«La’al-lakoume Tattaqoūne »

C'est-à-dire: afin que vous acquiesciez le Taqwā. Le Taqwā est un mot qui contient de vastes significations et le Saint Coran, les Ahadith et les écrits du Messie Promisas nous indiquent ces différents angles. Les racines du mot Taqwā se composent avec les lettres « ﻮ» « ﻖ» «ى» qui signifient se protéger. Le mot arabe « ﺔﻴﺎﻗﻮ» est dérivé de la même racine qui signifie bouclier avec lequel l’on se protège contre l’ennemi. Une des paroles du Saint Prophète(pssl) nous indique clairement:

«Le jeûne est un bouclier»

 

Il dit en une autre occasion:

«Le Jeûne n’est pas simplement s’abstenir de manger ou de boire, mais il comprend aussi l’abandon de toute absurdité et obscénité. Alors, ô toi qui jeûne, si quelqu’un devient grossier à ton égard ou s’il te provoque, tu lui réponds: je suis en carême ».

(Boukhari Kitabe-oul-Saume babouhale yaqoulou inni s~ïmun iza shatama)

Le jeûne de celui qui se permet d’être grossier n’est autre que de supporter inutilement la faim et la soif qui ne lui profiteront pas. Donc, si une personne ne peut pas respecter ces aspects susmentionnés qui sont obligatoires pour le jeûne, alors rester sans manger, ni boire ne lui sera aucunement utile car le jeûne n’est pas synonyme de rester sans manger ni boire. C’est plutôt une adoration qui s’observe avec des conditions bien précises. Beaucoup de malheureux restent privés de la récompense extraordinaire du jeûne pour n’avoir pas respecté les principes du jeûne. Hadhrat Abou Houraira(ra) raconte que le Saint Prophète(pssl) dit:

«A beaucoup de jeûneurs, le jeûne ne donne que la faim et la soif et beaucoup qui se réveillent les nuits pour l’adoration ne font que perdre leur sommeil.»

(Ibn-é-Maja kitabe-oul-séyame babou Ma ja’a fil ghibati warrafthi lisséyami)

Les jeûnes du mois de Ramadan sont prescrits pour chaque homme ou femme Musulmane adulte doté(e) de raison, n’étant pas en voyage et ayant une bonne santé. Un voyageur ou un malade est autorisé à compléter ses jours de jeûnes ratés antérieurement. Les malades chroniques et qui n’ont aucun espoir de rétablissement ou de tels malingres qui n’ont aucun espoir de supporter l’endurance du jeûne pour le reste de leur vie, de même que les femmes qui allaitent et les femmes enceintes, doivent payer l’expiation selon leur capacité. Concernant l’âge de jeûner, Hadhrat Khalifat-ul-Massih II(ra) dit:

«Plusieurs personnes font jeûner les petits enfants, pourtant, pour chaque obligation et pour chaque commandement, il y a des limites et un temps bien précis. De notre point de vue, certains commandements prennent effet à partir de quatre ans et d’autres commencent à partir de sept à douze ans. Il y en a aussi qui s’appliquent aux enfants de quinze à dix-huit ans, ce qui marque l’âge de l’adolescence. A partir de quinze ans, l’on doit commencer à cultiver l’habitude de jeûner. Et à partir de dix-huit ans, l’on doit considérer le jeûne comme obligatoire. Je me rappelle, lorsqu’on était petit, nous aussi, nous avions envie de jeûner mais le Messie Promis(as) nous interdisait de le faire. Et au lieu de nous motiver pour le jeûne, il nous déconseillait fortement. Bref, l’on doit empêcher les enfants de jeûner, afin de maintenir leur santé et améliorer leurs capacités. Ainsi, lorsqu’ils tendent vers l’adolescence, c'est-à-dire l’âge de quinze ans, on doit les faire jeûner mais pas avec trop d’insistance. Au début de la quinzième année, qu’ils fassent ce qu’ils peuvent faire, ensuite progresser dans le nombre de jours au fil des années. Ainsi, l’habitude de jeûner doit être cultivée en eux d’une manière progressive.»

Les catégories de jeûne

Le Saint Coran et le Hadith font mention de plusieurs catégories de jeûnes. Il y a des jeûnes obligatoires et des jeûnes surérogatoires. Voici les jeûnes obligatoires:

  • Les jeûnes du mois de Ramadan L’acquittement des jeûnes ratés du mois de Ramadan

L’expiation sous forme de jeûnes pour les actes suivants

  • Zihar
  • Meurtre
  • La rupture délibérée du jeûne du mois de Ramadan
  • La violation d’un parjure
  • Les jeûnes après le Hadj de ‘tamattu’ ou ‘Qiran’
  • Le jeûne pour avoir fait la chasse en état d’Ihraame
  • Le jeûne pour avoir rasé la tête en état d’Ihraame

Les jeunes surérogatoires par exemple sont :

  • Les six jours de jeûnes du mois de Shawwal
  • Le jeûne d’achoura
  • Le jeûne de Daoudeas, c'est-à-dire jeûner les jours alternatifs, le jeûne du jour d’arafat et les jeûnes des 13, 14 et 15 de chaque mois lunaire Islamique.

Il est interdit ou déconseillé de jeûner certains jours. Par exemple :

  • Jeûner le vendredi et samedi de manière ciblée
  • Jeûner le jour de nérouze et méhrgani comme des persans
  • Les jeûnes sans interruption
  • Jeûner le jour de fête (ou eid)
  • Jeûner pendant le jour de Tashrik c'est-à-dire 11, 12, 13 de Zoulhadja.

Quand doit-on jeûner?

Il nous est interdit de jeûner sans avoir vu le croissant lunaire du mois de Ramadan. Cette vision peut être optique ou scientifique. La vision scientifique peut se baser sur deux aspects. Premièrement, les trente jours de Chaaban s’écoulent ou avec un consensus parfait des savants islamiques, on arrive à préparer un calendrier qui ne laisse aucune possibilité d’erreur avec des calculs bien fondés. A ce propos, le Khalifat-ul-Masih IVrh dans son sermon du vendredi du 19 janvier 1991 nous a laissé le point directif. Ce sermon du vendredi fut publié de nouveau dans l’Al-fadhal du 1er novembre 2002.

