansari rapporte : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a été interrogé sur son jeûne. Il s’est mis en colère et ‘Oumar (r.a.) a déclaré : « Nous sommes satisfaits qu’Allah est notre Seigneur, que l’islam est notre religion, que Muhammad (s.a.w.) est son messager et que notre allégeance est véritable. »

Selon un autre récit du Sahih Al-Boukhari, ‘Oumar (r.a.) a rendu visite une fois au Saint Prophète (s.a.w.) qui logeait dans une pièce à l’étage. ‘Oumar (r.a.) raconte : « Je suis allé vers lui et j’ai constaté qu’il était allongé sur une natte. Il n’y a aucune couverture entre lui et la natte. La natte a marqué son dos. Il était appuyé sur un oreiller en cuir rempli d’écorce de palmier. J’ai regardé dans la pièce du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et je n’y ai vu que trois peaux brutes. J’ai dit au Prophète (s.a.w.) : « Implorez Allah afin qu’Il offre de la prospérité à votre oummah parce que la Perse et Rome ont reçu beaucoup de richesse et ils ont le monde tandis qu’ils n’adorent pas Allah. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) était allongé ; il a dit : « Fils de Khattab ! As-tu encore des doutes ? Ce sont les gens qui ont reçu rapidement les choses dont ils ont joui dans cette vie mondaine. » J’ai dit : « O Messager d’Allah, priez pour mon pardon. »

Le Messie Promis (r.a.) dit : « Une fois, ‘Oumar (r.a.) s’est rendu chez le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il a constaté qu’il n’y avait aucun objet chez lui. Il était allongé sur une natte dont les marques étaient sur son dos. En voyant cela, ‘Oumar (r.a.) a commencé à pleurer. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé : » Ô ‘Oumar (r.a.), pourquoi pleures-tu ? » ‘Oumar (r.a.) a répondu : « En raison de votre souffrance. César et Chosroès, qui sont des infidèles, mènent une vie confortable, tandis que vous vivez dans ces conditions difficiles. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Qu’est-ce que j’ai à faire avec ce monde ? Mon exemple est celui d’un cavalier chevauchant un chameau dans la chaleur de la journée. Quand la chaleur de l’après-midi le fait souffrir atrocement, il s’arrête à l’ombre d’un arbre pour reprendre son souffle et puis après quelques minutes, il reprend son voyage dans la même chaleur. »

Il y a un incident dans lequel le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait demandé à ‘Oumar (r.a.) de prier pour lui. ‘Oumar (r.a.) a déclaré : « J’ai demandé au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) la permission d’accomplir la ‘Oumrah. Il m’en a donné l’autorisation et a dit : « Mon frère, ne nous oublie pas dans tes prières ! » ‘Oumar (r.a.) a dit : « Ces paroles sont telles que si j’obtiens le monde entier en retour, je ne serais pas autant heureux. »

Selon un autre récit, [le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) aurait déclaré] : « Ô mon frère ! Inclue-nous dans tes prières ! »

L’on peut connaitre l’affection que nourrissait ‘Oumar (r.a.) à l’égard du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) grâce à cet incident. J’en ai déjà fait mention dans un sermon.

‘Aïcha relate que lorsque l’Envoyé d’Allah (s.a.w) est décédé, en entendant cette nouvelle, ‘Oumar (r.a.) s’est levé et a dit : « Par Allah ! Le Messager d’Allah (s.a.w.) n’est pas mort. ‘Oumar (r.a.) avait l’habitude de dire : « Par Dieu ! C’est ce qui m’est venu à l’esprit. Allah le ressuscitera certainement afin de trancher les mains et les pieds de certains hommes. » Cependant, quand Abou Bakr est venu, il a récité le verset 145 de la sourate Al-Imran et a demandé à ‘Oumar (r.a.) de comprendre la réalité, puis l’affaire a pris fin.

