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Nobles qualités d’Oumar Bin Al Khattab

Sermon du vendredi 12 novembre 2021, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak, à Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. Après le Tashahoud, le Ta’awudh et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

J’évoquais le Calife ‘Oumar (r.a.) dans mes précédents sermons ; je continuerai sur le même thème aujourd’hui.

Hafsa Ibnt ‘Oumar (r.a.) évoque le désintérêt du Calife ‘Oumar (r.a.) de ce monde et sa piété. Un jour elle s’était adressée à son illustre père en ces termes : « Ô Emir des Croyants ! » Selon un autre récit elle aurait demandé : « Ô mon père ! Allah a élargi [nos] provisions et vous a accordé des victoires. Il vous a accordé une quantité de richesses. Pourquoi ne consommez-vous pas des aliments faciles à mâcher et ne portez-vous pas des vêtements plus moelleux ? » Le Calife ‘Oumar (r.a.) de répondre : « Je te demande de rendre le verdict toi-même. As-tu oublié toute la rigueur qu’a dû endurer le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ? » Le rapporteur déclare qu’il n’a cessé de faire des rappels à Hafsa (r.a.) tant et si bien qu’elle a commencé à pleurer.

Ensuite le Calife ‘Oumar (r.a.) a déclaré : « Par Allah ! Tant que cela me sera possible je partagerai la rigueur endurée par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et Abou Bakr, dans l’espoir, peut-être, de partager la vie d’aisance de ces deux-là. »

Selon un autre récit, le Calife ‘Oumar (r.a.) a dit à Hafsa : « Ô Hafsa, fille d’Oumar ! Tu as souhaité le bien-être de ton peuple mais pas celui de ton père. »

C’est-à-dire, tu m’as donné ce conseil afin que [je] serve mieux la nation. Mais tu n’as pas souhaité mon bonheur.

Ensuite il a déclaré : « Les membres de ma famille ont uniquement droit sur ma vie et mes biens. Ils n’ont aucun droit sur ma [pratique] religieuse et sur les charges qui m’incombent. »

C’est-à-dire : ils n’ont pas leur mot à dire sur les responsabilités qui m’incombent.

‘Ikramah Ibn Khalid déclare : « Hafsa, ‘Abdoullah et d’autres ont dit au Calife ‘Oumar (r.a.) : « Si vous consommez des aliments plus nourrissants vous serez plus robuste pour accomplir vos tâches. » Le Calife ‘Oumar (r.a.) a demandé : « Est-ce là votre opinion à vous tous ? » « Oui ! » ont-ils répondu à l’unanimité.

Le Calife ‘Oumar (r.a.) a déclaré : « J’ai compris votre compassion à mon égard. Mais si j’abandonne la voie de mes deux compagnons – le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et Abou Bakr (r.a.) – je ne pourrai pas les atteindre. »

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « L’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) était celle de la peur et du danger. Nous pouvons tirer des leçons des instructions qu’il avait données aux musulmans. Il appliquait la consigne suivante qu’il avait donnée aux autres. Il avait comme consigne de ne pas consommer plus d’un mets par repas. »

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) avait prodigué ces conseils dans un sermon sur le Tahrik-i-Jadid.

Il déclare : « Il avait comme consigne de ne pas consommer plus d’un mets par repas. Il avait mis un tel accent dessus qu’à ce sujet certains compagnons sont allés à l’extrême. Une fois, on avait présenté du vinaigre et du sel devant le Calife ‘Oumar (r.a.). Il a demandé : « Pourquoi avez-vous placé deux mets différents devant moi quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) nous a demandé de consommer un seul plat. » Les gens lui ont dit : « Il ne s’agit pas de deux mets différents. On en forme un seul en mélangeant du sel et du vinaigre. » Il a répondu : « Non. Il s’agit de deux mets différents ! » Cette action de ‘Oumar (r.a.), découlant de l’amour du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), semble être extrême et peut-être que ce n’était pas là le souhait de l’Envoyé d’Allah (s.a.w), mais grâce à cet exemple, l’on conçoit que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait compris qu’il était nécessaire pour les musulmans de faire montre de simplicité et c’est pour cette raison qu’il a mis l’accent dessus.

Je ne vous demande pas de suivre l’exemple du Calife ‘Oumar (r.a.). Je ne vous dis pas que le sel est un mets et le vinaigre en est un autre. Mais je vous fais une recommandation pour les trois prochaines années. Tous les ans je ferai une annonce à ce propos et si au cours de ces trois ans, l’état de crainte n’est plus, je pourrai alors changer les directives. Tout ahmadi qui souhaite participer dans cette bataille doit promettre qu’à partir de ce jour il se contentera d’un seul mets par repas : soit du pain et un mets l’accompagnant soit du riz et un mets l’accompagnant. Ceux-ci ne comptent pas comme deux plats séparés : ils se combinent plutôt pour former un seul plat. Cependant, il n’est pas permis de consommer deux mets différents avec du pain ou du riz. »

Cela datait de l’époque quand le Mouslih Maw’oud (r.a.) avait lancé le Tahrik-i-Jadid : cette mesure était nécessaire. Il avait demandé aux membres de réduire leurs dépenses afin de cotiser dans le fonds [Tahrik-i-Jadid]. Par la grâce de Dieu, la situation est différente aujourd’hui. Ces restrictions ne sont plus de mise. Or, l’on doit tout de même éviter tout excès.

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) a commenté sur le verset suivant :

وَالَّذِينَ إِذَا أَنْفَقُوا لَمْ يُسْرِفُوا وَلَمْ يَقْتُرُوا وَكَانَ بَيْنَ ذَلِكَ قَوَامًا

Allah déclare que celui qui souhaite être un serviteur du Dieu Rahman (Gracieux) doit respecter deux conditions en dépensant ses biens.

La première est qu’il ne doit pas gaspiller sa richesse. Il ne consomme pas de la nourriture par affectation ou par plaisir mais pour maintenir sa force et la robustesse de son corps.

Il ne porte pas de vêtement par ostentation mais pour couvrir son corps et préserver le statut que Dieu lui a octroyé.

Les compagnons suivaient ces pratiques. Une fois, le Calife ‘Oumar (r.a.) s’est rendu en Syrie et là-bas certains des Compagnons portaient des vêtements de soie. Ces vêtements contenaient des parties en soie, sinon les vêtements de soie pure sont interdits aux hommes, sauf à ceux qui ont une maladie.

Le Calife ‘Oumar a dit à ses compagnons : « Envoyez de la poussière sur ceux [qui portent ces vêtements] ! » C’est-à-dire que leur accoutrement lui avait déplu.