La nouvelle annoncée à la radio pour la lune est islamiquement authentique. On doit mettre en pratique cette annonce selon la décision des érudits mais le champ de vision de la lune et le lieu en question doivent avoir une conformité d’horizon, sinon cette annonce sera nulle. Si le temps est nuageux ou s’il y a trop de brouillard pour la vision de la lune, alors le témoignage d’une seule personne crédible sera acceptable pour commencer le jeûne du Ramadan mais pour la fin de Ramadan, le témoignage de deux personnes justes sera obligatoire.

(Tirmidhi kitabe-oul-Saume bi chahada)

L’Intention est Indispensable Pour le Jeûne

Celui qui désire jeûner, doit formuler obligatoirement l’intention. Le Saint Prophète(pssl) dit :

«Celui qui ne formule pas l’intention avant l’aube, son jeûne n’est pas valable»

(Tirmidhi kitabe-oul-Saume)

Il n’est pas obligatoire de prononcer des formules précises pour son intention. L’intention est en effet une résolution qui vient du for intérieur, c’est pourquoi le jeûneur doit s’abstenir de manger et de boire. Dans le jeûne surérogatoire, on peut formuler l’intention avant midi, à condition qu’on n’ait pas eu encore à manger ou à boire, de même s’il y a une raison valable, telle qu’une information tardive sur la lune de Ramadan et qu’on n’avait pas encore mangé ou bu quelque chose, alors on peut formuler l’intention de jeûner. Le jeûne d’une telle personne sera valable.

Les Malades et les Voyageurs n’ont pas à Jeûner

Allah dit dans le Saint Coran :

«Quiconque est malade ou en voyage, devra jeûner ultérieurement pendant le même nombre de jours; et pour ceux qui ne peuvent jeûner qu'avec difficulté, il y a une expiation — nourrir un pauvre.»

(2 :185)

Le Messie Promis(as) dit:

«En effet, bénéficier des permissions données par le Saint Coran est aussi la ‘taqwa’, la crainte d’Allah. Allah a permis à un voyageur et à un malade de jeûner ultérieurement ; alors, ces commandements doivent aussi être exécutés. J’ai lu que la majorité des érudits ont dit que si quelqu’un jeûne en état de voyage ou de maladie, il désobéit car l’objectif c’est le plaisir d’Allah et non pas sa propre volonté et le plaisir d’Allah réside dans son obéissance. L’on doit obéir à chaque commandement qu’Il nous donne et ne pas chercher à y mettre ses propres marges. En ce qui concerne son commandement, c’est bien clair que si vous êtes malade ou en voyage, alors complétez ultérieurement le nombre de jours de jeûnes. L’on ne trouve aucune précision de voyage ou de maladie ici ; c’est pour cela que moi, je ne jeûne pas en état de voyage ou de maladie.»

(Al-Hakame vol 11 N° 4 le 21 janvier 1907 page 14)

Il dit encore:

«Celui qui jeûne étant malade ou en voyage, désobéit au commandement clair de Dieu car Allah a dit sans ambiguïté aucune, que les voyageurs et les malades ne doivent pas jeûner. Ils doivent le faire après avoir recouvré la santé ou après avoir fini leur voyage. L’on doit obéir à ce commandement de Dieu, car le salut est issu de la grâce divine et non de nos œuvres. Allah n’a pas dit que la maladie doit être grave ou non et que le voyage soit long ou court. Le commandement est général et nous devons l’exécuter. Si les voyageurs et les malades jeûnent, ils mériteront le verdict de la désobéissance.»

(Al-Badr vol 2 N° 42 le 26 Septembre 1907 page 07)

Jeûner en Etat de Voyage n’est pas une Vertu

Hadhrat Djabire Bine Abdullah dit que pendant un voyage, le Saint Prophète(pssl), en voyant l’attroupement de ses compagnons qui faisaient l’ombre pour une personne, demanda la raison. On lui répondit que l’on fait l’ombre pour un jeûneur. Le Saint Prophète(pssl) dit avec beaucoup d’insistance que jeûner pendant le voyage n’est pas une vertu.

(Boukhari Kitabe-oul-Saume)

 Le Saint Prophète(pssl) faisait rompre le jeûne au voyageur. Amar bine Oumayya Zamri(ra) dit:

«Je me suis rendu chez le Saint Prophète(pssl) après un voyage; le Saint Prophète(pssl) me demanda d’attendre le repas. Je répondis : "Ô Prophète d’Allah, je suis en carême". Par affection, il me demanda de l’approcher et dit qu’Allah a permis à un voyageur de ne pas jeûner et que la moitié de la prière lui est exonérée aussi.»

(Sunane Nissaï Kitaboussaume)

 Alors, ne pas jeûner pendant le voyage était la pratique des compagnons du Saint Prophète(pssl) et aussi de ses ‘Tabéïne’. Ils considéraient même condamnable, le jeûne du voyageur.

Hadhrat Abdurrahman Bine A’aouf dit:

«Celui qui jeûne pendant le voyage est comme une personne qui abandonne le jeûne sans aucune excuse.»

(Sounan Ibn-é-Maja)

Hadhrat Mirza Bashir Ahmad(ra) dit:

Hadhrat Mir Ismaël(ra) m’a raconté qu’une fois, quelques personnes vinrent à Qadian de Lahore. Lorsque le Messie Promisas apprit leur arrivée, il vint les voir à la mosquée avec le déjeuner. Les concernés dirent qu’ils jeûnaient tous. Le Messie Promis(as) dit:

«Il n’est pas bon de jeûner en état de voyage. L’on doit mettre en œuvre la permission divine.»

Ainsi, il les obligea à rompre leur jeûne.