Hazrat Mouslih Maw’oud (ra) dit à ce sujet : « Le consensus des Compagnons sur la mort du Prophète (s.a.w.) est que tous les prophètes sont morts. Cela était dû au fait qu’après sa mort, ‘Oumar (r.a.) croyait qu’il était encore en vie et qu’il allait revenir.

Il y croyait tellement qu’il était prêt à trancher le cou de celui qui avait un avis contraire. Mais le Véridique s’est présenté et a récité le verset suivant devant tous les compagnons :

وَمَا مُحَمَّدٌ إِلَّا رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ

Oumar (r.a.) a déclaré : « Mes jambes se sont mises à trembler et je suis tombé par terre sous le choc. » Les Compagnons disaient : « Nous avions l’impression que ce verset avait été révélé le jour même ; et nous l’avions récité dans les rues ce jour-là. » Si un prophète était vivant, l’argument ne serait pas valable : à savoir que si tous les prophètes étaient morts, pourquoi le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ne mourrait-il pas ?

‘Oumar (r.a.) aurait pu déclarer : « Pourquoi trompez-vous les gens ? Jésus est toujours vivant au ciel. S’il est vivant pourquoi le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ne peut-il pas être vivant ? » Mais le silence de tous les Compagnons indique que leur croyance unanime était que Jésus était mort. »

Le Messie Promis (r.a.) a également commenté sur ce sujet. J’ai présenté ses explications dans un sermon précédent.

Comment ‘Oumar (r.a.) avait-il l’habitude de suivre le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ? Ibn ‘Oumar (r.a.) déclare : « L’Envoyé d’Allah (s.a.w) s’est tourné vers la pierre noire et y a mis ses lèvres ; et il a pleuré pendant longtemps. Quand il s’est retourné, il a constaté qu’Oumar (r.a.) Ibn Al-Khattab était lui aussi en train de pleurer. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a dit : « Ô ‘Oumar (r.a.) ! C’est en effet le lieu où les larmes coulent. »

‘Abbas relate qu’Oumar (r.a.) s’est approché de la pierre noire et l’a embrassée ; puis il a dit : « Je sais très bien que tu n’es qu’une pierre qui ne peut ni nuire ni bénéficier. Si je n’avais pas vu l’Envoyé d’Allah (s.a.w) t’embrasser, je ne t’aurais pas embrassée. »

Hazrat Mouslih Maw’oud (ra) déclare : « ‘Oumar (r.a.) effectuait le Tawaf lorsqu’il est passé près de la pierre noire ; il l’a frappée avec son bâton et a dit : « Je sais que tu es une pierre et que tu n’as aucune puissance. Je t’embrasse suite au commandement de Dieu. »

Ceci est l’esprit de l’unicité qui l’a exalté dans le monde. Il était un amoureux parfait de Dieu l’Unique. Il ne pouvait tolérer le fait d’associer quiconque à la puissance de Dieu. Il respectait la Pierre Noire parce que Dieu a demandé de le faire, non pas en raison de quelque pouvoir spécial de celle-ci. Il se disait : si Dieu nous commande d’embrasser la chose la plus insignifiante, nous sommes prêts à le faire parce que nous sommes les serviteurs du Dieu Tout-Puissant et non les serviteurs d’une pierre ou d’une maison. Ainsi, il faisait preuve de respect sans porter atteinte au monothéisme.

Ceci est la position d’un vrai croyant. Un vrai croyant considère la Maison de Dieu comme une maison de pierre tout comme des milliers d’autres dans le monde. Un vrai croyant considère la Pierre Noire comme une pierre à l’instar de millions d’autres dans le monde : mais il vénère aussi la Maison de Dieu. Il embrasse aussi la Pierre Noire parce qu’il sait que Son Seigneur lui a recommandé de respecter ces objets. En dépit du fait qu’il respecte cette maison, et même s’il embrasse la Pierre Noire, il est fermement convaincu de ceci : « Je suis le serviteur du Dieu Unique, pas le serviteur d’une pierre ! » C’est là la réalité démontrée par ‘Oumar (r.a.). Il a frappé la pierre noire et a dit [en somme] : « Je ne t’accorde aucune importance. Tu es une pierre comme des millions d’autres dans le monde. Mais mon Seigneur m’a demandé de te respecter et c’est pour cette raison que je le fais. » En disant cela, il s’est avancé et a embrassé la pierre.