Il leur a dit : « Avez-vous tant sombré dans le luxe que vous portez des vêtements de soie ? »

L’un des compagnons a remonté sa chemise [de soie] pour révéler qu’ils portaient en dessous des chemises de fibres de coton grossières.

Il a dit au Calife ‘Oumar : « Nous ne portons pas de vêtements en soie parce que nous les aimons mais parce que c’est le style des gens de ce pays. Depuis l’enfance, ils ont été habitués à voir leurs chefs vivant dans une grande splendeur. Donc nous avons aussi changé nos vêtements pour eux par souci de la politique du pays sinon ils n’ont aucun effet sur nous. »

Ainsi, l’action des compagnons montre ce qu’on entend par extravagance. Cela signifie qu’on ne doit pas dépenser l’argent pour des choses qui ne sont pas nécessaires et qui ne sont que décoration et parure.

Allah déclare que les serviteurs du Dieu Rahman sont ceux qui ne dépensent pas leurs richesses de façon extravagante ou par ostentation. Ils les dépensent pour des avantages et des profits.

Et ils ne se retiennent pas là où il est nécessaire de dépenser ; ils suivent la voie du milieu et ils deviennent une source d’avantages. Ils ne dépensent pas leurs richesses contrairement à la volonté d’Allah et ne retiennent pas leurs mains là où il existe des droits légitimes.

Ce sont là deux conditions pour les serviteurs du Dieu Rahman concernant les dépenses de leurs biens. Mais beaucoup sombrent soit dans l’extravagance soit dans l’avarice. Le Calife ‘Oumar (r.a.) était farouchement opposé aux vêtements somptueux et splendides tant en si bien qu’il n’aimait pas que l’ennemi vaincu en portât devant lui.

On en trouve les détails dans l’incident du général persan Hormouzan. J’ai déjà mentionné ce récit dans le passé ; je vais le citer de nouveau ici en partie et en guise d’exemple. Lors de la conquête de Tostar, le général persan Hormouzan a jeté les armes et s’est rendu aux musulmans. Il a été envoyé à Médine pour être présenté au Calife ‘Oumar. Avant d’entrer à Médine, les musulmans qui l’y conduisaient l’ont fait porter ses vêtements de soie afin que le Calife ‘Oumar (r.a.) et les musulmans puissent voir son statut véritable. Quand il s’est présenté au Calife ‘Oumar (r.a.), celui-ci a demandé s’il s’agissait d’Hormouzan. Les autres ont répondu à l’affirmative. Le Calife ‘Oumar (r.a.) l’a regardé attentivement ainsi que ses vêtements et a ensuite déclaré : « Je cherche refuge auprès d’Allah contre le feu et je demande à Allah de l’aide ! » Les gens de la caravane ont dit qu’il s’agissait de Hormouzan et lui ont demandé de lui parler. Le Calife ‘Oumar (r.a.) a répondu : « Certainement non, tant qu’il n’enlève pas ses vêtements scintillants et ses bijoux. » Le Calife ‘Oumar (r.a.) lui a parlé quand il a enlevé le tout.

On peut comprendre le degré d’humilité et de piété du Calife ‘Oumar (r.a.) grâce à ce qui suit. ‘Ourwah Ibn Zoubayr relate : « J’ai vu ‘Oumar Ibn al-Khattab portant une outre d’eau sur l’épaule et je lui ai dit : « Ô Emir des Croyants ! Il n’est pas approprié pour vous de le porter ! » Il a répondu : « Lorsque des délégations de différentes nations sont venues à moi et ont fait montre d’obéissance à mon égard, je me sentais fier dans mon cœur. J’ai alors compris qu’il était nécessaire de détruire cette fierté [et ce en portant cette outre d’eau.] »

Le père de Yahya Ibn ‘Abdour-Rahman Ibn Hatib raconte : « Nous revenions de La Mecque dans une caravane avec ‘Oumar Ibn al-Khattab. Quand nous sommes arrivés dans les vallées de Zajnan, les gens se sont arrêtés. » Zajnan est le nom d’une localité à 40 kilomètres de La Mecque. Il relate : « Le Calife ‘Oumar (r.a.) a dit : « Je me souviens de l’époque où j’étais à cet endroit sur le chameau de mon père, Al-Khattab. Il était un homme de nature très stricte. Une fois, je transportais du bois de chauffage sur ces chameaux et une autre fois je transportais du foin. Aujourd’hui, ma situation est telle que les gens voyagent loin dans ma région et personne n’est au-dessus de moi. » C’est-à-dire que je suis le dirigeant d’une vaste région dans laquelle les gens voyagent de loin et viennent me voir, et aucun dirigeant du monde ne règne sur moi. »

Ensuite il a récité ces vers :

« Tout ce que vous voyez n’a aucune réalité, sauf une joie temporaire. Seul Dieu demeurera, tandis que richesse et enfants périront. »

Hazrat Khalifatoul Massih I (r.a.) déclare à ce propos : « Quand le Calife ‘Oumar (r.a.) est revenu du Hajj, il s’est tenu tout près d’un arbre. Houdhayfah, qui avait une relation très informelle avec le Calife ‘Oumar (r.a.), a osé lui en demander la raison. Le Calife ‘Oumar (r.a.) a répondu : « Il fut un temps où je faisais paître un de mes chameaux et mon père m’avait réprimandé sous cet arbre. Laissons de côté les chameaux : à présent, des centaines de milliers d’hommes seraient prêts à mourir pour moi si je leur donne ne serait-ce qu’un clin d’œil. »

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare à ce propos : « N’est-il pas surprenant qu’un chamelier soit devenu un si grand roi ? Non seulement un roi mondain mais aussi un roi spirituel. Le Calife ‘Oumar (r.a.) avait l’habitude de faire paître des chameaux durant sa jeunesse. Une fois qu’il s’est rendu pour le Hajj et s’est arrêté à un endroit sur le chemin. Le soleil brillait si fort qu’il faisait souffrir les gens, mais personne n’a osé demander pourquoi il s’était arrêté là. Or, il y avait parmi eux un compagnon qui était un grand ami du Calife ‘Oumar (r.a.) et qui il avait l’habitude de poser des questions sur la sédition.