La Vertu Réside dans la Volonté Divine

Le Quatrième Calife(rha) dit:

«La vertu ne concerne que la volonté et non l’endurance. De même dans le cas du jeûne, l’endurance n’est pas le désir divin. Il y a beaucoup de points qui sont à la base des jeûnes mais Dieu ne désire pas nous voir souffrir de l’endurance. Lorsque Dieu nous demande d’abandonner, alors il faut qu’on abandonne. Lorsque Dieu nous demande de jeûner, alors il faut qu’on jeûne. Ainsi Allah dit: «Manne kana minkoum maridane», celui qui, parmi vous est malade «aü ala safarine», ou en voyage «fa ïddatoun’min ayyamine oukhare», ne doit pas jeûner pendant le mois du Ramadan mais on doit jeûner ultérieurement. «Youridoulla¬hou bikoumoul youssra wa la youridoubikoumoul oussra», ne pensez jamais que vous bénéficierez du plaisir d’Allah à travers l’endurance... Allah ne désire pour vous que la souplesse. Alors, inclinez-vous devant le plaisir d’Allah. Si Dieu exige de vous de l’endurance, alors acceptez-la. Vous ne pouvez pas forcer le plaisir d’Allah en vous exposant à plus d’endurance.»

(Sermon du vendredi 19 janvier 1996)

 L’on posa la question au Messie Promis(as) de savoir le précepte Islamique pour jeûner pendant le voyage, il répondit:

«Le Saint Coran nous enseigne bien clairement sur ce sujet : «Fa manne kana minkoum maridane aü ala safarine fa ïddatoun’min ayyamine oukhare», c'est-à-dire que le malade et le voyageur ne doivent pas jeûner. C’est un impératif et cela ne vous donne pas le choix de faire quand vous le pouvez ou de laisser si cela vous gêne. A mon avis, un voyageur ne doit pas jeûner. Mais si quelqu’un jeûne en suivant la pratique générale, il n’est pas condamnable mais même là, l’on doit respecter «fa ïddatoun’min ayyamine oukhare», (c'est-à-dire l’on doit le refaire pour compléter le nombre). Si celui qui supporte la souffrance de jeûner pendant le voyage croit par cela forcer le plaisir divin, cela est une erreur grave, et il ne cherche pas à plaire à Dieu par son obéissance. L’obéissance à Allah signifie croire à ses commandements et aussi à ses interdictions.»

(Al-Hakame 26 Janvier 1899)

Comment Définir un Voyage

A ce propos le Messie Promis(as) dit:

«J’ai la conviction ferme que l’homme ne doit pas se charger lui-même d’énormes difficultés. D’une manière générale, ce qui est considéré comme un voyage, que ce soit pour deux ou trois kilomètres, l’on doit mettre en pratique les principes de qasare et de safare, c'est-à-dire l’on doit bénéficier de la permission de laisser le jeûne et prier à moitié selon les directives de qasare. «Innamal A’amalo binniyyati», c'est-à-dire que les actes se fondent sur les intentions. Souvent, en se promenant, l’on parcourt plusieurs kilomètres mais l’on ne pense même pas au voyage ; mais lorsqu’un homme prend ses bagages avec une intention de voyage, il devient ainsi un voyageur. La loi Islamique ne se base pas sur la souffrance. Ce que vous considérez généralement comme voyage sera le voyage. Comme l’on doit respecter les obligations divines, l’on ne doit pas négliger ses permissions non plus. Les obligations émanent de Dieu ainsi que les permissions.»

(Al-Hakame vol 5, 17 fevrier 1901 Page 13)

Commencer le Voyage en Jeûnant

Hadhrat Khalifat-ul-Masih II(ra) a dit:

«Il est possible que certains experts de la jurisprudence ne soient pas d’accord avec mon opinion mais à mon avis, le voyage qui commence après le Sohour (le repas matinal) et se termine avant le coucher du soleil ne doit pas être considéré comme un voyage par rapport au jeûne. La loi islamique nous interdit de jeûner pendant le voy--age mais elle ne nous interdit pas de voyager pendant le jeûne. Ainsi, le voyage qui commence après le commencement du jeûne et se termine avant la rupture du jeûne n’est pas considéré comme un voyage pour la rupture du jeûne. Car il est permis de voyager pendant le jeûne mais il n’est pas permis de jeûner pendant le voyage.»

Il y a quatre possibilités de jeuner pendant le voyage.

  • Si le voyage continue, c'est-à-dire à pieds ou sur une monture, alors on ne doit pas jeûner car il est obligatoire de ne pas jeûner dans cette situation.
  • Si durant le voyage, l’on doit s’arrêter quelque part la nuit et que l’on possède la facilité de jeûner, alors on peut le faire c'est-à-dire il est permis de jeûner ou de s’abstenir, car on doit y séjourner toute la journée.
  • Si après le commencement du jeûne, l’on entreprend le voyage qui se termine avant le coucher du soleil, c'est-à-dire qu’on n’est plus sûr de rentrer chez soi, avant le coucher du soleil, alors l’on peut jeûner ou s’abstenir.

Si au cours du voyage, l’on doit séjourner pour 15 jours ou plus, alors l’on doit jeûner.
 

Le Cas de Maladie ou de Voyage à Durée Indéterminée

En répondant à une question à ce sujet, le Messie Promisas dit:

«Les malades ou les voyageurs qui n’espèrent pas pouvoir jeûner ultérieurement, par exemple un vieillard ou une femme enceinte ou qui doit allaiter pendant deux ans après l’accouchement, il leur est permis de ne pas jeûner, car le jeûne ne serait pas possible pour eux. Ils doivent payer l’expiation. Elle est prévue pour les vieillards ou d’autres comme eux, incapables de jeûner pour de bon. Le simple payement d’expiation ne peut pas servir d’excuse pour une personne en dehors de l’état susmentionné. Permettre à un malade qui peut jeûner ultérieurement, de payer tout simplement l’expiation, équivaut à ouvrir la porte des prétextes. La religion sans endurance n’a aucune valeur à nos yeux. De même, avoir l’esprit de se débarrasser des fardeaux de Dieu est un péché grave. Allah dit : ceux qui supporteront des endurances pour ma cause, c’est à eux que sera accordée la direction.»