‘Abdoullah Ibn ‘Oumar raconte : « ‘Oumar (r.a.) Ibn Al-Khattab a demandé ceci au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), quand il était à Jirana après son retour de Taif : « Ô l’Envoyé d’Allah (s.a.w) ! À l’époque de l’ignorance, j’avais fait un vœu d’accomplir l’I’tikaf pendant un jour dans l’enceinte de la Mosquée Sacrée. Quelles sont vos directives à ce propos ? »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a dit : « Vas et accompli l’I’tikaf pendant un jour. » En tous les cas, quel que soit le vœu légitime, il doit être respecté à tout moment. C’est la leçon que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a offerte.

Le narrateur de poursuivre : « Une fois, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a offert une fille du Khoums. Quand l’Envoyé d’Allah (s.a.w) a libéré les autres esclaves-prisonniers et qu’ils l’annonçaient partout et qu’Oumar (r.a.) les a entendus, il a demandé : « Qu’est-ce qui se passe ? » On lui a dit qu’il avait libéré les prisonniers. Sur ce ‘Oumar (r.a.) a dit à son fils : « Ô ‘Abdoullah ! Libère cette fille que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) nous a offerte ! »

Houdhayfah était considéré comme le confident du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il y a eu un incident au cours de la bataille de Tabouk. Houdhayfah relate : « Lorsque le Saint Prophète (s.a.w.) est descendu de sa monture, il a reçu une révélation. Sa monture était assise : elle s’est mise debout, tirant sur ses rênes. Je m’y suis agrippé et je les aie placés tout près du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Puis je me suis assis à côté de la chamelle jusqu’à ce que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) se lève ; et alors, je lui ai apporté la chamelle. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé : « Qui est-ce ? » J’ai répondu : « Houdhayfah ! »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) m’a dit : « Je vais t’informer d’un secret que tu ne dois mentionner à personne. Il m’est interdit d’offrir des prières funéraires pour telle ou telle personne. » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a mentionné le nom d’un groupe d’hypocrites.

Après la mort du Messager d’Allah, au cours de son Califat, si ‘Oumar (r.a.) pensait qu’untel qui est décédé appartient à ce groupe d’hypocrites, il tenait la main de Houdhayfah et l’emmenait avec lui pour offrir des prières funéraires. Si Houdhayfah l’accompagnait, ‘Oumar (r.a.) offrait la prière funéraire de cette personne. Si Houdhayfah enlevait sa main de celle d’Oumar (r.a.), celui-ci ne faisait pas les prières funéraires de cet individu.

Le Messie Promis (a.s.) explique comment ‘Oumar (r.a.) a accompli les prophéties du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il déclare : « ‘Oumar (r.a.), qui était plein de droiture et de sincérité, est devenu le deuxième Calife après lui. De cette manière, chacun des compagnons a été pleinement honoré. Les richesses et les joyaux de César et de Chosroês sont tombés entre ses mains. Un Compagnon s’est rendu dans la cour de Chosroes et ses domestiques ont étalé ses chaises d’or et ses merveilles et lui a montré leur splendeur. Il a déclaré : « Nous ne sommes pas fascinés par cette richesse. On nous a promis que nous obtiendrions également les bracelets de Chosroes. » ‘Oumar (r.a.) a demandé à un compagnon de porter ces bracelets afin d’accomplir la prophétie. »