Les gens ont demandé à ce compagnon de s’enquérir auprès du Calife ‘Oumar (r.a.) sur la raison de son arrêt. Il a donc dit au Calife : « Avancez, s’il vous plaît ! Pourquoi vous êtes vous arrêté là ? ». Le Calife ‘Oumar (r.a.) a répondu : « Je me tiens ici parce qu’une fois j’étais fatigué de faire paître des chameaux et j’étais allongé sous cet arbre. Mon père et venu et m’a frappé en disant : « Est-ce que je t’avais envoyé pour dormir là ? »

Telle était ma condition à une époque. Mais après que j’aie accepté le Saint Prophète (s.a.w.), Dieu m’a élevé à un statut tel que si je le demandais à des centaines de milliers de personnes, elles seraient prêtes à mourir pour moi. »

Cet incident, ainsi que de nombreux autres similaires à celui-ci, démontre dans quelle condition se trouvaient jadis les compagnons par rapport à leur condition après avoir suivi le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Ils ont acquis un statut et une connaissance qui n’avaient été octroyés à personne d’autre. »

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « J’ai relaté cette histoire parce qu’un éleveur de chameaux a acquis un savoir de la religion et du monde que personne ne peut saisir. D’une part, regardez ceux qui font paître des chameaux ou de chèvres et à quel point ils semblent être loin de la connaissance, et d’autre part voyez comment les éclairés d’Europe, très au faîte de la gestion des affaires de l’État, honorent les lois faites par le Calife ‘Oumar.

Y a-t-il relation entre le chamelier et la gouvernance d’un empire ? Non, mais les accomplissements du Calife ‘Oumar (r.a.) sont tels que le monde se prosterne devant lui et loue sa maîtrise de la politique. Abou Bakr était un simple commerçant, mais maintenant le monde se demande d’où il a obtenu cette compréhension, cet intellect et cette pensée. J’informe le monde qu’ils ont tout tiré du Coran. Ils ont médité sur le Coran, et c’est pour cette raison qu’ils ont su ce que le monde entier ne savait pas.

En effet, si l’on utilise le Coran pour se purifier le cœur celui-ci devient apte à acquérir toutes les sciences du monde. Une telle porte s’ouvre à l’homme que rien ne peut arrêter ce savoir qui descend sur son cœur. Par conséquent, il est nécessaire pour chaque être humain de faire l’effort de lire et de méditer sur le Coran. »

Voici un récit sur l’humilité et la modestie du Calife ‘Oumar (r.a.). Joubayr Ibn Noufayr relate qu’un groupe de personnes a dit à ‘Oumar Ibn al-Khattab : « Ô Emir des Croyants ! Par Allah ! Nous n’avons trouvé personne de plus juste que vous, de plus véridique dans ses propos et de plus dur envers les hypocrites ! Vous êtes sûrement le meilleur des hommes après le Messager d’Allah ! » ‘Awf Ibn Malik a dit à cette personne : « Par Allah ! Tu as menti ! Nous avons certainement vu quelqu’un de meilleur que le Calife ‘Oumar (r.a.) après le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). »

Le Calife ‘Oumar (r.a.) a demandé : « Ô Awf ! Qui est-ce ? » Il a répondu : « Abou Bakr ! ». Le Calife ‘Oumar a dit qu’Awf avait dit la vérité. S’adressant à l’autre, il a déclaré : « Tu as menti. Par Allah, Abou Bakr est plus pur que le parfum du musc et je suis plus égaré que les chameaux de ma famille. »

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Selon les hadiths, une fois ‘Oumar et Abou Bakr se sont disputés à propos de quelque chose. Le différend s’est envenimé. ‘Oumar était de nature colérique, c’est pour cette raison qu’Abou Bakr a jugé opportun de quitter cet endroit afin que la querelle ne s’intensifie pas. Quand Abou Bakr a tenté de se retirer, ‘Oumar a attrapé sa chemise en lui disant : « Répondez à ma question avant de partir ! » La chemise d’Abou Bakr s’est déchirée quand il a tenté de se retirer. Il est rentré chez lui. Mais ‘Oumar (r.a.) soupçonnait qu’Abou Bakr (r.a.) était parti voir le Prophète (s.a.w.) pour se plaindre de lui. Il l’a suivi afin de pouvoir se défendre devant le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Mais ‘Oumar (r.a.) a perdu de vue Abou Bakr (r.a.) en cours de route. ‘Oumar (r.a.) pensait qu’il était parti se plaindre au Saint Prophète (s.a.w.). Il s’est rendu auprès de celui-ci directement mais a constaté qu’Abou Bakr (r.a.) n’était pas présent. Étant donné qu’il avait des remords, il a déclaré : « Ô Envoyé d’Allah ! J’ai commis une faute : j’ai traité Abou Bakr durement. Il n’est pas fautif : c’est ma faute. » Lorsque ‘Oumar (r.a.) s’est présenté au Saint Prophète (s.a.w.), quelqu’un est parti informer Abou Bakr (r.a.) qu’Oumar (r.a.) était venu se plaindre de lui auprès de l’Envoyé d’Allah (s.a.w). Abou Bakr (r.a.) s’est dit qu’il devait lui aussi se présenter afin de s’innocenter et afin de présenter les deux versions de l’histoire y compris son point de vue.

Quand Abou Bakr (r.a.) s’est présenté au Saint Prophète (s.a.w.), ‘Oumar lui disait : « Ô Envoyé d’Allah ! J’ai commis une erreur en confrontant Abou Bakr (r.a.) et j’ai déchiré sa chemise. » Quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) entendu cela, des signes de colère apparurent sur son visage.

Il a déclaré : « Ô Gens ! Que se passe-t-il avec vous ? Quand le monde entier me reniait et que vous étiez vous aussi contre moi, c’est Abou Bakr qui a cru en moi et m’a aidé de toutes les manières. » Puis il a dit tristement : « Ne cesserez-vous pas de nous tourmenter, Abou Bakr et moi ? »

Quand il disait cela Abou Bakr (r.a.) était entré.

Ceci est l’exemple du vrai amour. Au lieu de présenter l’excuse « que n’était pas de ma faute mais celle d’Oumar », Abou Bakr est entré en tant que véritable amoureux ; il ne pouvait supporter que le Saint Prophète (s.a.w.) fût blessé à cause de lui. Par conséquent, dès que Abou Bakr (r.a.) est venu, il s’est agenouillé devant le Saint Prophète (s.a.w.) et a déclaré : « Ô Envoyé d’Allah ! Ce n’est pas la faute d’Oumar ! C’est la mienne. »

Le Calife ‘Oumar (r.a.) a demandé conseil aux gens sur le prix du sang à payer suite à l’avortement d’une femme. Moughirah a déclaré que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait prescrit de payer le prix d’un ou d’une esclave comme prix du sang. Le Calife ‘Oumar (r.a.) a dit : « Amenez-moi une personne qui s’en portera témoin. » Muhammad Ibn Maslamah a ensuite témoigné qu’il était présent quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait rendu ce verdict. Celui qui était coupable d’oppression ou de cruauté conduisant à une fausse couche ou qui force une femme à avorter devra payer le prix du sang.