(Fatawa Ahmadiyya page 183)

La Femme Indisposée Nourrice ou Enceinte

La femme indisposée ne doit pas jeûner. A ce sujet Hadhrat Aïcha(ra) raconte:

«Du vivant du Saint Prophètepssl, à cause de la menstruation, nous nous abstenions de jeûner, on nous demandait de jeûner ultérieurement.»

(Sunan Ibn-é-Maja kitabe-oul-Séyame)

Il en est de même pour la femme qui vient d’accoucher mais lorsque les raisons avancées disparaissent, c'est-à-dire que la menstruation prend fin ou l’état d’impureté après l’accouchement n’existe plus, alors il faut compléter obligatoirement le nombre de jours ratés de jeûnes.

Le Hadith nous éclaire sur le cas des femmes qui allaitent et celles qui sont enceintes de la manière suivante :

Le Saint Prophète(pssl) dit:

«Allah a gracié la moitié de la prière à un voyageur et a permis de s’abstenir de jeûner pour la femme qui est enceinte ou qui allaite.»

(Tirmidi Abwaboussaume)

Pour une femme qui allaite ou qui, avant le mois de Ramadan, tombe enceinte, le jeûne lui sera gracié ; elle doit uniquement payer l’expiation. De même, le vieillard affaibli et un homme chroniquement maladif tombent dans le même cas. Seule l’expiation lui incombera.

L’étudiant et le Jeûne

Hadhrat Khalifat-ul-Masih II(ra) a dit :

«Le cas d’un étudiant qui prépare son examen, peut être expliqué de la manière suivante : Le jeûne n’empêche pas les activités quotidiennes et si en jeûnant, les activités quotidiennes de quelqu’un sont bloquées, alors une telle personne sera considérée comme un malade. Mais toute la responsabilité pour cet acte n’incombera qu’à elle seule. Et le traitement divin sera conforme à son intention et à son état. C'est-à-dire que l’on est juge de soi-même pour ses propres conduites »

(Al-fadhal 22 mai 1922)

L’Ouvrier et le Jeûne

La question se pose que certains ouvriers n’arrivent pas à supporter le jeûne. Sous ce prétexte, peuvent-ils s’abstenir de jeûner ?

Le jeûne ne fait souffrir personne. Le Saint Coran et le Hadith n’ont donné aucune considération à ce prétexte. Pourtant, même à cette époque, il existait des ouvriers. Mais s’il y a une faiblesse et que le jeûne devient insupportable, alors l’on sera dans le cas de maladie et le jeûne n’est pas une obligation pour un malade.

La question fut posée au Messie Promis(as),concernant le cas des ouvriers qui viennent de leur travail et n’arrivent pas à supporter le jeûne ou des paysans qui doivent travailler très durement pour la récolte ou les semailles ;

Le Messie Promis(as) répondit :

«Al-A’malou binniyyaati » ce sont des gens qui sont beaucoup discrets. Chacun est juge dans son cas à travers la crainte divine et à travers sa pureté d’esprit. S’il (un paysan) peut louer les services d’un ouvrier, qu’il le fasse, sinon il sera considéré comme un malade qui doit jeûner ultérieurement ».

(Al-Badre 26 sep 2006)

Ce qu’il Faut Respecter Pendant le Sohour

Hadhrat Anas Bine Malira(ra) dit que le Saint Prophète(pssl) dit:

«Tasahharou faïnna fissohouri Barakatoun»,

Ô Musulmans, prenez le repas matinal car il est béni.

Il dit encore :

«La différence entre nos jeûnes et les jeûnes des juifs est que les Musulmans commencent leur jeûne avec le repas matinal et les juifs ne le font pas.»

(Sunane addarmi Kitabe-oul-Saume)

La durée du repas matinal commence à partir de minuit et se termine à l’aube. Mais il n’est pas de la pratique du Saint Prophète(pssl) de se lever à minuit pour prendre ce repas. La vraie bénédiction se trouve dans l’obéissance de la pratique du Saint Prophète(pssl). Sa pratique et la pratique de ses compagnons ne sont autres que prendre ce repas juste avant l’aube. Ses compagnons disent qu’ils se levaient pour la prière, juste après avoir pris ce repas.

(Tirmidi Kitabe-oul-Saume)

C’est-à-dire que l’intervalle entre le repas matinal et la prière de Fajar était remarquablement bref.

Hadhrat Anas(ra), en se référant à Hadhrat Zaide(ra) raconte:

«Nous avions pris le repas matinal avec le Saint Prophète(pssl), ensuite nous nous sommes levés pour la prière de Fajar.»

Hadhrat Anas(ra) dit:

«J’ai demandé quel intervalle peut-on estimer entre le repas et la prière. Hadhrat Zaide(ra) répondit : "l’intervalle valait la lecture d’environ cinquante versets coraniques". C’est à dire 10 à 15 minutes suffisent pour la lecture de cinquante versets.»

En exhortant pour le repas matinal, le Saint Prophète(pssl) nous explique sa philosophie. Hadhrat Ibn-é-Abbasse(ra) raconte que le Saint Prophète(pssl) dit:

«Cherchez la force contre l’endurance du jeûne en prenant le repas matinal et cherchez la résistance pour se réveiller la nuit à travers la sieste.»

(Sunan Ibn-é-Maja Kitabe-oul-Seyame)

Il dit encore :

«Prenez ce repas matinal béni dans la dernière partie de la nuit.»

(Al-Jaméoussaghir Vol I Hadith 3292)

Il dit encore:

«Prenez le repas matinal ne serait-ce qu’une gorgée d’eau.»

(Al-Jaméoussaghir Vol I Hadith 3293)

Est-il Obligatoire de Prendre le Repas Matinal (Sohour)!

Sans le repas matinal le jeûne est sans bénédiction. Mais si un homme se réveille après l’aube et que l’heure du repas matinal est déjà passée, alors il sera permis de jeûner sans prendre ce repas. Mais il n’est pas conseillé de cultiver une telle habitude.

Il est essentiel de respecter les limites fixées par Allah. Chaque acte posé ne peut être un acte vertueux que lorsqu’il est conforme aux commandements express divins et à la pratique noble du Saint Prophète(pssl). Le Saint Prophète(pssl) a désapprouvé le jeûne sans le repas matinal, et a exigé plutôt en disant:

«Prenez le repas matinal car il est béni».