Le Mouslih Maw’oud (ra) : « Il n’est pas permis aux hommes de porter de l’or. Mais le Calife ‘Oumar (r.a.) a demandé à un compagnon de porter les bracelets en or de Chosroês. Lorsqu’il a refusé de les porter, ‘Oumar (r.a.) l’a réprimandé et a dit : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) t’avait dit qu’il t’avait vu porter les bracelets en or de Chosroês. » De même, à une occasion, quand on a reçu dans les butins de guerre la couronne de Chosroês et ses vêtements de soie, ‘Oumar (r.a.) a ordonné à un homme de les porter. Et quand il les a portés, il a pleuré et a dit : « Quelques jours de cela, Chosroês portait cette robe et cette couronne et régnait tel un tyran en Perse. Aujourd’hui, il est aux abois. »

Telle est la situation du monde et cet acte d’Oumar (r.a.) peut ne pas sembler juste, car il est interdit aux hommes de porter de la soie et de l’or. Mais pour expliquer un point important et pour fournir un conseil, ‘Oumar (r.a.) a demandé à homme de porter cet or et de la soie pendant quelques minutes.

La chose essentielle est la Taqwa (crainte révérencielle de Dieu). Tous ces commandements sont là pour créer la Taqwa d’Allah. Si l’on doit abandonner quelque chose qui semble être de l’adoration pour atteindre la Taqwa, cet acte sera source de récompense. »

‘Abdoullah Ibn ‘Oumar rapporte que Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit : « On m’a montré dans un rêve que j’étais debout près d’un puits, puisant de l’eau dans un seau placé sur une roue. Abou Bakr est venu et a sorti un ou deux seaux de telle manière qu’il a été affaibli en tirant. Allah couvrira sa faiblesse et lui pardonnera. Puis ‘Oumar Ibn Al-Khattab est venu et ce seau s’est transformé en un grand seau. Je n’ai vu aucune force aussi incroyable que celle d’Oumar (r.a.). Il a tiré tellement d’eau que les gens ont été satisfaits et sont rentrés chez eux. » Ibn ‘Oumar a dit : « J’ai entendu l’Envoyé d’Allah (s.a.w) dire : « Une fois, pendant que je dormais, on m’a apporté un récipient contenant du lait. J’en ai tellement bu que j’en ai [presque] vu sortir de sous mes ongles. Ensuite, j’ai donné mon lait restant à ‘Oumar Ibn Al-Khattab. »

Les compagnons ont demandé : « Ô Prophète d’Allah ! Quelle est l’interprétation de ce rêve ? »

Il a répondu : « La connaissance ! »

Dans son commentaire sur ce hadith, Zain-ul-Abidin Waliullah Shah Sahib déclare : « Le Fadl al-‘ilm ne signifie pas la vertu de la connaissance mais n’est que la partie restante du savoir. Il existe un chapitre séparé sur l’excellence du savoir. La vision du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et son interprétation, ainsi que les événements qui confirment cette vision, sont destinés à soutenir que les conquêtes et la grandeur mondaine accordées aux musulmans par ‘Oumar sont un vestige du savoir du Prophète conféré par celui-ci à ‘Oumar (r.a.). En raison de son statut, le Coran qualifie le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de Majma’Al-Bahrayn – la jonction des deux mers – car il possédait la connaissance pour atteindre le succès à la fois dans ce monde et dans l’Au-delà.