Celui qui a commis ce crime doit payer le prix du sang qui consiste à libérer un esclave homme ou femme.

Abou Sa’id relate qu’Abou Moussa al-Ach’ari (r.a.) a demandé à ‘Oumar la permission d’entrer. Il a dit : « As-salamou ‘alaykoum ! Puis-je entrer ? »

Le Calife ‘Oumar (r.a.) a répondu dans son cœur. Il a demandé la permission une fois et après être resté silencieux pendant un moment, Abou Moussa al-Ach’ari (r.a.) a dit de nouveau : « As-salamou ‘alaykoum ! Puis-je entrer ? » ‘Oumar (r.a) a [de nouveau] répondu dans son cœur. Il n’avait demandé la permission que deux fois. Après être resté silencieux pendant un moment, Abou Moussa al-Ach’ari (r.a.) a dit une fois de plus : « As-salamou ‘alaykoum ! Puis-je entrer ? »

Après avoir demandé la permission plusieurs fois, Abou Moussa al-Ach’ari (r.a.) est rentré. Quand il avait demandé la permission trois fois et n’avait pas entendu la réponse d’Oumar (r.a.), il est retourné. Le Calife ‘Oumar (r.a.) a dit au portier : « Qu’est-ce qu’Abou Moussa a fait ? » Il a répondu qu’il est reparti. Le Calife ‘Oumar (r.a.) a dit : « Appelez-le et emmenez-le-moi. »

Quand Abou Moussa al-Ach’ari (r.a.) est retourné le Calife ‘Oumar (r.a.) lui a demandé : « Qu’as-tu fait ? »

« J’ai suivi la Sounnah », a déclaré Abou Moussa al-Ach’ari (r.a.).

Le Calife ‘Oumar (r.a.) a demandé : « La Sounnah ? Par Allah, tu devras présenter la preuve de cette Sounnah, sinon je te traiterai durement. »

Abou Sa’id Al-Khoudri déclare qu’Abou Moussa al-Ach’ari (r.a.) est venu nous voir. Nous étions avec un groupe d’Ansar. Abou Moussa al-Ash’ari (r.a.) a déclaré : « Ô gens des Ansâr ! Ne connaissez-vous pas les hadiths mieux que les autres ? L’Envoyé d’Allah (s.a.w) n’avait-il pas dit que l’on doit demander l’autorisation à trois reprises ? Si vous y êtes autorisés, entrez chez votre hôte ; et si vous n’y êtes pas autorisés, rentrez chez vous. »

En entendant cela, les gens ont commencé à se moquer de lui. Abou Sa’id al-Khoudri a dit : « J’ai levé la tête vers Abou Moussa al-Ach’ari (r.a.) et j’ai dit : « J’aurai une part de toute punition que vous pourriez recevoir à cet égard. Je témoigne que vous avez raison. » Le narrateur déclare qu’Abou Sa’id s’est rendu chez le Calife ‘Oumar (r.a.) et l’a informé de ce hadith. Le Calife ‘Oumar (r.a.) a dit : « Eh bien, je ne connaissais pas ce hadith et maintenant je l’ai appris. »

Selon le Sahih Mouslim, Abou Hourayrah relate : « Nous étions assis autour du Saint Prophète (s.a.w.). Abou Bakr (r.a.), ‘Oumar (r.a.) et d’autres personnes étaient présentes. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) s’est levé et nous a quittés. Mais il tardait à revenir et nous avions peur qu’il ne revienne plus. Tout anxieux, nous sommes partis. J’étais le premier à m’inquiéter, et c’est pour cette raison que je suis parti à la recherche du Messager d’Allah. Je suis arrivé tout près d’un verger d’un des Ansâr des Banou Najjar. J’ai fait le tour pour en chercher la porte, mais je n’ai pas pu la trouver. J’ai vu un grand courant d’eau couler d’un puits vers le jardin. J’ai pénétré dans le canal tel un renard et je me suis rendu chez le Messager d’Allah. Il a demandé : « Est-ce Abou Hourayrah ? » J’ai répondu : « Oui, ô Envoyé d’Allah (s.a.w) ! » « Qu’est-ce qu’il y a ? », a-t-il demandé. J’ai dit que vous étiez assis parmi nous puis vous vous êtes levé, mais vous n’êtes pas revenu. Nous craignions que vous ne fussiez séparé de nous ; nous avions pris peur. J’étais le premier à m’inquiéter. Je suis venu dans ce jardin et j’y suis entré comme un renard ; et les autres sont derrière moi. Il dit : « Ô Abou Hourayrah ! Prends mes chaussures. Annonce la bonne nouvelle du paradis à celui que tu rencontreras de l’autre côté du verger et qui témoignera que nul n’est digne d’adoration hormis Allah et qui y croit sincèrement. »

‘Oumar (r.a.) était le premier que j’ai rencontré quand je suis reparti. Il m’a demandé : « Ô Abou Hourayrah ! D’où viennent ces chaussures ? » J’ai répondu : « Elles appartiennent à l’Envoyé d’Allah (s.a.w) et il me les a offertes en guise de signe et d’annoncer la bonne nouvelle du paradis à celui que je rencontrerai et qui témoignera que nul n’est digne d’adoration hormis Allah et qui y croit sincèrement. »

Sur ce, ‘Oumar m’a frappé à la poitrine avec colère et je suis tombé à la renverse. Il a dit : « Ô Abou Hourayrah ! Retourne et ne dis rien à personne ! »

Je suis retourné auprès de l’Envoyé d’Allah (s.a.w) et j’étais sur le point de pleurer quand ‘Oumar (r.a.) est arrivé après moi. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit : « Ô Abou Hourayrah, que t’est-il arrivé ? » J’ai dit que j’avais rencontré ‘Oumar et je lui avais transmis votre message. ‘Oumar m’a frappé fort à la poitrine. Je suis tombé à la renverse et il m’a dit de rentrer. »

L’Envoyé d’Allah (s.a.w) a demandé : « Ô Oumar ! Pourquoi as-tu fait cela ? » ‘Oumar a dit : « Ô Messager d’Allah, que mes parents soient sacrifiés pour vous ! Aviez-vous envoyé Abou Hourayrah avec vos chaussures pour annoncer la bonne nouvelle du paradis à celui qu’il rencontrerait et qui témoignerait que nul n’est digne d’adoration hormis Allah et qui y croit sincèrement ? »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a répondu : « Oui ! » ‘Oumar a dit : « Ne faites pas cela, car j’ai peur que les gens se contentent de cette seule déclaration. Il vaut mieux les encourager à accomplir de bonnes œuvres. »

C’est-à-dire, conseillez-leur d’accomplir de bonnes œuvres et qu’ils mettent en pratique les commandements de Dieu afin qu’ils soient de véritables croyants. Sinon, ils se limiteront à croire qu’il suffit d’annoncer La ilaha ill-Allah pour mériter le paradis. »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « C’est vrai et cela vaut mieux. »

‘Oumar (r.a.) avait une nature très prudente.