Le Repas Matinal (Sohour) du Saint Prophète(pssl)

 Hadhrat Anas(ra), un des serviteurs du Saint Prophète(pssl) raconte qu’un jour le Saint Prophète(pssl) a dit:

«Ô Anas, apporte-moi quelque chose car je veux jeûner». Hadhrat Anas(ra) apporta des dattes et l’eau dans un récipient, alors que Bilal(ra) avait déjà fini le premier appel pour la prière (Adhan). Le Saint Prophète(pssl) dit : «Ô Anas(ra), va voir s’il y a quelqu’un à la mosquée qui peut me joindre pour le repas matinal». Hadhrat Anas(ra) appela Zaïde Bine Thabite(ra) qui dit : «j’ai déjà pris le repas matinal». Le Saint Prophètepssl insista en disant «moi je ne fais que jeûner aussi» ainsi, Zaide prit de nouveau le repas matinal avec le Saint Prophète(pssl).»

(Sunane Nissaï Kitabe-oul-Seyame.)

Cela montre que le repas du Saint Prophète(pssl) était sans distinction. Il prenait ce qui était disponible pour son repas matinal. Une fois, il a même dit :

«combien c’est extraordinaire, la datte comme repas matinal pour un fidèle!»

Selon les instructions du Saint Prophète(pssl),l’adhanétait appelé deux fois pendant le mois de Ramadan. Le premier appel était celui de Hadhrat Bilal(ra) qui se faisait dans les derniers moments de l’aube et signifiait à ceux qui dorment, qu’ils se réveillent et ceux qui prient, qu’ils arrêtent la prière pour prendre leur repas matinal. Et le deuxième était celui de Hadhrat Ibn-é-Maktoume(ra) qui annonçait la fin de l’aube. C’est pour cela que le Saint Prophète(pssl) disait :

«Vous pouvez continuer à manger pendant que Bilal fait Adhan mais lorsque Ibn-é-Maktoumera appelle, alors mettez fin à votre repas matinal.»

(Boukhari Kitabe-oul-Saume)

Mais avec une flexibilité assez claire: que vous pouvez continuer à manger, jusqu’à l’apparition complète de l’aube.

(Sunan Nassaï Kitabe-oul-Seyame)

Les Normes de la Rupture du Jeûne

Les moments de la rupture du jeûne sont extrêmement bénis. Le Hadith l’énonce de la manière suivante : Un jeûneur bénéficie de la double joie: premièrement, la joie au moment de la rupture et deuxièmement, sa rencontre avec Dieu, grâce à son jeûne.

(Sunan Ibn-é-Maja Kitabe-oul-Seyame babou ma ja’a fi fadlisseyyami)

Alors, l’on ne doit pas gâcher les moments extrêmement bénis de la rupture du jeûne. L’on doit plutôt chercher à obtenir l’exaucement de la prière. Au moment de la rupture du jeûne, le Saint Prophète(pssl) avait l’habitude d’invoquer de la manière suivante:Alahoumma Innilaka Soumtou wa ala rizkika aftaertou.

(Sounane Abou Daoud Kitabe-oul-Séyame baboulQaoli indal Iftari)

 Hadhrat Oumarra raconte que le Saint Prophète(pssl) disait:

«Lorsque le jour disparaît, la nuit arrive et le soleil se couche, alors rompez votre jeûne!»

(Boukhari Kitabe-oul-Saume babou Babou mata yahillou fatroussaïmi)

 Hadhrat Souhaile Bine Sa’d(ra) raconte que le Saint Prophète(pssl) disait:

«Les bénédictions et la bienfaisance seront versées sur les gens, aussi longtemps qu’ils continueront à ne pas retarder la rupture du jeûne.»

(Boukhari Kitabe-oul-Saume babou Babou Tajiloul Iftari)

 A une autre occasion, le Saint Prophète(pssl) a dit:

«La religion de l’Islam restera fort, aussi longtemps que les Musulmans rompront vite leur jeûne car les chrétiens et les juifs retardent la rupture de leur jeûne.»

(Sounan Abou Daoud Kitabe-oul-Séyame babou ma youstahabbou min ta’ajilil Iftari)

 En racontant un des voyages du Saint Prophète(pssl), Hadhrat Abi Aofa(ra) dit:

«J’accompagnais le Saint Prophète(pssl) dans ce voyage. Juste après le coucher du soleil, le Saint Prophète(pssl)ordonna pour le repas de rupture du jeûne. Il dit ô Prophète(pssl), laissons faire encore le noir. Le Saint Prophète(pssl) dit: envoie le repas de la rupture ! La personne réitéra de nouveau au Prophète(pssl) qu’il fait encore clair. Le Saint Prophète(pssl) dit: envoie le repas de la rupture! La personne envoya le repas de la rupture. Le Saint Prophète(pssl), après avoir pris son repas en regardant vers l’est dit : « lorsque tu voies le noir apparaître dans l’est, au couchant du soleil, alors prends ton repas de la rupture.»

(Sahih Mouslim Kitabe-oul-Saome babou wagtil Qada’aïssaumi)

Le Repas de la Rupture (Iftar) du Saint Prophète(pssl)

 La rupture du jeûne du Saint Prophète(pssl) était également simple. Hadhrat Anas Bine Malik(ra) qui était son serviteur personnel dit:

«Le Saint Prophète(pssl) rompait son jeûne avec quelques dattes fraîches, avant d’aller pour la prière de Maghrib; mais si les dattes fraîches n’étaient pas disponibles, alors les dattes sèches faisaient l’affaire et à défaut de celles-là aussi, il se contentait de quelques gorgées d’eau.»

(Sounan Abou Daoud Kitabe-oul-Séyame baboumama yaftiro alaihi)

 Il exhorta pour le repas simple de la rupture à son Oummate aussi et dit:

«Chacun de vous doit rompre son jeûne avec la datte, car elle contient beaucoup de biens et de bénédictions et à défaut de cela, vous devez le faire avec l’eau qui est une purification toute entière.»