L’Imam Al-Boukhari, en incluant la politique dans le domaine du savoir, a indiqué que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a apporté la droiture parfaite qui prévaut sur les bonnes œuvres de l’homme ici-bas et dans l’Au-delà, tout comme le Christ l’a prédit à son sujet en disant que lorsque cet Esprit de Vérité viendra, il apportera la vérité parfaite. » (Jean chapitre 16 verset 12)

En étudiant les événements de la vie du Calife ‘Oumar (r.a.), on peut connaître la réalité du reste de lait qu’il a bu grâce à la générosité du Saint Prophète (s.a.w.). »

Le Mouslih Maw’oud (ra) déclare : « Une fois, ‘Oumar (r.a.) a mentionné au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avoir pris un récipient contentant de lait dans un rêve. L’Envoyé d’Allah (s.a.w) a dit : « Cela signifie la connaissance. »

Abou Sa’ïd Al-Khoudri raconte : « J’ai entendu l’Envoyé d’Allah (s.a.w) déclarer : « Je dormais. J’ai vu des gens se présenter à moi et ils portaient des chemises. Pour certains les vêtements étaient à hauteur de poitrine tandis que les vêtements d’autres tombaient légèrement plus bas. ‘Oumar m’a été présenté et son vêtement traînait derrière lui. »

Les compagnons ont demandé ce que cela signifiait ; et le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré que cela signifiait la foi.

À une occasion, en mentionnant les qualités de divers compagnons, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Le plus fort dans la foi d’Allah, au sein de mon Oummah est ‘Oumar. »

Malik Ibn Ighwal rapporte qu’Oumar (r.a.) a déclaré : « Accomplissez votre analyse avant qu’on ne vous demande des comptes. Cela sera plus facile pour vous. » Ou il a déclaré : « C’est une évaluation beaucoup plus facile à faire. » Il a également déclaré : « Évaluez votre intérieur de peur qu’on le fasse pour vous. Et préparez-vous pour le grand jour des comptes : « Ce jour-là, vous serez présentés devant Dieu ; et aucun de vos secrets ne restera caché. » »

Chaque fois que Hassan (r.a.) mentionnait le Calife ‘Oumar (r.a.), il disait : « Par Dieu, bien qu’il n’ait pas été parmi les premiers à accepter l’islam ni le plus grand parmi ceux qui dépensaient dans le chemin d’Allah, il n’avait aucun désir pour les choses du monde et était le plus strict dans l’application des instructions d’Allah le Tout-Puissant parmi les gens ; et il n’a jamais craint le reproche d’un chercheur de fautes ».

Sa’d Ibn Abi Waqqas déclare : « Par Dieu, bien qu’Oumar Ibn al-Khattab (ra) n’était pas le premier des nôtres à embrasser l’islam, cependant je sais en quoi il nous a excellé : c’est dans la piété et le détachement des choses du monde. » Hicham Ibn ‘Ourwah raconte de sa mère que lorsqu’Oumar (ra) s’est rendu en Syrie, son vêtement supérieur a été déchiré du dos. C’était un vêtement assez épais et long, qui atteignait le sol. Ce type de vêtement était couramment porté à Rome. ‘Oumar (ra) a envoyé ce vêtement au peuple d’Azriyat ou Aela.

Aela (Eilat) est une ville située sur la côte de la mer Rouge, qui jouxte la [Grande] Syrie. En tout cas, le narrateur déclare qu’il a lavé ce vêtement et l’a rapiécé et qu’il a également préparé un nouveau vêtement d’un tissu fin, de couleur blanche, en coton. Il a pris ces deux vêtements et les a présentés à ‘Oumar (ra). ‘Oumar (ra) a tenu le vêtement de coton et l’a senti et a déclaré qu’il était trop doux avant de le rendre à l’individu, pour ensuite déclarer : « Rendez-moi mon vêtement d’origine, parce que parmi tous les vêtements, c’est celui qui absorbe la sueur le plus. »

En d’autres termes, le vêtement déchiré qu’il avait rapiécé était meilleur.

Anas Ibn Malik raconte qu’il a vu ‘Oumar (ra) à une époque où il était le chef des fidèles et que son vêtement avait trois pièces de cuir cousues entre les épaules.

Selon une autre narration, Anas déclare qu’il y avait quatre pièces de cuir cousues sur le vêtement d’Oumar (ra) près de la zone des épaules.

Je mentionnerai d’autres récits sur la vie d’Oumar (r.a.) Incha Allah.