Il existe des récits sur le fait que Satan s’enfuit par peur d’Oumar (r.a.). Selon le Sahih Al-Boukhari, Sa’d Ibn Abi Waqqas raconte qu’Oumar Ibn Al-Khattab avait demandé la permission au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) d’entrer. Certaines femmes des Qouraych y étaient assises ; elles lui parlaient et lui demandaient plus [d’argent]. Leurs voix étaient plus fortes que la sienne. Quand ‘Oumar Ibn al-Khattab a demandé la permission d’entrer, elles se sont levées et se sont précipitées derrière le rideau. L’Envoyé d’Allah (s.a.w) permis à ‘Oumar d’entrer. ‘Oumar est entré et l’Envoyé d’Allah (s.a.w) riait. ‘Oumar (r.a.) a dit : « Ô Prophète d’Allah ! Que vous soyez toujours de bonne humeur ! » L’Envoyé d’Allah (s.a.w) a déclaré : « Je suis étonné par ces femmes qui étaient là. Quand elles ont entendu votre voix, elles se sont précipitées derrière le rideau. ‘Oumar (r.a.) a dit : « Ô Messager d’Allah ! Vous êtes plus digne d’être craint ! » ‘Oumar (r.a.) dit à ces femmes : « Ô ennemies de vos âmes ! Avez-vous peur de moi et ne craignez-vous pas le Messager d’Allah ? » Elles ont répondu : « Oui, vous avez un tempérament très strict et un cœur dur. L’Envoyé d’Allah (s.a.w) n’est pas comme ça. »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Ô Fils de Khattab ! Je jure par Celui qui détient mon âme que chaque fois que Satan a croisé ton chemin, il a sûrement quitté ce chemin et a pris un autre ! »

‘Aïcha relate : « Une fois l’Envoyé d’Allah (s.a.w) nous rendait visite et nous avons entendu du bruit et des voix d’enfants. L’Envoyé d’Allah (s.a.w) s’est levé ; il y avait une femme d’Abyssinie qui dansait et faisait des tours et des enfants étaient rassemblés autour d’elle. L’Envoyé d’Allah (s.a.w) a dit : « Aïcha, viens, allons voir. » Je suis partie et j’ai placé mon menton sur l’épaule de l’Envoyé d’Allah (s.a.w) et j’ai commencé à regarder, mon menton entre sa tête et son épaule. Puis il m’a demandé : « N’es-tu pas satisfaite ? » J’ai dit : « Pas encore, pour que je puisse voir combien vous m’estimez ! » Quand ‘Oumar (r.a.) est venu, les gens autour de cette femme se sont enfuis. ‘Aïcha déclare : « L’Envoyé d’Allah (s.a.w) a dit : « J’ai constaté que les Satans des djinns et des hommes fuient ‘Oumar ! » ‘Aïcha déclare : « Sur ce, je suis rentrée. »

Bouraydah relate que l’Envoyé d’Allah (s.a.w) était sorti pour une bataille ; et quand il est revenu, une esclave noire est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’avais fait un vœu que si vous retourniez sain et sauf, je jouerais du tambourin et chanterais devant vous ! » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit : « Si tu as fait un vœu, tu peux le faire, sinon non. » Elle a commencé à jouer du tambourin. Elle ne s’est pas arrêtée quand Abou Bakr (r.a.) est venu. Elle a continué à jouer du tambourin quand ‘Ali est venu et n’a cessé de le faire quand ‘Outhman (r.a.) s’est présenté.

Quand ‘Oumar (r.a.) est venu et elle a mis le tambourin sous elle et s’est assise dessus. L’Envoyé d’Allah (s.a.w) a dit : « Ô ‘Oumar ! Même Satan aurait peur de toi ! Elle a joué du tambourin en ma présence. Et elle n’a cessé de le faire quand Abou Bakr est venu, ainsi qu’Ali et ‘Outhman. Mais ô ‘Oumar ! Quand tu es venu, elle a caché son tambourin ! »

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait dit à ‘Oumar (r.a.) : Si Satan croise ton chemin il empruntera un autre chemin et aura peur de toi.

Cela prouve que Satan prenait la fuite devant ‘Oumar (r.a.) comme un lâche impuissant. »

L’Envoyé d’Allah (s.a.w) s’était prononcé sur la vérité et la tranquillité de la langue et du cœur d’Oumar (r.a.). ‘Abdoullah Ibn ‘Oumar relate que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit : « Allah a révélé la vérité sur la langue et le cœur d’Oumar. »

Ibn ‘Abbas raconte que son frère, Fadl, a déclaré : « J’ai entendu l’Envoyé d’Allah (s.a.w) dire qu’Oumar Ibn al-Khattab est avec moi où je le veux ; et je suis avec lui où il le veut. Après moi, la vérité sera là où se trouvera ‘Oumar Ibn al-Khattab. »

‘Ali déclare : « Nous avions l’habitude de nous dire que la paix sortait de la langue et du cœur d’Oumar (r.a.). »

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) dit quant à lui : « L’Envoyé d’Allah (s.a.w) avait dit à l’une de ses épouses de préparer ses bagages. Elle a commencé à les préparer. Il a dit à ‘Aïcha : « Prépare de l’orge ou des céréales grillées pour moi (soit le type de nourriture disponible à l’époque). Ainsi donc, elle a commencé à tamiser la poussière ou la saleté des graines. Quand Abou Bakr est venu voir sa fille et a vu tous ces préparatifs, il lui a demandé ce qui se passait et si l’Envoyé d’Allah (s.a.w) se préparait pour un voyage. Elle a répondu qu’on dirait qu’il se préparait pour un voyage car il lui avait parlé à ce propos.