(Tirmidi Kitabe-oul-Zakate Babou fissadagati ala zil Qrabat)

La Récompense Pour Rompre le Jeûne de Quelqu’un!

Le Saint Prophète(pssl) dit:

«Celui qui invite au repas de la rupture de jeûne, aura la récompense qui équivaut à celle de ce dernier. Mais cela sans diminuer la récompense de celui qui jeûne.»

Une fois, le Saint Prophète(pssl) se rendit chez Hadhrat Sa’ad Bine Moa’az(ra) et après la rupture de son jeûne, il dit:

«Ton nourriture est consommée par de bonnes personnes et les anges ont prié en ta faveur.»

(Sunan Ibn-é-Maja Kitabe-oul-Seyame baboufi thawabi man fatara SaIman)

Ce Qui Peut Annuler le Jeûne

Le jeûne est annulé si l’on mange sciemment ou si on a des rapports sexuels. La piqûre et le vomissement intentionnels rompent aussi le jeûne.

Il est ainsi mentionné dans le hadith: si un jeûneur vomit involontairement, l’expiation du jeûne n’incombe pas à lui. Mais celui qui le fait intentionnellement, qu’il expie obligatoirement.

(Tirmidi Abwaboussaume babou ma ja’a fikaffaratil fitri fi Ramadhâna)

 Violer Délibérément le Jeûne

Il est essentiel de respecter et préserver les limites fixées par Allah et aussi Ses protégés. Comme Allah a déjà gracié les jeûnes aux malades, aux voyageurs ou aux excusés, alors celui qui viole sans une excuse admise par la loi Islamique, commet un péché grave et mérite une sévère sanction. Une telle personne en dehors du remboursement de ce jeune, doit expier pour se repentir. C'est-à-dire qu’il doit jeûner soixante jours sans interruption ou nourrir soixante indigents selon ses moyens.

(Tirmidi Abwaboussaume Abwaboussaume babou Ma Ja’a fi kaffaratil fitri fi ramdana)

Ce Qui n’Annule Pas le Jeûne

En se basant sur les conditions du jeûne, les juristes de la loi Islamique ont décrit un principe général: «l’ablution est annulée par quelque chose qui sort du corps mais le jeûne est annulé par quelque chose qui pénètre dans le corps». C’est-à-dire que le jeûne sera annulé pour celui qui mange quelque chose intentionnellement mais celui qui le fait par oubli, alors son jeûne restera intact sans un quelconque défaut. A ce sujet, le Saint Prophète(pssl) dit:

«Si quelqu’un mange ou boit quelque chose par oubli, cela n’annulera pas son jeûne. Il doit continuer son jeûne, car c’est Allah qui l’a nourri.»

(Boukhari kitaboussaume baboussaîme iza akala ao shariba nassiyan)

Une personne rompt le jeûne par erreur, c'est-à-dire s’il n’a pas mangé quelque chose par oubli mais il rompt jeûne en croyant que le soleil est déjà couché ; il réalise plus tard que le soleil n’était pas encore couché ; dans un cas pareil, son jeûne restera inachevé et il sera obligatoire de le rembourser, sans imposition d’une quelconque expiation ou d’attribution d’un péché.

Hadhrat Ibn-é-Abbas(ra) dit:

« Le jeûne ne s’annule pas si le jeûneur crache après avoir goûté les épices de la sauce.»

Le jeune ne s’annule pas non plus pour les facteurs suivants:

  • Si quelques gouttes arrivent inconsciemment à pénétrer la gorge en rinçant la bouche.
  • Les cures dans les oreilles ou dans les yeux n’annulent pas le jeûne nonplu.
  • Le vomissement non intentionné.
  • Saignement du nez.
  • Saignement de la dent.
  • Cure-dent
  • Brosser les dents.
  • Sentir le parfum.
  • Avoir le lit mouillé pendant le sommeil du jour.

(Sounan Abou Daoud kitabousséyame babu fissaïme yahtalimou fi shahri Ramadan)

 Utiliser la poudre (Kari) pour orner ou soigner les yeux: il est recommandé qu’un homme ne doive pas se permettre pendant le jour, tandis qu’une femme peut le faire.

(Sounan darmi kita boussaume baboul Kouhli lissaïmi)

Le Messie Promis(as) dit à ce propos:

«Pourquoi chercher à mettre le noir dans les yeux, pendant la journée? On peut le mettre la nuit.»

(Al-Badr 7 juin 1907)

  • Si se laver n’est pas facile pour des raisons diverses, alors l’état de l’impureté après les rapports sexuels n’empêche pas à formuler l’intention du jeûne et jeûner par la suite.
  • Il est permis de rincer la bouche pendant le jeûne.
  • L’alcool peut être utilisé pour soigner les blessures externes.
  • Si pour une raison d’urgence, l’on doit faire le don du sang, cela n’annule pas le jeûne mais si le donateur n’arrive pas à supporter cela, alors il peut rompre son jeûne. Comme dans le cas susmentionné, la vie d’un être humain est à sauver; alors l’on peut bénéficier de la permission divine en reportant le jeûne à plus tard. Le jeûne ne doit aucunement devenir un obstacle pour sauver la vie de quelqu’un.

Les Normes de l’Itikaffe (la Retraite Spirituelle)

Etymologiquement, le mot ‘Itikaffe’ signifie se retirer ou se confiner en un lieu. Dans le terme islamique «alloubthou fil Masjidi ma’assaumi wa niyyatoul itikafi» c'est-à-dire que ‘l’Itikaffe’ signifie se retirer à la mosquée pour l’adoration divine dans l’état du jeûne.

Le concept de ‘l’Itikaffe’ se trouve aussi dans d’autres religions comme la pratique des jeûnes. Par exemple le Saint Coran dit:

Translittération: Wa ahidna ila Ibrahima wa ismaïla ane Tahira’a baitiya litta’îfina wal a’kifina wa rroukkaissojoude.