Je vais maintenant mentionner un membre (de la communauté) décédé et offrirai également sa prière funéraire après les prières du vendredi, Incha Allah.

Le Dr Taseer Mujtaba Sahib, qui était médecin à l’hôpital Fazl-e-Umar, est décédé il y a quelques jours de cela à l’âge de 70 ans : C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Bien qu’il souffrait de diverses maladies, il est soudainement tombé malade et son état s’est détérioré à la suite de quoi il est décédé. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. L’Ahmadiyya a été introduit dans la famille du défunt par le cousin de son père, Syed Fakhr-ul-Islam Sahib, qui était un compagnon du Messie Promis (a.s.). Cependant, le père du Dr Taseer Mujtaba Sahib, Ghulam Mujtaba Sahib, a accepté l’Ahmadiyya en 1938 alors qu’il était encore étudiant. Lorsque Hazrat Khalifatul Masih III (rh) a invité les gens à consacrer leur vie suite au programme Nusrat Jehan, le Dr Ghulam Mujtaba Sahib, le père du Dr Taseer Mujtaba Sahib, travaillait comme chirurgien civil à Karachi à l’époque. Il a pris sa retraite à cette date même et a dédié sa vie (au service de l’islam) et a voyagé vers Afrique en 1970. Il a continué à y servir jusqu’en 1999, notamment au Ghana, au Nigeria et en Sierra Leone. Le Dr Taseer Mujtaba Sahib a également terminé ses études en médecine et a ensuite travaillé pendant environ deux ans dans l’armée, puis a travaillé dans un hôpital civil de Karachi, puis a travaillé pendant un certain temps à l’hôpital Jinnah de Karachi. En 1982, il s’est dédié pour trois ans et a été affecté au Ghana. Il a servi dans un hôpital à Techiman et a ensuite eu l’opportunité de servir à Asokore dans un hôpital fondé par son père. Il a servi dans cet hôpital avec son père pendant trois ans et a également été formé en chirurgie par son père, qui était un très bon chirurgien. Le Dr Taseer Sahib a eu l’opportunité de servir au Ghana pendant environ 23 ans et par la suite, il a servi pendant 17 ans à l’hôpital Fazl-e-Umar de Rabwah. Ainsi, son nombre total d’années de service s’étend sur environ 40 ans. Il était marié à Amatul Rauf Sahiba, fille de Syed Daud Muzaffar Shah Sahib et Sahibzadi Amatul Hakeem Sahiba, qui était la fille de Hazrat Mouslih Maw’oud (ra).

Le docteur Sahib avait un fils et une fille. Son épouse, Amatul Rauf Sahiba, déclare : « Lorsque je suis allée lui rendre visite pendant ses jours de maladie, il m’a demandé de transmettre son « Salam » à Houzour. »

Il m’a envoyé ses salutations.

« Cependant, cette fois, il l’a dit d’une manière qui semblait être ses dernières salutations. » Elle écrit en outre : « Une fois au Ghana, il est tombé gravement malade et il a passé la nuit dans une grande douleur : son état était extrêmement grave. Pour la prière de Fajr, il a dit que quelqu’un avait présenté ses Salams et m’a demandé d’aller voir qui c’était.

Je lui ai dit que la porte était fermée et personne ne pouvait entrer. Au bout d’une heure, il m’a de nouveau dit qu’il avait entendu une voix disant Salaam et par la suite, par la grâce d’Allah, sa santé a commencé à s’améliorer et à se rétablir. Elle déclare en outre : « J’ai également prié pour lui et on m’a dit qu’il aurait une longue vie. Mon mari était très humble, altruiste et gentil. Il n’a jamais dit de mal de personne ni a-t-il fait de la médisance ; et il ne s’est jamais plaint de personne. Si quelqu’un d’autre le faisait, il demeurait silencieux. »