Abou Bakr a demandé s’il avait l’intention de livrer bataille. Elle a répondu qu’elle n’en savait rien. « L’Envoyé d’Allah (s.a.w) avait dit : « Préparez mes bagages pour le voyage », et nous le faisons. »

Après deux ou trois jours, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) appela Abou Bakr et ‘Oumar et dit : « Ecoutez ! Vous savez que les gens des Khouza’a étaient venus et m’ont parlé d’un incident à propos duquel Dieu m’avait déjà informé. Les habitants de La Mecque ont été coupables de trahison tandis que nous avions conclu un accord avec eux. Ce sera contraire à la foi que nous ayons peur et que nous ne soyons pas prêts à affronter la bravoure et la force des habitants de La Mecque. Nous devons y aller. Quelle est votre opinion à ce propos? »

Abou Bakr a déclaré : « Ô Messager d’Allah, vous avez passé un accord avec eux et ils appartiennent à votre peuple. »

Il lui demandait en somme s’il était prêt à tuer son peuple.

L’Envoyé d’Allah (s.a.w) a dit : « Nous ne tuerons pas notre peuple. Nous tuerons ceux qui enfreignent le traité. » Ensuite il a demandé à ‘Oumar (r.a.) son avis. Ce dernier a répondu : « Bismillah ! J’avais l’habitude de prier tous les jours pour que ce jour vienne et que nous combattions les infidèles sous la bannière de l’Envoyé d’Allah (s.a.w) ! »

Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit : « Abou Bakr est d’une nature très douce, mais les paroles de vérité sortent le plus souvent de la bouche d’Oumar et sont plus éloquentes. » Il a dit : « Préparez-vous ! » Il a ensuite envoyé une annonce aux tribus environnantes que tous ceux qui croient en Allah et en Son Messager devaient se rassembler à Médine dans les premiers jours du Ramadan. L’armée a commencé à s’y réunir : elle a réuni plusieurs milliers de soldats et alors il est parti se battre.

Il y a un récit sur les excellences d’Abou Bakr et d’Oumar. Abou Sa’id Al-Khoudri rapporte que l’Envoyé d’Allah (s.a.w) a dit :

« Un des ‘il-lîyîn se tournera vers les gens du paradis. La vue de son visage embrasera tout le paradis. Il sera comme une étoile scintillante. Abou Bakr et ‘Oumar (r.a.) feront partie d’eux. Tout deux sont excellents. »

Abou ‘Outhman que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a envoyé ‘Amr Ibn Al-‘Âs comme officier de l’armée Dhât Al-Salâsil.

Ce lieu se trouve à un jour de voyage de Médine selon le mode de déplacement de l’époque. Il s’agit d’un puits se trouvant au-delà de la vallée d’Al-Qoura dans la région de la tribu de Jazam. ‘Amr déclare : « Quand je suis revenu vers le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), je lui ai demandé qui lui était le plus cher parmi les gens. Il a répondu : « ‘Aïcha. » J’ai demandé : « Et de parmi les hommes qui vous est le plus cher ? » Il a répondu : « Le père d’Aïcha. » J’ai demandé : « Qui après lui ? ». Il a répondu : « ‘Oumar. » Puis il a mentionné les noms de plusieurs hommes. »

Anas (r.a.) rapporte que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait l’habitude de sortir avec ses compagnons de parmi les Mouhajirîn et les Ansâr tandis qu’ils étaient assis. Si Abou Bakr (r.a.) et ‘Oumar (r.a.) étaient parmi eux, aucun d’entre eux ne regardait le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) sauf Abou Bakr (r.a.) et ‘Oumar (r.a.). Tous deux le regardaient et souriaient et ils les regardaient tous les deux et souriait lui aussi.

Ibn ‘Oumar relate que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est sorti un jour : lui, Abou Bakr (r.a.) et ‘Oumar (r.a.) sont entrés dans la mosquée. L’un se trouvait à sa droite et l’autre à sa gauche. Il a pris leurs mains dans la sienne, en disant : « Nous serons ressuscités de la même manière le Jour de la Résurrection. »

‘Abdoullah Ibn Hantab déclare que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a regardé Abou Bakr et ‘Oumar et a dit : « Tous deux sont à la fois des oreilles et des yeux. »

Jabir Ibn ‘Abdillah déclare qu’Oumar (r.a.) a dit à Abou Bakr (r.a.) : « O meilleur des hommes après le Messager d’Allah ! » A cela, Abou Bakr (r.a.) a répondu : « Ecoute ! Si tu dis cela, alors [sache que] j’ai entendu l’Envoyé d’Allah (s.a.w) déclarer : « Le soleil ne s’est levé sur aucun homme qui vaut mieux qu’Oumar (r.a.) ».

Ibn ‘Oumar rapporte que l’Envoyé d’Allah (s.a.w) a dit : « Je serai le premier à fendre la terre, puis Abou Bakr, puis ‘Oumar (qu’Allah soit content d’eux). Ensuite je me tournerai vers les habitants du [cimetière] Al-Baqî’. Ils seront ressuscités avec moi. J’attendrai les gens de La Mecque jusqu’à ce que je sois élevé entre les deux sanctuaires saints. »

‘Abdoullah Ibn Mas’oud rapporte que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit : « Un des gens du paradis vient à vous. » Abou Bakr (r.a.) est alors venu. Puis il a déclaré : « Un des gens du paradis vient à vous. » Et ‘Oumar (r.a.) est venu.

Anas rapporte que l’Envoyé d’Allah (s.a.w) a dit à propos d’Abou Bakr (r.a.) et d’Oumar (r.a.) : « Tout deux sont les chefs des aînés parmi les premiers et les derniers du paradis, sauf des prophètes et des envoyés. »

Houdhayfah rapporte que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a dit : « Suivez Abou Bakr et ‘Oumar après moi. »

Abou Sa’id Al-Khoudri raconte que l’Envoyé d’Allah (s.a.w) a dit : « Tout prophète dispose de deux ministres au ciel et deux ministres sur terre. Gabriel et Michaël sont mes deux ministres au ciel et Abou Bakr et ‘Oumar sont mes deux ministres sur terre. »

Houdhayfah relate : « Nous étions assis avec l’Envoyé d’Allah (s.a.w). Il a déclaré : « J’ignore jusqu’à quand je serai parmi vous. Suivez ces-deux là après moi. » Il a désigné Abou Bakr (r.a.) et ‘Oumar (r.a.).