Traduction: Et Nous avons commandé à Abraham et Ismaël : "Purifiez Ma Maison pour ceux qui en font le tour et pour ceux qui y séjournent pour leurs dévotions et ceux qui s’inclinent et se prosternent en prière."

(2:126)

Le fait de se retirer dans la cave Hira avant de recevoir les responsabilités apostoliques était aussi en quelque sorte ‘l’Itikaffe’, du Saint Prophète(pssl). Un homme peut observer ‘l’Itikaffe’ à tout moment mais l’observation de ‘l’Itikaffe’ pendant la dernière semaine du mois de Ramadan s’origine de la pratique du Saint Prophète(pssl). Hadhrat Aïcha(ra) écrit concernant ‘l’Itikaffe’ du Saint Prophète(pssl):

«Une des pratiques du Saint Prophète(pssl) qu’il n’a pas cessé jusqu’à la fin de sa vie, c’était qu’il observait ‘l’Itikaffe’ dans la dernière dizaine du mois de Ramadan et après sa mort, ses épouses vénérables continuèrent l’observation de ‘l’Itikaffe’».

(Sahih Mouslim Kitabe-oul-Itikaffe babou acharil awakhir)

Le Saint Prophète(pssl) exhortait à l’observation de ‘l’Itikaffe’ dans la dernière dizaine du mois de Ramadan à ceux qui désiraient voir Laïlat-oul-Qadr (la nuit du destin). A une occasion, il dit:

«J’ai été informé que Laïlat-oul-Qadr se trouve dans la dernière dizaine du mois de Ramadan. Celui qui désire observer ‘l’Itikaffe’ qu’il le fasse dans la période indiquée».

C’est pour cela que les compagnons observaient ‘l’Itikaffe’ avec le Saint Prophète(pssl).

L’Itikaffe (la retraite spirituelle) s’observe pour combien de jours ?

‘L’Itikaffe’ n’a pas une durée strictement fixée. Cela dépend de la volonté de celui qui l’observe. Il peut le faire pour autant de jours qu’il le désire. Néanmoins, “l’Itikaffe” pratiqué par le Saint Prophète(pssl) est de dix jours minimum.

Quand Commence ‘l’Itikaffe’?

Le Saint Prophète(pssl) observait toujours ‘l’Itikaffe’ pendant dix jours mais l’année où il quitta ce monde, il l’observa pour vingt jours.

L’on doit commencer ‘l’Itikaffe’ après la prière de Fajar du vingtième jour du mois de Ramadan. Il est clairement rapporté que ‘l’Itikaffe’ du Saint Prophète(pssl) se faisait pendant dix jours et le nombre de dix ne se complète que si on le commence à partir du vingt de Ramadan. ‘L’Itikaffe’ s’achève avec la vision de la lune de la fête.

Le Saint Prophète(pssl) rentrait dans son lieu de “l’Itikaffe”. Hadhrat Aïcha(ra) raconte:

«Chaque fois que le Saint Prophète(pssl) se décidait pour ‘l’Itikaffe’, alors il rentrait dans son lieu de “l’Itikaffe” préparé pour cet objectif, après la prière de Fajar».

Hadhrat Mousleh Ma’oud(ra) dit :

«‘L’Itikaffe’ s’observe dans la matinée du vingtième du mois de Ramadan. Des fois, cela fait dix jours et des fois, le nombre total arrive 11jours ».

Où l’Itikaffe Peut se Faire?

Le lieu idéal ou plus approprié pour “l’Itikaffe” est la grande mosquée, comme stipule le Saint Coran

«Wa antoum Akifouna fil Masajidi

Car ce sont les mosquées qui sont spécifiées pour le rappel d’Allah et le Hadith aussi exhorte spécifiquement les mosquées comme les lieux de ‘l’Itikaffe’.

Hadhrat Aïcha(ra) dit à ce sujet :

«‘L’Itikaffe’ n’est possible que dans la grande mosquée.»

(Abou Daoud Kitabe-oul-Itikaffe’ baboul moutakifou yaoudoul Marida)

 C’est pour cela que tous les érudits sont d’accord que l’on ne peut observer “l’Itikaffe” que dans la mosquée où la prière en congrégation est régulièrement observée. Mais dans les cas impossibles, l’on peut l’observer en dehors de la mosquée.

Hadhrat Mousleh Mo’oud(ra) dit :

«Il est possible d’observer “l’Itikaffe” en dehors de la mosquée mais l’on n’obtiendra pas la même récompense. Lorsqu’une mosquée n’est pas disponible par exemple, un Ahmadi se trouve seul quelque part ou que les membres prient chez quelqu’un, alors on peut observer “l’Itikaffe” chez-soi, dans un lieu réservés pour la prière. Allah connaît notre intention et aussi notre état de contrainte. Alors, Il peut bien sûr nous récompenser en fonction de notre intention.»

Une femme aussi peut observer “l’Itikaffe” dans une mosquée mais si quelque part, la mosquée n’est pas disponible ou si dans une mosquée, l’organisation appropriée pour “l’Itikaffe” des femmes n’est pas possible, alors il sera mieux de fixer un lieu de prière chez-elle et y observer “l’Itikaffe”. Si pendant “l’Itikaffe”, elle se trouve dans l’état d’indisposition, alors elle doit abandonner “l’Itikaffe” et il n’est pas bon qu’une femme reste dans le lieu de prière, dans cet état d’impureté.

L’Itikaffe" exige-t-il le Jeûne?

Généralement, le jeûne est une condition obligatoire pour “l’Itikaffe”. Hadhrat Aïcha(ra) raconte:

‘L’Itikaffeilla bissaoumi, que sans le jeûne ‘l’Itikaffe’ n’est pas valable. Le Saint Coran dit :

Translittération: Thumma Attimmousséyama ilallalaili wala Toubashirouna wa antoum a’akifouna fil Massajidi.

Traduction: Alors, observez le jeûne jusqu’à la tombée de la nuit, et abstenez-vous d’approcher vos femmes pendant que vous restez dans la mosquée pour vos dévotions.