Son frère écrit : « Nous avons observé que même après les heures de travail, il s’occupait des patients. Il disait : « Puisque les autres médecins voient moins de patients, je ne souhaite pas que les patients qui viennent à l’hôpital reviennent sans avoir été soignés. Donc, je reprends le fardeau des autres médecins. » Il était extrêmement vertueux et parlait très peu. Le personnel de sécurité et les employés de l’hôpital ont déclaré qu’il passait toujours à côté d’eux avec le sourire et leur demandait comment ils allaient. Il faisait toujours preuve de gentillesse envers les patients et en particulier envers les ahmadis. Si quelqu’un venait le voir après les heures d’ouverture il les examinait souvent sans demander d’honoraires.

Le directeur de la Jamia Ahmadiyya Rabwah, Mubasher Sahib, écrit : « J’ai eu l’occasion de m’asseoir avec lui à quelques reprises. Il parlait très peu et d’une manière très douce, gentille, aimante et humble. »

Il déclare en outre : « Je n’ai jamais vu personne faire preuve d’autant d’humilité, de modestie et de simplicité. J’ai entendu de tels récits à son sujet de la part des malades de l’hôpital ainsi que des pauvres qu’on en est tout admiratif. Et je suis très de savoir qu’il y ait de tels médecins qui servent à l’hôpital. »

Il ajoute – et c’est quelque chose que j’ai également mentionné plus tôt – que : « Le Dr Sahib examinait les patients même après les heures d’ouverture ; et parfois il quittait son bureau à la fin des heures d’hôpital mais un patient se présentait, alors il les emmenait dans son bureau comme s’il attendait justement cette personne. Il était extrêmement gentil avec les pauvres.

Athar Zubair Sahib, président de Humanity First en Allemagne, écrit : « Lorsque j’étais en tournée en Afrique en 2004, le Dr Sahib m’avait accompagné au Ghana, dans d’autres pays, dont le Bénin. À une occasion, le Dr Sahib a vu une dame qui semblait très anxieuse. Le docteur m’a prié de lui demander ce qui n’allait pas et elle a déclaré : « Je suis venue rencontrer Le Khalifatoul Massih et j’ai dépensé tout ce que j’avais et maintenant je n’ai rien pour le voyage de retour. » Sur quoi, le défunt lui a donné 30 000 CFA.

Athar Zoubayr déclare : « À cette époque, cette somme représentait presque un mois de salaire pour une personne moyenne ». Le défunt avait (pourtant) immédiatement offert cette somme.

Hanif Mahmood Sahib écrit que le défunt était très modéré et humble. Il avait une grande affection pour les Wâqifîn-e-Zindagi. Il relate que sa femme était malade et qu’elle a été traitée par le défunt médecin. Il a relaté qu’il était simplement parti lui demander conseil et pas pour la faire ausculter. Le défunt médecin a demandé le ticket (de consultation). M. Hanif a répondu qu’ils n’avaient pas de ticket. Il a donc aussitôt fait appeler son assistant, il a sorti cent roupies de sa poche et les lui a données, lui demandant d’aller chercher un ticket, et malgré le fait qu’ils avaient insisté, il n’a pas pris l’argent.

Hanif ajoute que le défunt possédait un visage très innocent et qu’il était un ange personnifié. Il parlait très peu et entrait très discrètement dans la mosquée Moubarak ; il y faisait de longues prières.

Le Dr Muzaffar Chaudhry Sahib, qui est urologue et réside ici au Royaume-Uni, se rend souvent (à Rabwah) pour servir sous l’égide du plan Waqf-e-Arzi.