Abou Bakr (r.a.) relate qu’un jour le Saint Prophète (s.a.w.) a déclaré : « Lequel d’entre vous a fait un rêve ? » Un homme a dit : « J’ai vu une balance descendre du ciel. Vous et Abou Bakr (r.a.) avez été pesés et vous étiez plus lourd qu’Abou Bakr (r.a.). Ensuite, Abou Bakr (r.a.) et ‘Oumar (r.a.) ont été pesés. Abou Bakr (r.a.) était le plus lourd. Puis ‘Oumar (r.a.) et ‘Outhman (r.a.) ont été pesés : ‘Oumar (r.a.) était le plus lourd. Ensuite la balance a été enlevée. » Le narrateur dit que nous avons vu des signes de déplaisir sur son visage. Selon un autre récit, après avoir entendu un rêve le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Il s’agit du califat de la prophétie. Après quoi, Allah accordera le royaume à qui Il veut. »

‘Abd al-Khayr raconte qu’Ali (r.a.) se tenait sur la chaire et a dit : « O gens, ne devrais-je pas vous parler du meilleur homme de cette Oummah après le Saint Prophète (s.a.w) ? » Les gens ont répondu : « Pourquoi pas ! » ‘Ali (r.a.) a dit : « Il s’agit d’Abou Bakr. » Il est resté silencieux pendant un moment puis a déclaré : « O gens, puis-je vous parler du meilleur homme de cette Oummah après Abou Bakr (r.a.) ? Il s’agit d’Oumar. »

Abou Jouhayfa déclare : « J’ai entendu ‘Ali (r.a.) dire que le meilleur dans cette Oummah après le Prophète (la paix soit sur lui) est Abou Bakr, et ensuite, ‘Oumar (r.a.). »

Incha Allah à l’avenir [je] présenterai d’autres récits [sur le même thème]. Ces récits sur le Calife ‘Oumar (r.a.) se poursuivront pendant un certain temps.

Après les prières, je dirigerai les prières funéraires de quelques personnes que je mentionnerai ici.

Le premier est Moukarram Kamran Ahmad Sahib Chahîd, fils de M. Naseer Ahmad de Peshawar, qui a été tué par balles par des opposants le 9 novembre dans son bureau. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Le martyr avait 44 ans.

Il travaillait comme comptable dans l’usine de Shafiqur Rahman, un ahmadi de Peshawar. Un homme armé est entré dans le bureau et a ouvert le feu. Il a reçu quatre balles et a été tué sur place. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Le tueur s’est échappé après l’incident. L’Ahmadiyya a été introduite dans la famille du défunt martyr par le grand-père maternel de son père qui se nommait Hazrat Nabi Bakhsh fils de M. Fateh Din originaire de Bhaini Bangar, près de Qadian. Il avait prêté le serment d’allégeance sur les mains du Messie Promis (a.s.) en 1902 et s’est ainsi joint à la communauté Ahmadiyya. Feu le martyr avait récemment ouvert un magasin et construit un bureau avec son frère. Le propriétaire du bâtiment leur a demandé de quitter les lieux avec un préavis d’un seul jour, simplement parce qu’il était un ahmadi ; et après cela, la place a été rebaptisée Khatme-Nubuwwat Chawk.

Les opposants ont marché sur un magasin voisin et l’ont fait vider. Un grand rassemblement a eu lieu près de son domicile en octobre et des discours provocateurs ont été prononcés contre la Jama’at. Ils disent que nous n’avons jamais vu un si grand rassemblement dans cette région. Une atmosphère de haine intense y a été créée. Le martyr s’occupait également des comptes d’une entreprise privée pendant de nombreuses années. Quand ils l’ont licencié en raison de l’opposition, ses employeurs lui ont dit : « Votre caractère et votre intégrité sont tels que nous ne pouvons pas vous quitter. Même si c’est seulement pour quelques minutes, venez nous voir. » Quand ils ont su qu’ils ont été tués ils ont été profondément attristés.

Le martyr possédait d’innombrables vertus. Son père relate : « Je lui ai demandé une nuit pourquoi il était rentré tard. Il m’a dit qu’une femme de la famille d’un ennemi de l’Ahmadiyya avait besoin de sang. J’étais parti lui en donner. Je l’ai fait parce qu’ils sont faibles de revenus et sont en difficulté. À eux leur caractère et à nous le nôtre. »

Il était toujours à l’avant-garde pour servir les autres. Il était le premier à se présenter pour servir la Communauté (Ahmadiyya) et se chargeait de monter la garde dans les zones les plus sensibles. Chaque fois que quelqu’un lui suggérait d’émigrer, il disait : « Si nous partons d’ici, les problèmes des ahmadis moins aisés vont s’aggraver ».

Il se démarquait grandement des autres eu égard à ses cotisations et payait ses contributions financières le plus tôt possible. Quand il avait 12 ou 13 ans, il a été appréhendé et placé en garde à vue par la police pour avoir distribué des brochures sur un duel de prière ; il a été libéré le lendemain. Deux jours avant son martyre, son père a vu en rêve qu’une femme âgée était en train de faire le ménage chez lui, et elle disait que le quatrième Calife (rh) allait venir. Peu de temps après le quatrième Calife (rh) est venu et a pris la main du défunt, et lui a dit avec beaucoup d’amour : « Maintenant nous allons rester ensemble. Tu vas rester auprès de moi. »

Par la grâce d’Allah le Tout-Puissant, il faisait partie du plan d’Al-Wasiyyat. Il était tendre et aimé de tout le monde dans sa région. Il était très vertueux, sympathique envers les pauvres et avait un amour profond pour le califat. Il laisse dans le deuil son père, Naseer Ahmad, sa mère, son épouse et trois enfants, âgés de 13 ans, 11 ans et 8 ans. Qu’Allah soit le Protecteur et le Gardien de ces enfants, et qu’Il accorde le courage et la patience à tous. Qu’Il fasse preuve de pardon et de miséricorde à l’égard du défunt et qu’Il élève son rang.

Priez aussi pour sa mère, qui souffre d’un cancer ; qu’Allah répande Sa grâce sur elle.