(2 :188)

Cette citation aussi soutient clairement le verdict susmentionné. En dehors de cela, on ne trouve nulle part dans la pratique du Saint Prophète(pssl) ou de ses compagnons, l’observation de “l’Itikaffe” sans jeûner. Hadhrat Ibn-é-Abbas(ra), Hadhrat Ibn-é-Oumar, Imame Malik, Imam Abou Hanifa et Imam Ozaïe, tous sont d’avis que sans le jeûne “l’Itikaffe” n’est pas valable.

Les Facteurs qui Permettent un Mo’takiffe (celui qui observe l’Itikaffe) de Sortir de son Lieu d’Itikaffe

Il n’est pas permis à un « Mo’takiffe» de sortir de son lieu de “l’Itikaffe” sauf pour ses besoins naturels.

Il est mentionné dans le hadith:

Le Saint Prophète(pssl) ne sortait jamais de son lieu de “l’Itikaffe”, sauf pour ses besoins naturels. (À noter que la maison du Saint Prophète(pssl) était collée à la mosquée)

L’isolement complet est le degré suprême de “l’Itikaffe”. Hadhrat Aïcha(ra) disait :

«La conformité avec la pratique du Saint Prophète(pssl) demande à un Mo’takif de ne pas sortir de la mosquée sauf pour ses besoins naturels; ni pour visiter un malade ni pour un enterrement ».

(Abou Daoud Kitabe-oul-Séyame baboul mo’takif yaoudoul Marida.)

Que signifie besoin naturel ? Une signification est d’aller à la toilette. Tous les érudits sont d’accord sur ce point, qu’il faut sortir obligatoirement de la mosquée pour ces besoins. De même, si le lieu de “l’Itikaffe” est la mosquée du quartier, il lui sera permis d’aller dans la grande mosquée pour la prière de vendredi ; cela aussi est considéré comme besoin humain. Mais il y a une divergence des idées concernant les points suivants: Darse-oule-Qur’an, la prière collective, pour les repas, aller observer les prières funéraires, visiter des malades et accompagner quelqu’un jusqu’à la porte. La majorité ne permet pas ses activités et l’esprit de ‘l’Itikaffe’ aussi demande de ne pas sortir de la mosquée pour ces raisons secondaires. Il doit être plutôt couvert complètement avec l’isolement. Il doit s’habituer à sacrifier ces désirs et ces tentations.

Certains juristes de la loi islamique disent que les besoins nécessaires ont un sens assez vaste. Un « Mo’takif » peut sortir de la mosquée pour certains besoins. Certaines traditions soutiennent ce point de vue qu’un « Mo’takif » peut sortir de la mosquée pour d’autres raisons; par exemple, une fois Hadhrat Safia(ra) partit voir le Saint Prophète(pssl) dans la mosquée et dura chez lui et lorsqu’elle voulut retourner le Saint Prophète(pssl) l’accompagna jusqu’à sa maison et pourtant, cette maison était assez éloignée.

(Abou Daoud Saboul Motakif yadkhouloul baita lihajatin)

Hadhrat Aïcha(ra) raconte que chaque fois, durant son “Itikaffe”, elle venait chez elle pour ses besoins naturels. Alors s’il se trouvait un malade à la maison sur son passage, elle demandait souvent les nouvelles.

(Ibn-é- Maja Kitabe-oul-Saume babou fil Mo’takifi ya’oudoul marida)

 Probablement, c’est le même esprit qui ressort des écrits du Messie Promisas lors qu’il fait mention de visiter les malades. Une question fut posée au Messie Promisas: «un mo’takif peut-il donner des consignes concernant ses affaires commerciales ?» Le Messie Promis(as) répondit :

«Il peut le faire pour des cas extrêmement graves et exceptionnels et il peut aussi sortir pour visiter les malades et pour ses besoins naturels.»

(Sadr 21 février 1907)

Il y a des choses dont la concrétisation ou non concrétisation dépend de l’homme mais si l’on se décide à les faire, alors il faut les faire avec toutes les conditions prescrites. ‘L’Itikaffe’ fait partie de ces actes, c'est-à-dire que cela dépend de vous si vous voulez l’observer ou non. Il n’est pas possible que l’on formule l’intention de ‘l’Itikaffe’ selon la pratique du Saint Prophètepssl et ensuite, l’on introduise aussi ses propres désirs.

Alors, ‘l’Itikaffe’ pratiqué par le Saint Prophète(pssl) sera ce qui se conformera aux pratiques du Saint Prophète(pssl). Selon les traditions soutenues du Saint Prophète(pssl), il passait la dernière dizaine du mois de Ramadan dans la mosquée, dans l’état de jeûne et il n’en sortait que pour ses besoins naturels.

Quand Doit-On Payer le Zakate-oul-Fitr?

La Zakate-oul Fitr ou la Sadaquat-oul Fitr est payable dès le commencement du Ramadan mais le dernier délai de son payement est le 1er shawwal, avant d’observer la prière de l’Eide. Il est conseillé de distribuer le Sadaquat-oul Fitr assez rapidement, afin qu’on puisse se préparer pour la fête et qu’on puisse y participer convenablement. Il est rapporté concernant Ibn-é-Oumar, qu’il payait le Zakate-oul Fitr un ou deux jours avant la fête.

Quel Est le Taux de Zakate-oul-Fitr ?

Chacun doit payer un ‘Sa’a’ de la datte ou le montant équivalant en monnaie ou en nature comme Zakate-oul Fitr. Le ‘Sa’a’ représente une mesure des arabes qui contient 2 ‘ratles’ ainsi un ‘Sa’a’ équivaut à environ 3,5 Kilogrammes.

Hadhrat Abdullah Bine Oumar(ra) rapporte que le Saint Prophète(pssl) avait fixé un ‘Sa’a’ de dattes comme Zakate-oul Fitr pour chaque musulman libre, esclave, homme, femme, grand ou petit et exhorta à le payer avant d’aller pour la prière de l’Eide. Hadhrat Abdullah Bine Oumar(ra) rapporte encore que chacun payait un ‘Sa’a’ de datte, des raisins secs etc. Selon les céréales utilisées dans un pays, nous pouvons fixer le taux de Zakate-oul Fitr.