Il écrit : « Le défunt était très calme, d’une grande gentillesse et compatissant. Il avait souhaité accroître son expertise afin de pouvoir aider les autres. Quand je me rendais pour le Waqf-e-Arzi, il me faisait asseoir sur son siège chaque fois que je lui rendais visite dans son bureau et quant à lui, il s’asseyait de l’autre côté même si j’insistais pour qu’il reste assis à sa place. »

Luqman Sahib, Wakil-ul-Mal Awwal Tahrik-i-Jadid, écrit : « Le défunt possédait de nombreuses qualités et avait une grande passion pour les sacrifices financiers. Depuis son retour au Pakistan, il se rendait personnellement au bureau du Daftar Mal Awwal et payait sa contribution au Tahrik-i-Jadid dès l’annonce de la nouvelle année ». Il ajoute en outre : « Bien qu’il soit médecin de profession, son objectif principal a toujours été de servir l’humanité. En plus d’une approche allopathique, il n’était pas réfractaire aux autres approches thérapeutiques : il prescrivait également de l’homéopathie. »

Le Dr Naeem qui est actuellement directeur de l’hôpital Asokore,, a écrit : « En tant que Médecin-Missionnaire, il avait servi pendant une période de vingt-et-un ans à Asokore. » Il continue : « Aujourd’hui, en apprenant la nouvelle de son décès, beaucoup de gens de cette ville et de cette région qui avaient un lien avec le défunt docteur, sont venus et ils étaient très attristés et ont fait part de leurs condoléances. Ils ont partagé que Monsieur le Docteur était un homme très simple, réservé, très concentré dans son travail, qui s’occupait des pauvres, et une personne très hospitalière. En plus d’être passionné par l’acquisition des connaissances mondaines, il avait également une passion pour la lecture des livres de la Jama’at et du Messie Promis (as). » Il ajoute : « Le défunt a servi de façon remarquable dans le domaine de la chirurgie au sein de l’hôpital Ahmadiyya Asokore, ce que nous voyons également par l’affluence des patients qui viennent des différents pays de l’Afrique de l’Ouest pour se faire soigner et guérir dans cet hôpital. Et dans leur simple langue africaine ils font mention de « Mujtaba». »

Il s’appelait Taseer Mujtaba, et il était connu sous le nom de Dr Mujtaba. Son père a également résidé quelques années là-bas : ainsi, son nom a été transmis à sa descendance. Il avait en outre fait construire une belle mosquée dans l’enceinte de l’hôpital. »

Le défunt était une personne altruiste qui servait l’humanité, et c’est pour ce but qu’il exerçait sa profession. En ce qui concerne son père, et le défunt, j’étais moi-même témoin de ces qualités : en plus de traiter les patients, ils leur donnaient des médicaments gratuitement et même de l’argent pour qu’ils puissent manger. De plus, ils avaient également du lait et des œufs qu’ils leur offraient afin qu’ils puissent reprendre des forces. Il leur donnait des médicaments gratuitement ainsi que de la nourriture, leur disant d’en prendre afin que leur santé puisse s’améliorer. Le Dr Ghulam Mujtaba avait également servi pendant une longue période à Ghana, mais le Dr Taseer Mujtaba avait avancé cette mission davantage. Je connais également personnellement des Ghanéens qui faisaient ses éloges. Il avait servi avec un véritable esprit de Waqf. Lorsque les Wâqifîn-e-Zindagi s’y rendait, il les recevait en particulier, les traitait, et les invitait également chez lui. Le quatrième Calife (rh) avait résidé chez lui lors de sa tournée là-bas. L’hospitalité était l’une de ses qualités particulières.

Hanif a écrit : « Il était tel un ange : certainement un ange personnifié. Qu’Allah lui accorde Sa miséricorde et qu’Il exalte son rang. En ce qui concerne son hospitalité, je tiens également à souligner qu’un homme ne peut faire preuve d’hospitalité que lorsque son épouse le soutient. Son épouse est également imbue d’un grand sens de l’hospitalité et elle est très serviable.

Priez qu’Allah lui accorde une longue vie et une bonne santé et qu’Il permette à ses enfants de perpétuer les nobles actions du défunt et de servir leur mère.