La prochaine mention sera celle du Dr Mirza Nubair Ahmad et de son épouse Aisha Amber Syed Sahiba, tous deux décédés des suites d’un accident à Milwaukee, aux États-Unis. Le Dr Mirza Nubair Ahmad avait 35 ans. C’est à Allah que nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons. Son arrière-grand-père paternel était le député Hazrat Mian Muhammad Sharif (r.a.), qui était un compagnon du Messie Promis (a.s.). Sa grand-mère était la fille de Master ‘Abdour Rahman (r.a.). Son arrière-grand-père maternel était aussi un compagnon (du Messie Promis (pssl)). Il y avait beaucoup de compagnons (du Messie Promis (pssl)) dans sa famille. Il s’est établi en Amérique en 2012. Il a eu l’opportunité de faire partie du système de Wassiyyat dès l’âge de 17 ans. Il servait en tant que Qaid Majlis Khuddamul Ahmadiyya. Le défunt faisait partie des plus grands donateurs pour l’achat d’un nouveau bâtiment pour la mosquée de Milwaukee. Il laisse dans le deuil son père, Mirza Naseer Ahmad, qui est actuellement le secrétaire Umur-e-‘Ammah à Islamabad, sa mère qui est la Sadr Lajna régionale à Islamabad, sa sœur Nadia et deux frères. Son épouse, Aisha Ambar, qui était avec lui et est également décédée. Elle était la fille de Syed Sajjad Shah du Japon, et la sœur de notre missionnaire Syed Ibrahim qui sert actuellement au Japon. L’Ahmadiyya a été établi dans leur famille par Syed ‘Abdur Raheem Shah Sahib originaire de Phagla. Il avait fait la Bai’ah sur la main du Mousleh Maoud (r.a.). Comme je l’ai mentionné, ‘Aïcha Amber est décédée des suites de l’accident comme son mari, deux jours après lui. Elle était un membre actif de l’équipe de MTA International. Elle faisait la traduction japonaise en direct de mes sermons, puis faisait aussi le sous-titrage en japonais. Elle laisse dans le deuil son père Syed Sajjad Ahmad, sa mère Durr-e-Sameen Syed, trois frères et une sœur. Son frère, Ibrahim, qui est missionnaire au Japon dit : « Elle m’aidait dans de nombreux projets de la Communauté. Elle m’a aidé pour la traduction en japonais de « Lecture Lahore » et « Hamara Khuda », et sa traduction m’étonnait. En dépit d’avoir fait des études en pharmacie elle traduisait très bien. »

Sa sœur aînée Fatima dit : « Je suis tombée par hasard sur son journal et chaque page était divisée en deux sujets ; l’un s’intitulait « Ma vie mondaine » et l’autre « Ma vie spirituelle ». Dans la partie consacrée à sa vie mondaine elle y écrivait ses activités quotidiennes dédiées aux objectifs mondains. La partie consacrée à la vie spirituelle était dédiée aux objectifs spirituels, elle comportait des notes sur la Jama’at et des connaissances religieuses.

Elle avait magnifiquement écrit sur chaque page et avec beaucoup de soin. Elle méditait sur chaque mot du Calife de l’époque et agissait en conséquence et elle enjoignait également ses sœurs et ses frères d’en faire de même. Elle a en outre présenté les enseignements de l’islam à ses amies japonaises. Qu’Allah fasse preuve de pardon et de miséricorde à l’égard des deux défunts, et élève leur rang.

La mention suivante est celle de M. Chaudhary Naseer Ahmad, qui occupait le poste de secrétaire aux finances au sein de la Jama’at de Clifton à Karachi. Il était le fils de M. Chaudhary Nazeer Ahmad de Rabwah. Il est décédé à l’âge de 69 ans. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Au moment de son décès, il dirigeait sa femme et son beau-frère dans la prière du Fajr. Lors de la deuxième rak’at durant la prosternation, il est décédé des suites d’un arrêt cardiaque, et s’est présenté devant Allah. Par la grâce d’Allah il faisait partie du système de Wassiyyat. Par la grâce d’Allah le Tout-Puissant, il était un Moussi. Le Messie Promis (pssl) a dit que mourir en priant est une mort enviable. Son père, M. Chaudhary Nazeer Ahmad, a également servi la communauté pendant 25 ans après sa retraite, en tant que Naib Nazir Zira’at et Wakil al-Zira’at. Son frère cadet, M. Chaudhary Naeem Ahmad, est l’actuel Officier de la trésorerie de l’Anjuman. Il laisse dans le deuil son épouse, Mme Nusrat Naseer. Il n’avait pas eu d’enfants. Il a déménagé à Karachi en 1972 où il avait son commerce. Il a pu y servir la Communauté en différentes capacités et il a rendu des services extraordinaires. Qu’Allah le Tout-Puissant lui accorde Son pardon et Sa miséricorde.

La mention suivante est celle de Mme Sardaran Bibi, épouse de M. Chaudhary Nabi Bakhsh, de Dar al-Rahmat Gharbi Rabwah. Elle est décédée récemment. (En vérité, nous appartenons à Allah et à Lui nous retournerons.) Ils étaient originaires du district de Pathankot du district de Gurdaspur. Puis ils ont émigré et se sont installés au Pakistan. D’abord à Sialkot, puis dans le Sindh. Ses parents et toute sa famille sont chiites. Lorsqu’elle s’est convertie à l’Ahmadiyya avec sa famille en 1949, ses parents ont dit que son mari était devenu mécréant et qu’elle devait retourner chez eux. Elle avait accepté l’Ahmadiyya avec son mari, pas avec sa famille. Le reste de la famille n’avait pas fait la Bai’ah. Ils lui ont dit que son mari était devenu mécréant et qu’elle devait donc le quitter. Sur ce, elle a répondu à sa famille en disant : « Je suis enfin devenue une véritable musulmane. Chez vous, je ne faisais que la prière de Fajr mais maintenant en plus de faire les cinq prières quotidiennes, j’offre également régulièrement la prière de Tahajjoud. De ce fait, je ne vais pas revenir. »

Elle a revu ses parents quatorze années plus tard. Mais ils l’avaient rencontrée de façon très froide, et leurs cœurs ne s’étaient pas attendris depuis, et ils ne sont jamais venus lui rendre visite. Elle avait un véritable amour pour la Jama’at ; elle était très dévouée envers le califat. Elle s’occupait des pauvres et elle était vertueuse et sincère. Elle était Moussia. Elle laisse dans le deuil trois fils et quatre filles. Son fils aîné, le Dr ‘Abdur Raheem, a pu servir en Sierra Leone pendant cinq ans dans le cadre du programme Nusrat Jahan. Son fils cadet, M. Abdul Khaliq Nayyar, est missionnaire ; il est actuellement en train de servir au Cameroun, dont il est également Missionnaire-en-Chef et Amir. En raison de son service sur le terrain, il n’a pas pu assister aux funérailles de sa mère. Qu’Allah leur accorde à tous patience et persévérance et qu’Il élève le rang de la défunte.